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	<title>De laïc enfant à laïc adulte &#8211; Saint Jean-Paul II</title>
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	<description>SJPII - Sanctus Ioannes Paulus II</description>
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	<title>De laïc enfant à laïc adulte &#8211; Saint Jean-Paul II</title>
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		<title>Seul au monde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[SJPII]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 May 2019 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Karol Wojtyla]]></category>
		<category><![CDATA[De laïc enfant à laïc adulte]]></category>
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					<description><![CDATA[Karol et son papa sont très liés et vivent seuls ensemble depuis 8 ans, Edmund et Emilia étant décédés. Karol Senior va de plus en plus mal, la fin s’approche.]]></description>
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									<p>La seule famille proche qui reste à Karol est son papa. Il y est très attaché, lui raconte tous les jours ce qu’il fait, prie avec lui, mange avec lui. Mais son papa va de plus en plus mal. Il plonge dans un genre de dépression et n’arrive pas à remonter la pente. Il se laisse aller et Karol n’arrive pas à le tirer de là, à lui redonner l’envie de vivre. Les conditions de la guerre, avec les privations et les difficultés quotidiennes, n’aident pas Karol Senior, surnommé le « capitaine », à aller mieux.<br /><br />Le 18 février 1941, en rentrant chez lui, Karol trouve son papa mort, dans son lit. Le choc est monumental. Il n’a alors plus de famille proche. Madame Kydrinski, qui l’avait accompagné pour apporter un repas chaud à son papa, prévient Juliusz, son fils et ami de Karol, qui le rejoint. Ils veillent toute la nuit le papa de Karol et prient. La famille Kydrinski, très touchée par ce deuil, recueille Karol chez elle.<br /><br />Des familles qu’il côtoie, ses collègues et ses compagnons de théâtre le soutiennent dans cette nouvelle épreuve. Au milieu de tous ces drames, personnels et historiques, sa vocation au sacerdoce mûrit. « Devant l’extension du mal et devant les atrocités de la guerre, le sens du sacerdoce et de sa mission dans le monde devenait toujours plus clair pour moi. » (LIV MV)<br /><br />En juin 1941, suite à l’insistance de Karol par de multiples lettres, Mieczyslaw Kotlarczyk déménage aussi à Cracovie et y travaille comme conducteur de tramway, puis en tant qu’employé dans un bureau. Ces retrouvailles permettent la fondation du théâtre rhapsodique, aussi appelé théâtre de la parole, la déclamation du texte primant sur les gestes et le décor. « C’était un théâtre très simple. La partie scénique et la décoration étaient réduits au minimum ; l’attention se concentrait essentiellement sur la déclamation du texte poétique. » (LIV MV)<br /><br />Karol donne son appartement à Mieczyslaw et son épouse, puis s’installe avec eux. Ils parlent de théâtre le soir et vont jusqu’à essayer des mises en scène. Karol est son meilleur élément, le plus doué de tous. « Ma passion était de devenir acteur, de jouer sur scène. Souvent j’imaginais les rôles que j’aurais aimé représenter ! » (LIV LV)<br /><br />Ils font aussi des représentations, qui ont lieu dans des logements, clandestinement, vu l’occupation nazie : « Les récitals avaient lieu devant un groupe de quelques connaissances et invités particulièrement intéressés par la littérature, en quelque sorte des « initiés ». Il était indispensable de garder le secret sur ces réunions théâtrales ; sinon, on risquait des sanctions graves de la part des autorités d’occupation, y compris la déportation dans les camps de concentration. (…) toute cette expérience théâtrale m’a profondément marqué (…). » (LIV MV)<br /><br />A cette époque-là, Karol hésite encore à devenir acteur, comme ses amis avec qui il donne les représentations, mais l’idée du sacerdoce se fait de plus en plus pressante. Il n’a encore rien dit à Mieczyslaw, qui le considère comme son meilleur élément et le voit dans une carrière artistique brillante.<br /><br /><br /><em>Références :</em><br /><em>L’enfance de Jean-Paul II, Alain Vircondelet, Editions Artège, 2015</em><br /><em>LIV MV : Ma vocation &#8211; don et mystère, Editions Parole et Silence, 2013 (original en 1996, en italien)</em><br /><em>LIV LV : Levez-vous ! Allons ! Editions Plon/Mame, 2004</em></p>								</div>
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		<title>L&#8217;actualité des récits bibliques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[SJPII]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Apr 2019 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Karol Wojtyla]]></category>
		<category><![CDATA[De laïc enfant à laïc adulte]]></category>
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					<description><![CDATA[Karol écrit beaucoup pendant la guerre. Il connaît la souffrance et s’inspire de la Bible pour décrire ce qu’il ressent et sa vision des événements tragiques.]]></description>
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									<p>Karol réfléchit intensément au sort de la Pologne, dans l’histoire en général et en ces moments difficiles de guerre, réflexions qu’il développe dans le drame « Jérémie », du nom du prophète biblique qui est envoyé par Dieu pour exhorter les pasteurs et le peuple élu à se détourner des idoles et à se convertir au Dieu unique et éternel et vivant. Là, Karol compare le sort de sa chère terre polonaise à celui d’Israël. Il y intègre des personnages historiques importants dans l&rsquo;histoire de sa patrie (souverains, nobles patriotes, hommes d&rsquo;Eglise).<br /><br />Le Père Pierre, inspiré de Piotr Skarga, est un prédicateur fervent de la Cour royale, théologien et écrivain du XVIe siècle, qui a souvent averti que la Pologne serait tombée si elle ne mettait pas de l&rsquo;ordre dans ses affaires, si elle s&rsquo;éloignait de Dieu. Il est ainsi très proche du prophète Jérémie, qui a lutté contre le peuple d&rsquo;Israël, lui aussi s&rsquo;éloignant de Dieu. Piotr Skarga lui-même avait dit dans un de ses discours : « Si j&rsquo;étais Jérémie ». Le drame écrit par Karol se déroule pendant le Carême, la Semaine Sainte et Pâques, montrant l&rsquo;espoir de lendemains meilleurs, l&rsquo;espérance en la Résurrection attendue à la fin des épreuves et des souffrances.<br /><br />Jérémie, qui apparaît dans le drame, déclare :<br />« En réalité, vous, vous êtes menteurs ! &#8211; … qui induisez en erreur<br />la nation par des cris et par le pouvoir,<br />et vous-mêmes vous ne croyez pas dans le pouvoir,<br />vous-mêmes vous n’êtes pas capables de créer le pouvoir,<br />vous, vous croyez seulement dans les subterfuges,<br />vous construisez la maison avec des poutres fragiles,<br />vous faites seulement des tromperies<br />et vous commettez les adultères de Baal. &#8211;<br />Et où est la source ? &#8211; Vous, en effet, vous êtes<br />dignes de Baal, pas de Yahvé.<br />Vous-mêmes vous ne créez pas le pouvoir,<br />parce que vous ne savez même pas où est la source,<br />où est la source toujours jaillissante,<br />au milieu de ce peuple, en Israël.<br />Parce qu’avant il faut se laver les yeux !<br />Parce qu’avant il faut se laver les yeux !<br />Vous devez devenir comme ce cristal,<br />pas dans l’adultère, pas dans les subterfuges,<br />mais dans la Vérité devant Yahvé.<br />Dans la Vérité, il y a la Liberté et la Splendeur<br />dans le mensonge, tu vas vers l’esclavage,<br />ô Jérusalem ! &#8211; Jérusalem !<br />si toi, tu tournais tes pas<br />vers ton Seigneur avec droiture,<br />vers ton Seigneur dans ta promesse<br />Ô épouse &#8211; Jérusalem !<br />Voilà, vous devez être droits,<br />autrement pour sûr Il vous rejettera,<br />comme la lignée d’Ephraïm<br />Tu puises à la source de Baal,<br />alors que ta Vérité est seulement en Dieu ! »<br /><br />Et le Père Pierre clame :<br />« De quelle manière faut-il vous parler de vos calamités<br />quels mots trouver pour vos malheurs ? (…)<br />Savez-vous d’où vient le mauvais gouvernement ? De l’aveuglement,<br />de l’amour pour les péchés, des paroles injurieuses !<br />Savez-vous d’où vient le mauvais gouvernement ? Alors, il se fonde sur les péchés<br />vous qui dites qu’il faut gouverner ainsi<br />on gouverne sur les péchés et tombera à cause des péchés,<br />parce que, même si Dieu tarde, Il réclamera Ses droits.<br />Cœurs de bandits ! Chacun veut pour lui-même,<br />et par contre pour Elle &#8211; pour la Mère, par contre pour Elle, rien<br />Cœurs de bandits ! Quand le navire coule,<br />chacun rassemble et compte ses propres baluchons<br />et sur le navire afflue tant d’eau,<br />qu’il ne résiste pas, et se brise en deux.<br />Imbécile ! Qu’en feras-tu, maintenant, de tes baluchons ?<br />Défendez le navire ! Occupez-vous des causes communes !<br />Quand le navire coule, il faut oublier ses propres affaires<br />c&rsquo;est le navire la chose la plus chère, parce que le navire vous porte<br />tous &#8211; et si les vents soufflent<br />souciez-vous du bien commun &#8211; occupez-vous des causes<br />communes !<br />Et aussi pour votre bien, pour ne pas perdre<br />la barque, la chose la plus chère &#8211; qui peut se mette à ramer !<br />Et que vos cœurs soient pleins de volonté,<br />pleins d’amour &#8211; que personne ne trahisse ! (…)<br />Si j’étais Jérémie, je me mettrais les chaînes aux pieds et les fers, et une chaîne autour du cou, et je crierais contre vous, pécheurs, comme lui, il criait : Ainsi ils vous attacheront et ils vous pousseront comme des brebis vers des pays étrangers &#8211; si j’étais Jérémie (…)<br />Surtout, je vous dis: il faut avoir de l’égard pour Dieu<br />et vivre selon Ses lois &#8211; en moi brûle le feu divin.<br />C’est une doctrine simple : seulement dix lois,<br />qui expliquent aussi l’Amour pour Celle<br />que vous devez appeler Mère-patrie,<br />pour vos frères &#8211; collines et vallées<br />sont pareilles pour tous sur cette terre &#8211; vous êtes, en effet, des frères les uns pour les autres ! (…)<br />Si j’étais Jérémie, je vous montrerais le vêtement pourri et moisi et je le secouerais, de manière à le faire devenir poussière, et je dirais : Ainsi votre gloire croupira et deviendra néant, fumée et poussière &#8211; moi, si j’étais Jérémie. (…)<br />La discorde vous réduira en esclavage<br />votre liberté sera raillée, objet de dérision !<br />parce que sur la discorde il faut mettre l’amour !<br />Ce Règne sacré est votre Mère<br />comment ne pas aimer sa propre mère &#8211; comment ?<br />Celle-ci est votre Mère, qui vous a engendré<br />et nourri avec la beauté des grâces divines. (…)<br />Prenez soin de la Mère, sinon l’ennemi<br />vous abattra tous, vous enlèvera la Mère et la piétinera ! (…)<br />Si moi, j’étais Jérémie, je prendrais un vase en argile et, après vous avoir tous convoqués, je le jetterais contre le mur en votre présence, en disant : Le Seigneur vous détruira comme ce vase dont les morceaux ne peuvent plus se remettre ensemble &#8211; ainsi Il vous détruira &#8211; si moi, j’étais Jérémie. (…)<br />Je récite ma prière dans la terreur,<br />écoutez ma prière :<br />Que grandisse en vous l’amour<br />pour vos compatriotes, vos frères<br />pour cette Mère bien-aimée ;<br />afin que vous oubliiez vos intérêts<br />et que vous la serviez avec vigueur, avec le cœur, avec toute votre âme,<br />avec tout ce qui est en votre pouvoir.<br />Que le Seigneur vous instruise<br />Que Dieu vous guide<br />Par Jésus Christ, notre Seigneur. Amen. » (OEU TL)<br /><br /><br /><em>Références :</em><br /><em>L’enfance de Jean-Paul II, Alain Vircondelet, Editions Artège, 2015</em><br /><em>OEU TL : Tutte le opere letterarie, Karol Wojtyla, Editrice Bompiani, 2001</em></p>								</div>
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		<title>Karol le dramaturge</title>
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		<dc:creator><![CDATA[SJPII]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Apr 2019 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Karol Wojtyla]]></category>
		<category><![CDATA[De laïc enfant à laïc adulte]]></category>
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					<description><![CDATA[Karol a besoin de s’exprimer par l'écriture. Pour lui, c’est devenu comme respirer. C’est un artiste. Maintenant il est dramaturge.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="303" class="elementor elementor-303" data-elementor-post-type="post">
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									<p>Karol s’exprime par l’écriture de poèmes dramatiques : « David » en 1939 (perdu, mais dont il parle dans une lettre de 1939 comme d’un drame à trame biblique, au sujet de la Pologne), puis « Job » et « Jérémie » en 1940. Le 7 août, il écrit une lettre à Mieczyslaw Kotlarczyk, expliquant sa vision de l’écriture artistique : « Toute chose est œuvre de la Grâce, toute chose peut être œuvre de la Grâce ; nous devrions savoir comment coopérer au-delà de toute faiblesse. Comme nous l’enseigne la parabole des talents. Et bien, je crois que nous pouvons répondre à la Grâce avec l’Humilité. Ainsi, dans cette dimension, la lutte pour la Poésie sera une lutte pour l’Humilité. » (OEU TL) <br /><br />Dans « Job », écrit pendant le Carême de 1940, il s’inspire du personnage biblique du même nom, homme juste à qui une avalanche de malheurs arrive et qui essaie de comprendre pourquoi et de faire face sans s’en prendre à Dieu. Ce drame est une réflexion sur la souffrance, en ce début de deuxième guerre mondiale, qui est le « temps de Job, pour la Pologne et le monde » (OEU TL).<br /><br />« Quand le Seigneur appela les Principautés<br />devant la Majesté de Son Trône<br />se mit au milieu d’eux celui qui avait été chassé<br />et il commença à tenter le Seigneur :<br />Donne-moi Job &#8211; Donne-moi Job<br />il T’honore parce qu’il T’est agréable,<br />parce que des milliers de bœufs marchent sous son joug,<br />parce que ses champs reverdissent chaque année,<br />parce que Tu as multiplié sa descendance en lui donnant des fils<br />et des filles très belles que Tu as maintenues en santé,<br />c’est pour cela qu’il T’honore &#8211; Donne-moi Job,<br />pour que je puisse prouver comme se brise l’acier<br />quand je le frapperai avec le marteau, quand je l’accablerai de la maladie,<br />quand je détruirai ses richesses, et lui restera seul<br />seul comme un misérable il sera assis dans sa demeure<br />au milieu les cendres &#8211; Un manteau en tissu écarlate,<br />un sac de pénitence… Donne-moi Job,<br />et Tu verras Toi-même si lui se relèvera.<br />Quand le Seigneur appela les Principautés<br />devant la Majesté de Son Trône<br />Il permit que le juste fût mis à l’épreuve,<br />Il livra cet homme droit au pouvoir du Réprouvé. » (OEU TL)<br /><br />Alors en quelques heures Job perd tout, ses biens, ses enfants, ses amis. Il reste seul, en proie à une souffrance indescriptible : « aujourd’hui mon âme hurle en moi » (OEU TL). Puis, pensant à Dieu, il s’exprime ainsi :<br /><br />« Moi, je suis droit, et alors ? &#8211; oui, je le suis, et alors ?<br />Je me disputerai peut-être avec Lui,<br />quand Lui traite de manière égale l’innocent<br />et le pécheur. Regardez seulement<br />ils marchent heureux, ils se multiplient,<br />dans l’abondance, dans les richesses.<br />Sienne est la Volonté, Siens les biens.<br />Je me disputerai peut-être avec Lui ?<br />Je ne peux pas Le mettre en cause,<br />L’effroi et la terreur me font trembler les os<br />Seulement pitié… seulement miséricorde…<br />si au moins Il dévoilait le mystère<br />du pourquoi Il punit pareillement un mauvais<br />et un bon, Il les jette dans la douleur<br />Seulement pitié… le mystère…<br />Quand sera-t-il démêlé,<br />s&rsquo;il le sera jamais ? (…)<br /><br />Moi, je suis juste, Yahvé. Fais<br />ce pour quoi je T’implore, donne la lumière<br />à l’âme déchirée par le supplice.<br />Moi, je ne souhaite pas la discorde avec Toi<br />Seulement pitié, seulement miséricorde…<br />Moi, je sais que Tu le feras &#8211; je sais qu’elle descendra<br />à mon chevet, vers le grabat<br />d’où je crie dans la misère et l’abjection.<br />J’ai imploré les étrangers &#8211; et ils m’ont maudit,<br />je cherchais les hommes &#8211; et ils se sont éloignés<br />et la douleur brûle toujours plus<br />Si ce ne sont pas les hommes &#8211; que ce soient alors les anges<br />que ce soit un autre juge qui vienne ici. » (OEU TL)<br /><br />Survient alors Eliu, jeune prophète, qui parle d’une vision :<br /><br />« (…) je vois &#8211; moi, je vois… Tu l’as permis<br />Le Juste est traîné par la foule<br />et la plèbe hurle, la racaille presse<br />Voilà, ils sont en train de traîner le Juste<br />en jugement &#8211; Tu l’as permis<br />Tu enverras Celui qui fera l’arbitre<br />Tu enverras Celui qui dans le champ<br />sèmera le grain destiné à germer.<br />Voilà, je vois &#8211; elle Le traîne &#8211; la canaille,<br />Pourquoi L’as-Tu dépouillé de Sa robe claire ?<br />Pourquoi L’as-Tu humilié &#8211; ô Père Eternel ?<br />Voilà, Tu envoies le Messie,<br />voilà, Celui qui sera Juge.<br />Où L’emmènent-ils ? Comme un agneau,<br />comme un agneau au sacrifice<br />et Il est sacrifié par Ta Volonté,<br />Il est sacrifié, Celui qui marche<br />avec des rameaux de palmier et se déplace sur une ânesse<br />voilà qu’ils L’emmènent chez le magistrat,<br />au tribunal… Toi, Tu le permets ?<br />Ne l’as-Tu pas envoyé &#8211; le Messie,<br />Ne l’as-Tu pas envoyé pour qu’Il mette<br />la pierre d’angle &#8211; pour qu’Il révèle<br />Maintenant le poids Lui écrase les épaules<br />je vois &#8211; c’est sur moi que tombe ce poids<br />Je ne le soulèverai, Seigneur &#8211; Epargne-moi, Seigneur.<br />Toi qui ainsi mets à l’épreuve, ainsi écrases &#8211;<br />et pourtant Il est à Toi, c’est Ton Bien-Aimé &#8211;<br />et pourtant Il doit souffrir de cette façon, Seigneur &#8211; pourquoi ?<br />Il marche &#8211; et la route est escarpée,<br />Il marche &#8211; et le poids Lui courbe le dos,<br />là, vers le haut… moi, je marche avec Lui<br />moi, je vois… moi, je porte avec Lui… je n’y arriverai pas.<br />Lui sera le Fils du Très-Haut<br />Son signe est le signe du Messie<br />Son signe est le signe du supplice, du supplice<br />Le Flagellateur marche flagellé,<br />Le Roi marche en écarlate &#8211; sur cette montagne<br />où Tu m’ordonnes de marcher par l’esprit,<br />où Tu m’as saisi et où Tu m’emmènes,<br />et Tu me permets de voir &#8211; ô, Eternel<br />et de le raconter à Ton peuple,<br />à Ton peuple raconter<br />comme Il souffre Ton Fils, Ton Elu<br />Là m’emmènent mes yeux où Il jugera,<br />là ils m’emmènent où Il règlera<br />Tes causes, et celles de Ton peuple<br />et elles seront jugées pour les siècles<br />et unies dans la Loi sainte<br /><br />Lui est le Libérateur &#8211; regarde : Il souffre. (…) <br /><br />Je vois à travers les siècles &#8211; ceci je vous annonce<br />vous qui souffrez, vous Jobs<br />Je projette mon âme prophétique à travers les siècles,<br />de la Douleur s’élève la Loi Nouvelle. (…)<br />Vous qui êtes soumis à l’épreuve,<br />Vous qui êtes affligés par un fardeau<br />que vos épaules ne peuvent supporter,<br />auxquels vos épaules ne peuvent résister,<br />vous dont les bras manquent de force,<br />vous dont les mains tombent d’épuisement<br />Regardez &#8211; le temps d’épreuve<br />Regardez &#8211; le temps de Job<br />vous, bafoués,<br />condamnés aux travaux forcés &#8211; vous<br />Jobs &#8211; Jobs.<br />Regardez &#8211; il est fermé le cercle du sacrifice<br />où retentit la Parole du Seigneur,<br />où les événements du Testament<br />prirent un corps vivant<br />où il y eut la parabole, l’histoire,<br />et &#8211; comme dans la douleur de nos jours<br />se préparait un lendemain meilleur.<br />Emportez ces paroles avec vous dans la bourrasque,<br />emportez ces paroles contre la tempête<br />emportez-les quand descendent sur vous les ténèbres<br />emportez-les comme un éclair silencieux,<br />qui apparaît au-dessus de Job (…)<br />et Il envoya Son Fils<br />et le Fils de Dieu posa les fondements<br />de Sa Loi Nouvelle<br />faite de sacrifice, de douleur, de tourment,<br />Voici la douleur qui forme les bases<br />voici la douleur qui transforme<br />et qui imprime la Loi Nouvelle dans les cœurs,<br />comme en un nouveau jour de la création<br />Ainsi passent les vagues divines,<br />et l’une renverse &#8211; l’autre exalte<br />Regardez la vague &#8211; Regardez la vague<br />Aujourd’hui, frère, élève ton cœur. (…)<br />Souvenez-vous.<br />Et quand vous rencontrerez quelqu’un<br />qui se morfond<br />a le cœur désespéré, brisé<br />et le visage craintif,<br />Racontez-lui<br />comment :<br />le Seigneur a redonné à Job sa prospérité<br />et Il lui a donné tout bien,<br />le double de tout ce qu’il avait avant. » (OEU TL)<br /><br /><br /><em>Références :</em><br /><em>OEU TL : Tutte le opere letterarie, Karol Wojtyla, Editrice Bompiani, 2001</em></p>								</div>
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		<title>Heureusement il y a la Divine Miséricorde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[SJPII]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Apr 2019 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Karol Wojtyla]]></category>
		<category><![CDATA[De laïc enfant à laïc adulte]]></category>
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					<description><![CDATA[La guerre fait des ravages, mais la foi de Karol ne vacille pas. Il visite souvent la tombe de Soeur Faustine, apôtre de la Divine Miséricorde.]]></description>
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									<p>En pleine guerre mondiale et dans son pays martyrisé, Karol va travailler à l’usine. Près de ce lieu se trouve la tombe d&rsquo;une Sainte, Faustine Kowalska, où il va souvent se recueillir.<br /><br />« Quand, au cours de la guerre, je travaillais comme ouvrier dans l’usine Solvay, qui se trouvait près de Lagiewniki, je me souviens d’avoir été de nombreuses fois sur la tombe de sœur Faustine, qui n’était pas encore bienheureuse. Tout en elle était extraordinaire, parce qu’imprévisible chez une fille aussi simple qu’elle. (…) Ce fut elle qui, quelques années avant la guerre, eut la grande vision de Jésus miséricordieux, qui lui demanda de se faire apôtre de la dévotion à la Divine Miséricorde, destinée à avoir une grande diffusion dans l’Eglise. Sœur Faustine mourut en 1938. » (LIV LV)<br /><br />Dans les messages qu’elle avait reçus de Jésus, elle avait prédit le massacre que la guerre produirait en Pologne. Elle expliquait aussi que Jésus nous demande d’invoquer Sa Divine Miséricorde et surtout de Lui faire confiance, et de L’aimer.<br /><br />Karol a bien compris le message et l’applique avec conviction : « « Jésus, j&rsquo;ai confiance en toi ! » : telle est la prière simple que nous a enseignée soeur Faustyna et qu&rsquo;à chaque instant de la vie, nous pouvons avoir sur les lèvres. Combien de fois moi aussi, en tant qu&rsquo;ouvrier et étudiant, puis en tant que prêtre et évêque, à des périodes difficiles de l&rsquo;histoire de la Pologne, ai-je répété cette simple invocation, en constatant son efficacité et sa force. » (Audience générale, 21.08.2002)<br /><br /><br /><em>Références :</em><br /><em>L’enfance de Jean-Paul II, Alain Vircondelet, Editions Artège, 2015</em><br /><em>Petit Journal de Sœur Faustine &#8211; La Miséricorde de Dieu dans mon âme, Sœur Faustine, Editions Hovine, 2010</em><br /><em>LIV LV : Levez-vous ! Allons ! Jean-Paul II, Editions Plon/Mame, 2004</em><br /><a href="https://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr.html" rel="nofollow noopener" target="_blank"><em>https://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr.html</em></a></p>								</div>
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		<title>Karol l&#8217;ouvrier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[SJPII]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Apr 2019 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Karol Wojtyla]]></category>
		<category><![CDATA[De laïc enfant à laïc adulte]]></category>
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					<description><![CDATA[Pendant la guerre, pour ne pas être déporté aux travaux forcés, Karol doit travailler. Il devient ouvrier, mais le travail physique ne lui fait pas peur.]]></description>
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									<p>La guerre fait rage, les déportations des intellectuels, des religieux et des juifs sont le quotidien effroyable des polonais et le rationnement de nourriture fait que beaucoup souffrent de la faim, alors que les nazis vivent dans l’opulence. Karol aussi souffre de la faim. Il fait la file pendant des heures à la boulangerie pour avoir un peu de pain, mais régulièrement en vain. C’est le même scénario pour tous les magasins d’alimentation. Son papa est trop faible pour l’aider dans ces démarches. Karol se lève souvent à 4 heures du matin pour essayer d’arriver à obtenir de la nourriture avec ses tickets de rationnement. Souvent, leurs repas sont faits de pommes de terre ou de galettes de gruau.<br /><br />Comme Karol fait partie des intellectuels, en tant qu’étudiant en philologie polonaise en plus, il est particulièrement à risque d’être déporté aux travaux forcés en Allemagne, tous les hommes valides sans emploi étant ainsi traités. Il doit donc justifier d’une occupation en Pologne. Avec l’aide de Madame Szkocki, il trouve une place d’ouvrier dans une carrière de pierre. Il aurait pu avoir un poste dans un bureau, mais il préfère un travail physique pour ne pas occasionner de soupçons. Son ami poète Juliusz a trouvé le même travail, aussi par Madame Szkocki, ce qui leur permet de parler de littérature et de leur patrie.<br /><br />« Pour éviter la déportation aux travaux forcés en Allemagne, à l’automne 1940 je commençai à travailler comme ouvrier dans une carrière de pierre rattachée à l’usine chimique Solvay. Elle se trouvait à Zakrzowek, à une demi-heure environ de ma maison de Debniki, et j’y allais tous les jours à pied. » (LIV MV)<br /><br />Son travail consiste à extraire la roche à la dynamite ou au marteau, puis à la transporter sur des chariots. C’est un travail très dur, qui le fatigue beaucoup et lui occasionne de multiples douleurs, mais il parvient à tenir le coup. Il découvre le monde ouvrier. Il admire ses collègues, pour la plupart pères de famille, qui sont courageux et dignes, malgré les circonstances de la guerre et la dureté de leur travail. Il est régulièrement témoin d’accidents de chantier. Un jour, un ouvrier qu’il connaît est tué sur le coup par un éclat de roche qui le frappe à la tempe. Karol voit son fils et son épouse venir le pleurer, après avoir été alertés par les collègues sur place. Cet épisode le marque profondément. D’une certaine manière en signe de solidarité avec toutes les personnes qui souffrent, Karol travaille avec détermination et fierté. Il rentre chez lui fatigué et pétri de douleurs, mais ne se lamente pas.<br /><br />Il prie pendant son travail. « « A Toi, louange et gloire, notre Eternel Seigneur », murmure-t-il tandis qu’il casse à coup de pic d’énormes pierres. » (LIV LE)<br /><br />En automne 1941, il est transféré de la carrière à l’usine Solvay, où il devient aide-artificier. Son travail consiste en transporter des seaux de chaux et à surveiller les machines. Karol apporte aussi le produit à analyser au laboratoire de l’usine. Ce travail est plus loin de chez lui, à une heure de marche, mais a l’avantage d’être moins fatigant et les tournus de nuit lui laissent du temps pour lire et prier. Il ne cache pas ses activités à ses collègues, qui peuvent voir qu’il lit des livres religieux, prie à genoux, bénit son repas, prie le chapelet. Depuis qu’il commence à sentir clairement sa vocation au sacerdoce, il est moins discret qu’avant sur sa piété.<br /><br /><br /><em>Références :</em><br /><em>Pope John Paul II, The biography, Tad Szulc, Scribner, 1995</em><br /><em>Jean-Paul II &#8211; La biographie, Andrea Riccardi, Parole et Silence, 2014 </em><br /><em>LIV MV : Ma vocation &#8211; don et mystère, Editions Parole et Silence, 2013 (original en 1996, en italien)</em><br /><em>LIV LE : L’enfance de Jean-Paul II, Alain Vircondelet, Editions Artège, 2015</em></p>								</div>
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		<title>La dévotion à Marie &#8211; un soutien pour la vie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[SJPII]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Apr 2019 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Karol Wojtyla]]></category>
		<category><![CDATA[De laïc enfant à laïc adulte]]></category>
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					<description><![CDATA[Dès son enfance, Karol connaît un très fort attachement à la Vierge Marie. Petit à petit, il craint que cette dévotion amoindrisse celle due à Jésus.]]></description>
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									<p>Karol aime énormément la Vierge Marie depuis son enfance. Ce lien d’amour s’est intensifié lors de la mort de sa maman. Maintenant qu’il est adulte, il craint que d’être très proche de Marie et de beaucoup la prier ne l’éloigne de la dévotion la plus importante, celle à Jésus.<br /><br />Heureusement, Jan Tyranowski lui fait connaître le « Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge » de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Ce livre lui est d’un grand réconfort.<br /><br />« Me trouvant à Cracovie dans le quartier Debniki, j’entrai dans le groupe du « Rosaire vivant » à la paroisse salésienne. On y vénérait particulièrement Marie Auxiliatrice. A Debniki (…) grâce à l’influence (…) de Jan Tyranowski, ma manière de comprendre le culte de la Mère de Dieu évolua. J’étais déjà convaincu que Marie nous conduit au Christ, mais alors je commençai à comprendre aussi que le Christ nous conduit à sa Mère. Il y eut une période où je remis en cause dans une certaine mesure mon culte pour Marie, considérant que, développé excessivement, il finirait par compromettre la suprématie du culte dû au Christ. C’est alors que le livre de Saint Louis-Marie Grignon de Montfort intitulé « Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge » fut pour moi une aide précieuse. J’y trouvai la réponse à mes doutes. Oui, Marie nous rapproche du Christ, nous conduit à Lui, à condition que l’on vive son mystère dans le Christ. (…) Ainsi, grâce à Saint Louis-Marie, je commençais à découvrir tous les trésors de la dévotion mariale (…). » (LIV MV)<br /><br />Karol apporte même son livre à son travail, à l’usine. « La lecture de ce livre a marqué dans ma vie un tournant décisif. Je dis tournant, bien qu’il s’agisse d’un long cheminement intérieur qui a coïncidé avec ma préparation clandestine au sacerdoce. C’est alors qu’est tombé entre mes mains ce traité singulier, un de ces livres qu’il ne suffit pas d’ »avoir lu ». Je me rappelle l’avoir porté longtemps sur moi, même à l’usine de soude, si bien que sa belle couverture était tachée de chaux. (…) Il s’est ensuivi que la dévotion de mon enfance et même de mon adolescence envers la mère du Christ a fait place à une nouvelle attitude, une dévotion venue du plus profond de ma foi, comme du cœur même de la réalité trinitaire et christologique. » (LIV NA)<br /><br />« J&rsquo;ai appris la confiance dans la Sainte Vierge (…) surtout au cours des terribles années de la guerre et de la clandestinité. » (Discours, 01.03.2003) « Tous les jours, j’aurais pu être arrêté chez moi, dans la carrière de pierre ou à l’usine pour être emmené dans un camp de concentration. Je me demandais parfois : il y a tant de mes camarades qui meurent, pourquoi pas moi ? » (LIV MV) « Il m’a été donné de faire l’expérience personnelle des « idéologies du mal ». C’est quelque chose qui ne peut s’effacer de ma mémoire. » (LIV ME)<br /><br />« Dans sa forme traditionnelle, la vénération de la Mère de Dieu me venait de ma famille et de la paroisse de Wadowice. Dans l’église paroissiale, je me souviens d’une chapelle latérale, dédiée à Notre-Dame du Perpétuel Secours, où venaient les élèves du lycée le matin avant le début des cours. A la fin des classes, dans l’après-midi, beaucoup d’élèves y venaient aussi pour prier la Vierge. En outre, à Wadowice, il y avait un couvent de Carmes sur la colline, dont la fondation remontait à l’époque de Saint Raphaël Kalinowski. Les habitants de Wadowice étaient nombreux à le fréquenter, et cela avait rendu populaire la dévotion au scapulaire de Notre-Dame-du-Mont-Carmel. Je le reçus aussi, à l’âge de dix ans me semble-t-il, et je le porte toujours. On allait aussi chez les Carmes pour se confesser. C’est ainsi que se forma en moi, dans l’église paroissiale comme dans celle du Carmel, la dévotion mariale pendant mes années d’enfance et d’adolescence jusqu’aux examens de fin d’études secondaires. » (LIV MV)<br /><br /><br /><em>Références :</em><br /><em>L’enfance de Jean-Paul II, Alain Vircondelet, Editions Artège, 2015</em><br /><em>Pope John Paul II, The biography, Tad Szulc, Scribner, 1995</em><br /><em>LIV MV : Ma vocation &#8211; don et mystère, Editions Parole et Silence, 2013 (original en italien en 1996)</em><br /><em>LIV NA : « N’ayez pas peur ! » André Frossard dialogue avec Jean-Paul II, Editions Robert Laffont, 2005 (original en 1983, en italien)</em><br /><em>LIV ME : Mémoire et identité, Jean-Paul II, Editions Flammarion, Paris, 2005</em><br /><a href="https://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr.html" rel="nofollow noopener" target="_blank"><em>https://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr.html</em></a></p>								</div>
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		<title>Jan Tyranowski &#8211; une rencontre fondamentale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[SJPII]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Apr 2019 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Karol Wojtyla]]></category>
		<category><![CDATA[De laïc enfant à laïc adulte]]></category>
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					<description><![CDATA[Malgré toutes ses activités, Karol reste très pieux. Une rencontre fondamentale va bouleverser sa vie, celle avec un couturier, Jan Tyranowski.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="299" class="elementor elementor-299" data-elementor-post-type="post">
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									<p>Karol est très occupé par ses différentes activités. Malgré tout, il prend le temps de prier et fréquente l’église Saint Stanislas Kostka, animée par des salésiens de Don Bosco. La plupart des membres de leur communauté religieuse ayant été déportés, des laïcs sont appelés à animer la paroisse, clandestinement. L’un d’eux a été désigné comme formateur pour les jeunes : Jan Tyranowski.<br /><br />Né en 1901 à Cracovie, il exerce le métier de tailleur, à Debniki, près de chez Karol. Il vit très pauvrement et très simplement, dans un genre de confinement. Il ne sort que pour faire des achats de première nécessité et pour se rendre à l’église, où il participait quotidiennement à la Messe avant la guerre. Il continue à aller adorer Jésus au tabernacle, les nazis n’ayant pas fermé l’église, mais interdit toutes les célébrations religieuses. Il passe aussi plusieurs heures par jour en contemplation. C’est un vrai mystique. Cette vie, qu’il a choisie, lui convient parfaitement, car il est très inspiré par la spiritualité des carmélitains, sans toutefois se sentir appelé à devenir religieux.<br /><br />Pour s’occuper des jeunes, Jan anime un réseau clandestin, le groupe du « Rosaire vivant ». Il donne à chaque membre un mystère du Rosaire à méditer et à vivre. Il demande aussi à chacun de réciter le chapelet dans la rue, pour entourer Cracovie d’une prière constante et ainsi lutter contre le mal. Ayant remarqué Karol lors d’une séance de lecture de la Bible, il l’invite à rejoindre son groupe. Karol est tout de suite conquis par cette manière de lutter contre l’occupant. Il entre dans ce groupe et vit cette activité de résistance pieuse comme une lutte contre les persécutions, dans un genre de catacombes, à l’image des premiers chrétiens persécutés à Rome, comme raconté dans l’œuvre Quo vadis ? d’un auteur polonais, Henryk Sienkiewicz, prix Nobel de littérature en 1905, qui avait marqué sa jeunesse. Jan demande à Karol de recruter et d’initier d’autres membres à leurs activités, ce qu’il fait avec entrain. Tout ce petit monde lutte, un chapelet dans la poche.<br /><br />Jan fait connaître à Karol les œuvres de grands Saints carmélitains, comme Saint Jean de la Croix. Les élans poétiques pleins d’amour pour Dieu de ce Saint ravissent Karol. En lui, il trouve l’union de sa passion pour la poésie et de sa grande piété. Il apprend même l’espagnol en autodidacte pour pouvoir lire tous les écrits de ce Saint.<br /><br />Comme Jan, Karol est convaincu que la prière est le principal moyen de rendre le monde meilleur et permet de s’échapper du monde et d’avoir un espace de liberté, en se recueillant à la façon des mystiques carmélitains comme Saint Jean de la Croix et Sainte Thérèse d’Avila. Il va chez Jan aussi pendant ses jours de congé, pour discuter de la vie spirituelle.<br /><br />Jan lui fait aussi découvrir le « Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge », de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, ce qui sera une grâce immense pour Karol, le rassurant que sa dévotion à Marie n’éloigne pas mais rapproche de Jésus.<br /><br /><br /><em>Références :</em><br /><em>L’enfance de Jean-Paul II, Alain Vircondelet, Editions Artège, 2015</em><br /><em>Pope John Paul II, The biography, Tad Szulc, Scribner, 1995</em></p>								</div>
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		<title>Karol dans la résistance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[SJPII]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Apr 2019 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Karol Wojtyla]]></category>
		<category><![CDATA[De laïc enfant à laïc adulte]]></category>
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					<description><![CDATA[Karol est un pacifique. Il déteste la violence et le manque de respect de la dignité humaine. Il résiste à l’occupant nazi par la culture et la prière.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="298" class="elementor elementor-298" data-elementor-post-type="post">
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									<p>Sous l’occupation nazie, la liberté des polonais est brimée et tout ce qui a un lien avec la culture polonaise et la religion est persécuté et supprimé. Les intellectuels, les étudiants, les prêtres et les religieux sont particulièrement recherchés et maltraités, souvent emprisonnés ou déportés.<br /><br />Les professeurs avaient commencé en avance l’année universitaire, vu la menace du régime nazi déjà avant l’invasion de la Pologne, mais elle doit être interrompue en raison des persécutions des enseignants, dont beaucoup seront arrêtés et déportés où ils mourront presque tous. Les universités sont donc fermées. Le matériel, les livres et les bibliothèques sont massacrés par l’envahisseur.<br /><br />Madame Szkocki et quelques professeurs de littérature donnent des cours clandestins aux étudiants universitaires, cours auxquels Karol participe assidument, au risque de se faire arrêter et même tuer. Pour lui, c’est une manière de résister à l’oppression de son peuple. Madame Szkocki continue à organiser des rencontres artistiques et culturelles chez elle, comme avant la guerre. L’ambiance est moins détendue, mais Karol monte quand même quelques scènes de théâtre et récite des vers de poètes polonais.<br /><br />Il continue aussi à jouer du théâtre, en petit groupe, et donne des représentations clandestines chez des privés. C’est un théâtre rhapsodique, comme lui a enseigné Mieczyslaw Kotlarczyk, avec très peu de décor, mais où les mots et leur déclamation sont essentiels.<br /><br />Karol s’engage aussi dans l’organisation clandestine UNIA, qui est une union de résistance culturelle et spirituelle catholique. Elle avait été fondée par un poète et dramaturge, Jerzy Braun, représentant connu du messianisme littéraire polonais. Elle est inspirée de la pensée chrétienne. Monseigneur Sapieha, primat de Pologne, la soutient activement. Ses membres pratiquent les principes de la morale chrétienne dans leur vie quotidienne, dont leur vie publique. Certains s’engagent aussi dans le combat contre le nazisme et surtout pour la protection des Juifs, en les cachant et en leur fournissant des passeports. Karol ne participe que très peu à ce type d’activité, mais est très actif dans la résistance culturelle et spirituelle.<br /><br />Sa forme de résistance est pacifique mais très forte. Il a toujours un chapelet dans sa poche, qu’il peut tenir dans sa main comme soutien, quand il a peur en marchant dans la rue ou quand il y voit des drames de personnes maltraitées ou tuées, le plus souvent des Juifs.<br /><br />Il entre aussi dans le groupe du « Rosaire vivant », luttant par la prière du chapelet, contre le mal, l’oppression et la guerre.<br /><br /><br /><em>Références :</em><br /><em>L’enfance de Jean-Paul II, Alain Vircondelet, Editions Artège, 2015</em><br /><em>Pope John Paul II, The biography, Tad Szulc, Scribner, 1995</em></p>								</div>
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		<title>Date dramatique: tout s&#8217;écroule</title>
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		<dc:creator><![CDATA[SJPII]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Apr 2019 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Karol Wojtyla]]></category>
		<category><![CDATA[De laïc enfant à laïc adulte]]></category>
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					<description><![CDATA[La vie de Karol semble devenir plus sereine, mais, le 1er septembre 1939, tout s’écroule : la Pologne est envahie par les nazis.]]></description>
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									<p>Après les deuils qui ont marqué son enfance et bouleversé sa vie, le début des études donne un nouvel élan à Karol. Il écrit des poèmes, joue du théâtre et pratique librement sa foi. Sa vie semble devenir plus sereine.<br /><br />Mais, quelques mois plus tard, le 1er septembre 1939, brusquement, tout s’écroule. La Pologne est envahie par les nazis. Cracovie est bombardée. Les flammes du centre-ville sont visibles depuis la colline du Wawel. Des sirènes retentissent dans la ville. C’est le début de la deuxième guerre mondiale. « La journée du 1er septembre 1939 ne s’effacera jamais de ma mémoire : c’était le premier vendredi du mois. J’étais allé au Wawel pour me confesser. La cathédrale était vide. Ce fut sans doute la dernière fois que je pus entrer librement dans l’église. Elle fut ensuite fermée et le château royal du Wawel devint le siège du gouverneur général Hans Frank. Le Père Figlewicz était le seul prêtre qui pouvait célébrer la Messe, deux fois par semaine, dans la cathédrale fermée et sous la surveillance de policiers allemands. En cette période difficile, la cathédrale, les tombeaux royaux et l’autel de Saint Stanislas, évêque et martyr, prirent pour lui une signification encore plus forte. » (LIV MV)<br /><br />En effet, le gouverneur nazi Hans Frank s’établit dans le château du Wawel et fait remplacer les insignes de la Pologne par le drapeau de la croix gammée. Ce haut lieu de la foi et de la culture polonaise est réquisitionné. Les consignes du gouverneur à ses subordonnés étaient :<br /><br />« Le Polonais n’a strictement aucun droit. Sa seule obligation est d’obéir aux ordres. On doit constamment lui rappeler que son devoir est de se soumettre.<br />L’un des principaux objectifs de notre plan est d’en finir au plus vite avec tous les hommes politiques, prêtres et leaders semeurs de troubles qui tombent entre nos mains. Je reconnais ouvertement que plusieurs milliers de Polonais soi-disant importants devront payer de leur vie, mais vous ne devez pas laisser des sympathies individuelles vous détourner de votre mission qui est de faire en sorte que le National-Socialisme triomphe et que la nation polonaise ne soit plus jamais en mesure d’offrir la moindre résistance.<br />Tous les vestiges de la culture polonaise doivent être éliminés. Les Polonais aux traits nordiques seront conduits en Allemagne pour être employés dans nos usines. Les enfants de même apparence seront enlevés à leurs parents et élevés par des ouvriers allemands. Le reste ? Ils travailleront. Ils mangeront peu. Et à la fin, ils périront. La Pologne n’existera plus jamais. » (LIV JP)<br /><br />Les universités ferment, les professeurs sont arrêtés et emprisonnés dans les camps de concentration, les déportations de ses amis juifs commencent, ainsi que la persécution des catholiques et du clergé. Auschwitz (Oswiecim en polonais) n’est pas loin, à une soixantaine de kilomètres de Cracovie. Les déportations ont lieu là, mais aussi dans les autres camps.<br /><br />Les églises sont fermées au culte, de peur qu’elles ne deviennent des foyers de résistance. Tout ce qui a trait au catholicisme est considéré comme une menace dangereuse par le régime nazi et est supprimé. Même les cloches des églises doivent se taire.<br /><br />La culture polonaise, comme les représentations de théâtre d’auteurs polonais, est interdite par les nazis, vu qu’ils veulent briser les racines culturelles de l’identité de la Pologne, dont celles chrétiennes, et la rayer de la carte. La haine règne dans le pays. Les polonais sont traités avec mépris et dureté.<br /><br />Karol « perçoit bien, comme beaucoup de Polonais, l’humiliation que représente l’occupation de la citadelle sacrée et royale par le chef nazi Hans Frank. » (LIV LB)<br /><br />En effet, le Wawel est un haut lieu de la spiritualité et de la culture polonaise. Il est même considéré par beaucoup de poètes du XIXe siècle comme leur « Jérusalem, forteresse de l&rsquo;esprit ». Là sont enterrés des saints (Saint Stanislas de Szczepanow &#8211; martyre et patron de la Pologne et Hedwige Ière &#8211; sainte reine polonaise), la plupart des rois de Pologne, dont les Jagellon, des héros nationaux et de grands poètes polonais. Les rois étaient d’ailleurs couronnés au Wawel.<br /><br />Karol va servir la Messe les jours où la célébration y est autorisée et il vit la liturgie encore plus intensément qu’auparavant. L’amitié entre le Père Figlewicz et Karol se renforce, dans ces circonstances rappelant la vie chrétienne dans les catacombes. Ce type de bataille pour la foi, pour l’Eglise, pour Dieu, convient très bien à Karol, qui est d’un naturel combatif et convaincu.<br /><br /><br /><em>Références :</em><br /><em>L’enfance de Jean-Paul II, Alain Vircondelet, Editions Artège, 2015</em><br /><em>LIV MV : Ma vocation &#8211; don et mystère, Editions Parole et Silence, 2013 (original en 1996, en italien)</em><br /><em>LIV JP : Jean Paul II &#8211; Témoin d’espérance, George Weigel, Editions Jean-Claude Lattès, 2005</em><br /><em>LIV LB : Jean-Paul II &#8211; La biographie, Andrea Riccardi, Parole et Silence, 2014 <br /></em></p>								</div>
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		<title>Karol le poète</title>
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		<dc:creator><![CDATA[SJPII]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Apr 2019 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Karol Wojtyla]]></category>
		<category><![CDATA[De laïc enfant à laïc adulte]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis son plus jeune âge, Karol aime la poésie et récite des vers par cœur. Ayant grandi, il écrit lui-même des poèmes, dont un dédié à sa maman décédée.]]></description>
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									<p>Karol a été initié à la poésie dès sa plus tendre enfance, par son papa qui lui lisait les œuvres des grands poètes polonais. En grandissant, il les lisait tout seul avec avidité. Il a toujours aimé les apprendre par cœur et les réciter. Maintenant adulte, il écrit des poèmes et en lit à des soirées avec d’autres étudiants et amis, comme son recueil de « Ballades des Beskides », dans le style des ballades populaires de montagne de l’époque, avec quelques réflexions religieuses.<br /><br />Il écrit aussi un poème, dédié à sa maman, dévoilant combien il souffre encore de leur séparation si précoce :<br /><br />« Sur la pierre blanche de Ta tombe<br />Fleurissent les fleurs blanches de la vie.<br />Tant d’années déjà sans Toi,<br />Et quelles années ?<br /><br />Sur la pierre blanche de Ta tombe<br />Refermée depuis tant d’années,<br />A surgi comme une ombre,<br />Celle de la mort incompréhensible.<br /><br />Sur la pierre blanche de Ta tombe<br />Ô ma Mère, Amour disparu,<br />En signe de tendresse filiale,<br />Cette simple prière : Repose éternellement en paix. » (OEU PT)<br /><br />Ce poème sera utilisé comme dédicace de sa première œuvre connue, aussi écrite dans les premiers mois de 1939, le « Psautier de la Renaissance, Livre slave », célébrant « la pérennité entre la Pologne d’antan et la Pologne chrétienne, et se manifestant dans la vie, dans la littérature et dans la foi. » (LIV DL)<br /><br />David en est un des personnages centraux. En fait partie le poème « Magnificat », hymne chantant la gloire de Dieu, les merveilles de la Création, le don de la poésie, la joie d’être slave.<br /><br />« Exalte, mon âme, la gloire du Seigneur,<br />Père d’immense Poésie &#8211; si bon.<br /><br />(…) Me voici, je remplis jusqu’au bord le calice avec le jus de la vigne,<br />Dans Ton banquet céleste &#8211; moi, Ton serviteur priant &#8211;<br />Reconnaissant car mystérieusement Tu rendis ma jeunesse angélique,<br />Parce que d’un tronc de tilleul tu sculptas une forme robuste.<br /><br />(…) me voici, je suis une jeune crête rocheuse des monts Tatras.<br /><br />(…) Seigneur, sème généreusement Ta terre,<br />Qu’elle devienne un champ de seigle, une forêt de sapins,<br />Ma jeunesse poussée par la nostalgie, par la vie. » (OEU TL)<br /><br />La vie de Karol est plus légère. Il vit volontiers dans l’animation de Cracovie, avec ses échoppes et petits commerces ambulants, ses brasseries, ses terrasses et ses théâtres. Il côtoie avec joie ses camarades étudiants. Il est particulièrement pauvre par rapport aux autres, habillé très simplement et de manière trop modeste pour la ville, mais ceci ne gêne personne, du moment qu’il est très sociable, drôle et a des conversations intéressantes. Il visite les lieux culturels de Cracovie et va aux concerts dans les palais baroques. Sa fibre artistique ne fait que se développer.<br /><br />Il se lie d’amitié avec un jeune poète, Juliusz Kydrinsky, avec qui il discute pendant des heures de l’âme slave et de la poésie polonaise. Ce jeune poète, issu d’une famille aisée, le recommande à des amis de ses parents, les Szkocki, qui organisent des rencontres avec des poètes, des musiciens, des interprètes lyriques, des comédiens. Karol se plaît beaucoup au milieu de ces gens et surnomme affectueusement Madame Szkocki « grand-maman ». Parfois, c’est lui qui récite un poème d’un grand auteur polonais, et ceci plaît énormément aux personnes présentes.<br /><br />Il participe à la rédaction de Nasz Wyraz, le mensuel littéraire et artistique de l’université Jagellon. Il travaille également, comme apprenti cuisinier sur un chantier, car la retraite de son papa ne suffit pas à subvenir à leurs besoins.<br /><br />Il ne cache pas sa piété et ses visites aux églises. Il va tous les vendredis au Wawel, où il rencontre son confesseur et directeur spirituel, le Père Figlewicz. Là il peut se confesser, participer à la Messe et discuter de la vie quotidienne et de la vie spirituelle. Une des principales leçons que lui enseigne ce prêtre est justement de pratiquer la vie spirituelle dans toutes les circonstances de la vie, de tout vivre avec Dieu.<br /><br /><br /><em>Références :</em><br /><em>L’enfance de Jean-Paul II, Alain Vircondelet, Editions Artège, 2015</em><br /><em>Pope John Paul II, The biography, Tad Szulc, Scribner, 1995</em><br /><em>OEU PT : Poèmes, théâtre, écrits sur le théâtre, Karol Wojtyla, Editions Cana/Cerf, 1998</em><br /><em>LIV DL : Dans le secret du Vatican. Le récit d’une amitié qui a radicalement changé les relations entre catholiques et juifs, Darcy O’Brien, Editions Fides 1999</em><br /><em>OEU TL : Tutte le opere letterarie, Karol Wojtyla, Editrice Bompiani, 2001</em></p>								</div>
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