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	<title>De séminariste à prêtre &#8211; Saint Jean-Paul II</title>
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	<title>De séminariste à prêtre &#8211; Saint Jean-Paul II</title>
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		<title>Don Karol et les vacances</title>
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		<dc:creator><![CDATA[SJPII]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Jun 2019 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Karol Wojtyla]]></category>
		<category><![CDATA[De séminariste à prêtre]]></category>
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					<description><![CDATA[Père Wojtyla est fidèle en amitié et passe ses vacances avec ses amis, comme depuis 5 ans déjà. Des vacances en plein air et actives.]]></description>
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									<p>En juillet 1958, Don Karol part en vacances, avec des passionnés de canoë, comme depuis 1953, avec son groupe d’amis qu’il s’est fait lorsqu’il était vicaire à la paroisse Saint-Florian. Les vacances sont passées en partie aux lacs de Mazurie et sur le fleuve Lyna, et le reste du temps en montagne, en général dans les Bieszczady, piémont des Carpates.<br /><br />Pendant l’excursion, il doit quitter le groupe car il est convoqué par Monseigneur Wyszynski, à Varsovie. Il fait une partie du trajet sur le canoë, puis quitte ses jeunes et, pour se rendre à la gare, voyage sur un camion chargé de sacs de farine. Il prend ensuite un train de nuit pour se rendre à Varsovie. Là, le prélat lui annonce que le Pape Pie XII l’a nommé évêque auxiliaire de Cracovie. Don Karol lui dit qu’il est trop jeune (ce que plusieurs membres du clergé pensent aussi) : il n’a alors que 38 ans. Le prélat lui répond : « C’est une faiblesse dont vous vous libérerez bien vite ! Je vous prie de ne pas vous opposer à la volonté du Saint-Père. » (LIV LV)<br /><br />Alors Don Karol accepte. « La coïncidence des dates m’avait frappé : la nomination m’avait été notifiée le 4 juillet, et c’était la date de la consécration de la cathédrale du Wawel. C’est un anniversaire qui a toujours eu un grand écho dans mon esprit. (…) Depuis mon enfance j’éprouve un attachement tout spécial pour la cathédrale du Wawel. Je ne me rappelle pas quand j’y suis allé pour la première fois, mais à partir du moment où j’ai commencé à la fréquenter, je me suis senti particulièrement attiré par elle et lié à elle. Le Wawel renferme en quelque sorte toute l’histoire de la Pologne. » (LIV LV)<br /><br />Le lendemain, Père Wojtyla va remettre la lettre de nomination à Monseigneur Baziak. « Je me rappelle comme si c’était aujourd’hui que l’archevêque me prit par le bras et me conduisit dans le salon d’attente, où quelques prêtres étaient assis ; il s’exclama alors : Habemus papam ! » (LIV LV)<br /><br />Don Karol demande de pouvoir retourner avec ses jeunes qu’il a laissés en campement. L’évêque refuse, alors Don Karol va prier à l’église des Franciscains, fait le Chemin de Croix, puis retourne demander la permission de rejoindre ses jeunes en Mazurie, pour pouvoir célébrer la Messe pour eux le dimanche. Cette fois, Monseigneur Baziak lui répond : « Oui, oui, allez-y donc ! Toutefois je vous prie &#8211; ajouta-t-il avec un sourire &#8211; de revenir pour la consécration. » (LIV LV)<br /><br /><br /><em>Références :</em><br /><em>Pope John Paul II, The biography, Tad Szulc, Scribner, 1995</em><br /><em>Jean Paul II &#8211; Témoin d’espérance, George Weigel, Editions Jean-Claude Lattès, 2005</em><br /><em>LIV LV : Levez-vous ! Allons ! Editions Plon/Mame, 2004</em></p>								</div>
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		<title>Don Karol encore une fois clandestin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[SJPII]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Jun 2019 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Karol Wojtyla]]></category>
		<category><![CDATA[De séminariste à prêtre]]></category>
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					<description><![CDATA[Les journaux catholiques sont interdits par le régime communiste, qui combat la religion. Don Karol devient un auteur clandestin, d’un journal clandestin.]]></description>
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									<p>En 1957, le régime communiste ferme à nouveau la Faculté de Théologie, voulant opposer la foi et la raison, ainsi que supprimer la religion en faisant violence au patrimoine spirituel de la Pologne. Le journal Znak (Le Signe), mensuel dans lequel Père Wojtyla publie régulièrement des articles et ses œuvres, est aussi interdit par le régime car c’est un journal catholique. Il devient alors clandestin, mais continue à exister et Don Karol continue à y publier, avec enthousiasme et détermination.<br /><br />A cette période, il rédige le poème « Profils de Cyrénéen », inspiré du personnage biblique Simon de Cyrène, passant sur le chemin de Jésus en train de porter Sa Croix sur le calvaire et réquisitionné pour L’aider. Les Cyrénéens décrits représentent l’homme face à différentes croix à porter et ses réactions, son désarroi.<br /><br />« Face à face avec l’Homme. La rue. Tous ces visages !<br />Battement à mes tempes, comme dans une forge.<br />Je ne cherche pas l’aventure.<br />Je ne veux offenser personne.<br />Je veux me suffire à moi-même.<br />Que nul n’entre de force en moi,<br />ni mendiant, ni repris de justice,<br />ni Dieu.<br /><br />Mais je veux être juste,<br />je marchande avec vous autres, brutes,<br />au sujet de cet Homme.<br />(Il faudrait pourtant que je retourne en ville)<br />Je marchande la justice,<br />ce qui devrait m’être épargné, qui pour Lui<br />serait une grâce.<br /><br />Je veux être juste,<br />aussi je marchande avec vous autres, brutes.<br />Non, ne va pas trop loin,<br />ne touche pas à mes pensées, à mon cœur,<br />tu n’y feras rien bouger. Quelle contrainte,<br />quelle violence !<br />Et Lui ose l’accepter &#8211; ce mendiant !<br /><br />Soit, un homme juste &#8211; et après ?<br />Des gens viendront, des femmes et des enfants,<br />toujours les mêmes,<br />et avec Lui &#8211; moi.<br />Qui pourra distinguer Lui de moi<br />quand le poids nous terrassera, Lui et moi ?<br />Je ne le supporterai pas : être juste n’est pas être d’acier. (…)<br /><br />Mon petit monde !<br />La justice exprimée, évincée, par les normes.<br />Ton monde si grand :<br />l&rsquo;œil, la poutre, et Lui.<br />Et dans Ton monde tellement grand,<br />que peut compter le mien, si petit ?<br /><br />Tu pourrais le briser, le réduire à rien,<br />portant Ta croix, Tu pourrais passer toute chose<br />au tranchant de l’abîme.<br />Mais Tu es vaste, accessible à tous :<br />Tu contiens tous les hommes.<br /><br />Non, je ne veux plus être un juste.<br />Du seuil où je suis, on aperçoit<br />un nouveau monde.<br /><br />Une foule passe à côté : femmes, enfants, soldats ;<br />elle tourne en rond à la frontière de Dieu.<br />Silence. Silence.<br />La justice appelle la révolte. La révolte contre qui ? » (OEU PT)<br /><br /><br /><em>Références :</em><br /><em>Jean Paul II &#8211; Témoin d’espérance, George Weigel, Editions Jean-Claude Lattès, 2005</em><br /><em>OEU PT : Poèmes, théâtre, écrits sur le théâtre, Karol Wojtyla, Editions Cana/Cerf, 1998</em></p>								</div>
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		<title>Souvenirs du monde ouvrier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[SJPII]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Jun 2019 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Karol Wojtyla]]></category>
		<category><![CDATA[De séminariste à prêtre]]></category>
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					<description><![CDATA[La répression touche tous les secteurs de la société. Elle piétine aussi les droits des travailleurs. Don Karol rend hommage aux ouvriers par la poésie.]]></description>
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									<p>Don Karol est très proche de ses paroissiens et de la population. Il suit de près les événements sociaux. La répression touche autant la population que l’Eglise. En 1956, des ouvriers de Poznan manifestent pour revendiquer leurs droits et une cinquantaine d’entre eux perd la vie suite à la répression avec des chars armés par les autorités communistes.<br /><br />La même année, Don Karol écrit la poésie « La carrière ». Il s’inspire de ses années passées à travailler comme ouvrier et montre le caractère sacré du travail humain.<br /><br />« (&#8230;) Non, ce ne sont pas les mains seules<br />qui assènent le poids du marteau,<br />ni le torse gonflé, ni les muscles aux formes visibles,<br />mais la pensée modelant son ouvrage,<br />profonde, et qui se noue en rides sur le front<br />et joint au-dessus de la tête<br />épaules et veines en voûte d’ogives.<br /><br />Ainsi, un instant, il devient un édifice gothique,<br />que traverse la verticale de sa pensée et de ses yeux.<br />Et non pas seulement un profil<br />non pas une simple silhouette entre la pierre et Dieu (&#8230;) » (OEU PT)<br /><br />Wladyslaw Gomulka, dirigeant communiste, qui avait été chassé en 1948 pour déviance nationaliste, est rappelé au pouvoir en 1956, suite à la déception engendrée par le stalinisme. Il prononce un discours très fort contre le stalinisme, discours retransmis à la radio. Quelques jours plus tard, Monseigneur Wyszynski est libéré, ainsi que d’autres évêques.<br /><br />Le primat entreprend alors la préparation de la célébration du millénaire du baptême de la Pologne (1966), exaltant la tradition chrétienne et patriotique. Il s’agit d’une neuvaine de neuf ans, avec entre autres des conférences religieuses et la pérégrination de l’icône de la Madone de Czestochowa de ville en ville dans toute la Pologne. Les autorités compliqueront les processions, en changeant les itinéraires pour que le moins de fidèles possible participe et ira même jusqu’à demander que l’icône soit rapportée à Czestochowa. Le cadre circulera alors vide, mais la pérégrination continuera et les fidèles seront au rendez-vous.<br /><br />C’est ainsi que Monseigneur Wyszynski met en œuvre sa « stratégie » pour concentrer les Polonais autour de l’Eglise et de l’idée de Nation, en renforçant le sentiment communautaire autour du sanctuaire marial de Jasna Gora à Czestochowa.<br /><br /><br /><em>Références :</em><br /><em>Jean Paul II &#8211; Témoin d’espérance, George Weigel, Editions Jean-Claude Lattès, 2005</em><br /><em>Pope John Paul II, The biography, Tad Szulc, Scribner, 1995</em><br /><em>Une vie avec Karol, Entretiens avec Gian Franco Svidercoschi, Stanislas Dziwisz, Editions Desclée de Brouwer / Le seuil, 2007</em></p>								</div>
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		<title>Monseigneur Wyszynski et la révolte des évêques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[SJPII]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Jun 2019 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Karol Wojtyla]]></category>
		<category><![CDATA[De séminariste à prêtre]]></category>
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					<description><![CDATA[Monseigneur Wyszynski négocie avec les autorités communistes pour la liberté de l’Eglise, mais cela ne suffit pas. Il devient alors un opposant farouche.]]></description>
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									<p>En 1950, le gouvernement communiste avait nationalisé les terres des diocèses. Malgré l’opposition de plusieurs de ses évêques, qui lui resteront toutefois unis, Monseigneur Wyszynski avait négocié un accord signé avec les autorités, reconnaissant les nouvelles frontières de la Pologne en échange d’une certaine liberté de l’Eglise au sein de la société, sans pour autant être favorable à ce gouvernement, qui voudrait séparer les Eglises de l’Est du Saint-Siège et en prendre le contrôle. Des prêtres et des religieux étaient favorables au régime communiste, mais ceci n’avait pas réussi à affaiblir l’Eglise de Pologne. Le pape Pie XII avait soutenu Monseigneur Wyszynski malgré ses réticences sur le dialogue avec les autorités communistes. Il le nommera cardinal en 1953.<br /><br />Le gouvernement communiste voulant contrôler les nominations ecclésiastiques pour choisir des prélats qui lui sont favorables et ainsi contrôler l’Eglise, il remet en question l’accord signé en 1950. En mai 1953, les autorités déclarent qu’elles choisiraient qui nommer et qui déposer parmi les prêtres et les évêques, et que les prêtres devraient lui prêter allégeance. Des articles paraissent contre le primat de Pologne.<br /><br />En réponse, Monseigneur Wyszynski fait un sermon on ne peut plus clair dans la cathédrale de Varsovie : « Nous enseignons qu’il convient de rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. Mais lorsque César s’assoit sur l’autel, nous répondons sans ambages : il ne doit pas le faire. » (LIV JP)<br /><br />Ensuite, le cardinal réunit tous ses évêques à Cracovie et ils publient une déclaration adressée au gouvernement polonais : « Nous ne sommes pas habilités à placer ce qui est à Dieu sur l’autel de César. Non possumus ! Nous ne le pouvons pas. » (LIV JP). Cette déclaration exprimait très clairement le refus de l’Eglise de se soumettre au contrôle du régime. Fin 1953, une nuit, Monseigneur Wyszynski est enlevé à Varsovie et mis sous résidence surveillée par le régime, comme d’autres prélats catholiques de l’Est.<br /><br />La période de répression se poursuit, dans le but de reléguer l’Eglise uniquement à la pratique du culte, sans rôle dans la culture, l’enseignement ou les œuvres sociales. Après la mort de Monseigneur Sapieha en juillet 1951, qui était d’une famille princière et jouissait ainsi d’une certaine autorité, l’oppression du régime pour se substituer à l’Eglise dans tous les domaines était devenue plus forte, avec entre autres, à Cracovie, mise sous procès de prêtres et religieux par le tribunal militaire pour suspicion (mensongère) d’espionnage pour le compte des Etats Unis d’Amérique, fermeture de la faculté de théologie et interdiction de l’enseignement religieux dans les écoles.<br /><br />Don Wojtyla continue à lutter pour les droits de l’Eglise et la dignité des êtres humains, sans se mêler de politique. Ses discours et ses écrits, sans attaquer ou critiquer directement le régime, sont tellement opposés à celui-ci qu’ils suffisent à lutter clairement. Sa vision de la vie et de la destinée humaine était à l’opposé de l’idéologie officielle : le communisme prétendait affranchir l’humanité de toute forme de transcendance pour lui faire atteindre sa grandeur, un humanisme athée, alors que Père Karol proposait l’enseignement de l’Eglise, selon lequel cette grandeur et cette liberté sont atteintes par l’union avec Dieu. Cette forme d’humanisme, chrétien, séduisait bien plus les auditeurs, qui faisaient obstacle au régime par la force de leurs convictions morales et religieuses.<br /><br /><br /><em>Références :</em><br /><em>Jean-Paul II &#8211; La biographie, Andrea Riccardi, Parole et Silence, 2014</em><br /><em>LIV JP : Jean Paul II &#8211; Témoin d’espérance, George Weigel, Editions Jean-Claude Lattès, 2005</em></p>								</div>
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		<title>Père Wojtyla l’oncle d’une drôle de famille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[SJPII]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 May 2019 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Karol Wojtyla]]></category>
		<category><![CDATA[De séminariste à prêtre]]></category>
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					<description><![CDATA[Don Karol s’entend très bien avec les étudiants, qui l’apprécient énormément. Il fait de plus en plus d’activités avec eux et fonde une drôle de famille.]]></description>
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									<p>Les étudiants apprécient énormément Don Karol et lui font confiance. Ils se sentent libres de parler avec lui et de lui poser des questions. Il est une référence pour ces jeunes. Il célèbre la Messe pour eux le matin avant leurs examens et va les rejoindre le soir pour fêter. Ils deviennent des amis. La liberté et la bonté qui règnent au sein du groupe est en fort contraste avec l’ambiance universitaire, où l’on ne s’exprime pas franchement, de peur qu’il n’y ait des informateurs à la botte du régime.<br /><br />Petit à petit, l’équipe s’agrandit, les jeunes en invitant d’autres et Don Karol en incluant aussi, surtout quand il voyait quelqu’un qui lui semblait avoir besoin d’amis. Cette équipe se considère désormais comme une famille et, dès 1951, se surnommera Rodzinka, la « petite famille ». Comme les activités de jeunes avec des prêtres sont suspectées d’être subversives par le régime, Père Wojtyla sera surnommé l’ « oncle » dès 1952.<br /><br />La jeune famille fait de plus en plus d’activités et, dès l’été 1953, elle commencera à partir en excursion, en montagne et en kayak. Ces moments sont aussi l’occasion de discuter de questions qui préoccupent particulièrement les jeunes, comme la vie de couple, le mariage, les enfants, la famille. Il est leur guide et leur confident : « il m’est souvent arrivé (…) d’être celui auquel les jeunes confiaient les secrets de leurs cœurs, avec qui ils parlaient volontiers de leur vocation au mariage et à la vie de famille. J’ai alors appris la grande vérité sur l’amour et sur la responsabilité (…). » (Homélie, 15.12.1994) Il célèbre aussi la Messe pour eux, en plein air. C’est un genre d’« apostolat de l’excursion ». (LIV JA)<br /><br />« Depuis le début, quand j’étais un jeune prêtre, j’ai passé de nombreuses heures à parler avec les étudiants dans les « campus » des universités ou en promenade avec eux au bord des lacs, en montagne et sur les collines. J’ai passé beaucoup de soirées à chanter avec les jeunes, garçons et filles (…). » (Discours, 15.09.1987)<br /><br />L’humour fait aussi partie intégrante de leur quotidien, vu que Père Wojtyla aime énormément plaisanter, tout en faisant attention à ne jamais blesser personne.<br /><br />D’autres groupes s’ajouteront au cercle de Don Karol, comme un qui s’appellera Paczka, « la bande », et pour finir, il les regroupa sous le nom de Srodowisko, « le milieu », « l’environnement ».<br /><br /><br /><em>Références :</em><br /><em>Jean Paul II &#8211; Témoin d’espérance, George Weigel, Editions Jean-Claude Lattès, 2005</em><br /><em>Pope John Paul II, The biography, Tad Szulc, Scribner, 1995</em><br /><em>Jean-Paul II &#8211; La biographie, Andrea Riccardi, Parole et Silence, 2014 </em><br /><em>LIV JA : J’ai vécu avec un saint, Stanislaw Dziwisz, entretiens avec Gian Franco Svidercoschi, Editions du Cerf, 2014</em><br /><a href="https://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr.html" rel="nofollow noopener" target="_blank"><em>https://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr.html</em></a></p>								</div>
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		<title>Don Karol le jeune professeur universitaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[SJPII]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 May 2019 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Karol Wojtyla]]></category>
		<category><![CDATA[De séminariste à prêtre]]></category>
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					<description><![CDATA[Don Karol reprend les études pour devenir professeur universitaire. Il continue à écrire des poèmes à trame biblique et à réfléchir sur l’être humain.]]></description>
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									<p>En 1951, Monseigneur Eugeniusz Baziak, le successeur de Monseigneur Sapieha (décédé le 23 juillet 1951), demande à Don Karol de reprendre les études, en vue de l’habilitation à l’enseignement de l’éthique et de la théologie morale. Don Karol doit alors s’éloigner de ses activités avec les jeunes, pour se consacrer à cet apprentissage relativement complexe. Il continue tout de même à voir les membres de son groupe, vu qu’il étudie à Cracovie.<br /><br />Durant ses études, en 1952, il écrit « La pensée est un espace étrange ». Jacob, berger de la Bible qui a lutté avec l’Ange et a pu ensuite voir Dieu face à face, y est le symbole de l’homme qui cherche la Vérité, exemple pour l’homme d’aujourd’hui afin qu’il voie les choses les plus importantes dans la vie, qu’il découvre le chemin spirituel, qu’il trouve Dieu à travers le monde créé.<br /><br />« Il arrive dans la conversation de voir en face la vérité<br />et de manquer de mots, de ne trouver ni geste ni signe.<br />Nous le sentons alors : nul mot, nul geste, nul signe<br />ne pourraient l’appréhender toute en image.<br />Nous devons la pénétrer seuls, la combattre comme Jacob. (…)<br /><br />Laissons là cet aspect de l’homme.<br />Ce n’est pas facile :<br />qu&rsquo;il échange un regard avec ce monde étrange et profond,<br />que son pouls lassé batte plus fort sous la paume,<br />cela n’atteste-t-il pas aussitôt<br />que sous son pas les rues défilent trop vite ?<br />Pourtant il trouve dans la rue son propre rythme<br />qui ne cesse de l’assiéger,<br />qui l’arrache à sa tâche essentielle,<br />et le révèle à demi et le laisse dans l’ombre à demi. (…)<br /><br />ce dont l’homme souffre le plus, je crois,<br />c’est de manquer de vision.<br /><br />S’il souffre de manquer de vision<br />il doit s’ouvrir dans l’épaisseur des signes<br />un chemin vers le centre même, ce poids<br />mûrissant comme un fruit dans le verbe.<br /><br />Est-ce le poids que Jacob sentit le terrasser,<br />lorsque tombèrent en lui les étoiles,<br />yeux las de ses brebis ? (…)<br /><br />Jacob était berger, n’ignorant donc<br />aucune des forces de la terre. Si planté en elles<br />que leur science compacte croissait en lui sans effort,<br />présente à sa pensée, même sans mots pour la dire.<br /><br />Soudain, comme la nuit éteignait peu à peu<br />les yeux des brebis, des chameaux,<br />puis des enfants et des femmes,<br />Jacob resta seul avec son poids de savoir,<br />il sentit quelqu’un le saisir et il sut<br />qu’il ne pouvait plus faire un geste.<br /><br />Quelqu’un &#8211; le même &#8211; ouvrit<br />jusqu&rsquo;au tréfonds de sa conscience,<br />comme l’avaient fait (et pourtant autrement)<br />l’enfant, la brebis ou l’objet ;<br />sans les détruire, sans les écarter,<br />prenant tout en Lui au contraire ;<br />mais en ce Quelqu’un tout tremblait :<br />l’enfant, la brebis et l’objet.<br /><br />Jacob tremblait lui aussi, car jamais le réel<br />ne s’était ouvert d’une façon si soudaine.<br />Il se courba sous le poids &#8211; pour que les pensées<br />puissent reprendre leur équilibre ordinaire. (…)<br /><br />Contemple ces gouttes de pluie à peine tombée :<br />tout le vert printemps des feuilles s’y concentre,<br />toutes les feuilles, sous le poids des gouttes<br />débordent leurs limites.<br /><br />Tes yeux en sont pleins de merveilles<br />saisis-tu pour autant le fond de ta pensée ? (…)<br /><br />C’est par la pensée que tu vas si profond<br />dans la splendeur des choses,<br /><br />et qu’en toi-même tu dois leur ouvrir<br />toujours plus grand, l’espace. (…)<br /><br />Pour trouver le lieu où luttait Jacob,<br />Ne pars pas pour l’Arabie (…)<br /><br />Abandonne-toi : que l’espace de la pensée<br />s&rsquo;illumine aux clartés des choses (…)<br /><br />T’y aideront silence et solitude. » (OEU PT)<br /><br />En 1953, Don Karol obtient l’habilitation et commence à enseigner à l’université Jagellon de Cracovie, au séminaire, puis à l’université de Lublin.<br /><br /><br /><em>Références :</em><br /><em>Jean Paul II &#8211; Témoin d’espérance, George Weigel, Editions Jean-Claude Lattès, 2005</em><br /><em>OEU PT : Poèmes, théâtre, écrits sur le théâtre, Karol Wojtyla, Editions Cana/Cerf, 1998</em></p>								</div>
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		<title>Un hymne poétique à Marie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[SJPII]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 May 2019 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Karol Wojtyla]]></category>
		<category><![CDATA[De séminariste à prêtre]]></category>
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					<description><![CDATA[La dévotion de Don Wojtyla pour la Vierge Marie est très forte, comme depuis son plus jeune âge. Il ne manque pas une occasion de l’honorer.]]></description>
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									<p>Le 1er novembre 1950 est proclamé le dogme de l’Assomption, donnant l’occasion à Don Wojtyla de publier dans son journal habituel, Tygodnik Powszechny, un hymne poétique dédié à Marie, « La Mère ».<br /><br />« Les mères savent les moments<br />où se dévoile le mystère de l’homme,<br />quand la première lueur tout au fond des pupilles<br />touche leur cœur du pinceau d’un regard.<br />Je connais ces lueurs qui passèrent en moi<br />l&rsquo;espace d’une pensée.<br /><br />Mon Fils ardu et haut, simple et accessible,<br />Tu retrouves en moi les pensées simples de tous.<br />A l’ombre de ces pensées, Tu guettes ce moment du cœur<br />qui s’éveille différemment en tout homme ;<br />en moi, par ma plénitude de mère<br />à jamais acceptée.<br /><br />Saisi par ce moment,<br />Te voici, immuable.<br />Tout ce qui est en moi, Ta simplicité le pénètre.<br />Si les mères voient poindre le mystère du cœur<br />aux yeux de leurs enfants,<br />moi, c’est dans Ton mystère<br />recueillie, que je suis. (…)<br /><br />Jamais en moi Ton recueillement ne cessera.<br />Je monte vers Lui, il fera si bien partie de moi-même<br />qu&rsquo;un jour j’y serai soulevée comme un fleuve<br />par son fond transparent : le corps échoué là.<br />Tes disciples viendront &#8211; ils écouteront<br />mon cœur qui aura cessé de battre. (…)<br /><br />Alors, j’épanouirai tout mon chant,<br />j’en comprendrai le moindre son,<br />j’épanouirai mon chant attentif à Ta vie tout entière,<br />mon chant saisi par le Fait si simple, si clair,<br />qui, visible et en secret, commence en tout homme.<br /><br />Et le Fait s’est fait chair en moi,<br />Il s’est manifesté dans le chant,<br />Il est venu parmi les hommes,<br />Il s’est choisi Sa demeure en eux. » (OEU PT)<br /><br /><br /><em>Références :</em><br /><em>Jean Paul II &#8211; Témoin d’espérance, George Weigel, Editions Jean-Claude Lattès, 2005</em><br /><em>OEU PT : Poèmes, théâtre, écrits sur le théâtre, Karol Wojtyla, Editions Cana/Cerf, 1998</em></p>								</div>
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		<title>La splendeur de l&#8217;eau</title>
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		<dc:creator><![CDATA[SJPII]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 May 2019 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Karol Wojtyla]]></category>
		<category><![CDATA[De séminariste à prêtre]]></category>
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					<description><![CDATA[Don Wojtyla aime la poésie. C’est pour lui un moyen de toucher les gens d’une manière artistique, complémentaire au ministère sacerdotal traditionnel.]]></description>
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									<p>Don Karol exerce son ministère avec enthousiasme, prie et réfléchit. Il écrit des textes littéraires, pour arriver à transmettre des vérités qui ne le sont pas complètement par la philosophie ou la théologie. Ce n’est pas un passe-temps, mais une action pastorale.<br /><br />Méditant sur la nécessité de ne pas s’arrêter à la superficie mais de regarder en profondeur, pour rencontrer le Christ et trouver ainsi le soulagement des faiblesses humaines et le bonheur, Don Wojtyla écrit le poème « Chant de la splendeur de l’eau », en 1950. <br /><br />Il s’inspire de l’épisode de l’Evangile où la samaritaine rencontre Jésus au bord du puits de Sichem et est soulagée par le discours compatissant et indulgent qu’Il a sur ses erreurs passées, un genre d’absolution comme dans une confession. Elle est heureuse d’avoir rencontré Jésus, le Sauveur.<br /><br />« Vois les écailles argentées de l’eau<br />où la profondeur tressaille<br />comme la prunelle de l’œil quand l’image y surgit.<br />Quand le reflet des feuilles larges sur l’eau<br />touche ton visage,<br />elle lave le cerne autour de tes yeux.<br /><br />La source est loin encore. (…)<br /><br />Le puits scintille de feuilles<br />qui passent dans tes yeux.<br />La verdure réfléchie voile ton visage<br />dans la profondeur qui luit.<br /><br />Loin encore, la source !<br /><br />Une multitude tressaille en Toi, transpercée<br />par la lumière de Tes paroles<br />comme les yeux par la clarté de l’eau.<br /><br />Dans la fatigue, dans la lumière, tous, Tu les connais. (…)<br /><br />Comme ce puits, d’où monte au visage la clarté de l’eau,<br />Il avait un miroir,<br />Oui, comme ce puits, aux lueurs profondes. (…)<br /><br />Ses paroles étaient toutes simples.<br />Elles m’entouraient comme des brebis.<br />Elles faisaient se lever en moi<br />des oiseaux ensommeillés de leur nid.<br /><br />Il était tout entier dans mon secret, dans ma faute.<br /><br />Comme cela devait Te faire mal,<br />comme cela devait Te peser (…)<br />ma souffrance d’alors n’était pas à la mesure de la Tienne. (&#8230;)<br /><br />Quel raccourci, quel bien que cette connaissance !<br />Pourtant Tu n’as même pas levé les yeux,<br />Tu me parlais avec ces yeux tout autres<br />reflétés par la clarté profonde du puits. (…)<br /><br />Il nous a joints l’un à l’autre, ce puits ;<br />il m’a menée en Toi.<br />Personne entre nous, rien que la profonde<br />splendeur au fond du puits, la pupille<br />sertie dans une orbite de pierres.<br /><br />Dans Tes yeux,<br />attirée par le puits,<br />je suis enclose. (…)<br /><br />Depuis ce temps-là, du fond de ce puits<br />où je vins puiser cette seule cruche d’eau,<br />la splendeur adhère à mes prunelles.<br />J’ai puisé tant de connaissance,<br />découvert un tel vide, le mien<br />au reflet de ce puits.<br /><br />Tout est bien. Je ne saurais T’avoir en moi.<br />Mais Tu y demeures comme au miroir du puits<br />demeurent les fleurs et les feuilles<br />cueillies par mes yeux étonnés,<br />emplis de lumière, un peu tristes. » (OEU PT)<br /><br /><br /><em>Références :</em><br /><em>Jean Paul II &#8211; Témoin d’espérance, George Weigel, Editions Jean-Claude Lattès, 2005</em><br /><em>OEU PT : Poèmes, théâtre, écrits sur le théâtre, Karol Wojtyla, Editions Cana/Cerf, 1998</em></p>								</div>
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		<title>Don Karol l’écrivain et l’auteur de théâtre</title>
		<link>https://sanctus-jpii.net/ecrivain-auteur-theatre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[SJPII]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 May 2019 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Karol Wojtyla]]></category>
		<category><![CDATA[De séminariste à prêtre]]></category>
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					<description><![CDATA[Don Karol exprime sa philosophie et sa théologie par l’écriture. Parmi ses premiers écrits dans des journaux, il rend hommage à Jan Tyranowski et Frère Albert.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="312" class="elementor elementor-312" data-elementor-post-type="post">
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									<p>C’est dans le contexte de l’oppression communiste que, dès 1949, Don Karol commence à publier des articles philosophiques et religieux dans des journaux polonais, en particulier Tygodnik Powszechny (L’hebdomadaire universel), édité à Cracovie. Le journal est approuvé par Monseigneur Sapieha, qui a nommé l’ancien recteur du séminaire, Père Jan Piwowarczyk, comme conseiller ecclésiastique.<br /><br />Un des premiers articles de Don Karol, intitulé L’Apôtre, est publié en 1949 dans le journal Tygodnik Powszechny, au sujet de Jan Tyranowski, son ancien guide spirituel, qu’il considère comme un saint, mort deux ans auparavant, en 1947, à l’âge de seulement 46 ans. Il commence aussi à publier ses poèmes, sous des pseudonymes, (Andrzej Jawien, Stanislaw Andrzej Gruda et Piotr Jasien), pour distinguer ses écrits philosphiques et théologiques de ceux artistiques.<br /><br />Au milieu de toutes ses activités, il a une vie de prière intense et continue à écrire, comme la pièce de théâtre « Frère de notre Dieu » (1949), qui raconte la vie d’Adam Chmielowski (né à Igolomia en 1845 et décédé à Cracovie en 1916), peintre de talent qui vivait de son travail artistique et qui a renoncé à cet art pour se consacrer à Dieu sous le nom de Frère Albert, et a fondé un ordre religieux au service des pauvres. <br /><br />Dans cette pièce, Adam, alors qu’il est encore peintre, s’interroge, constate et s’insurge :<br /><br />« Où va cette armée de déshérités ? Personne ne s’en soucie. La direction des œuvres sociales m’écrit que ce foyer est tout ce que la ville peut faire en ce moment…<br />Mais cette armée va en se multipliant, voilà ce que je sais. Car ce n’est pas un bref séjour au foyer qui les rendra plus riches ou meilleurs. (…)<br />La société ignore ce qu’elle porte en elle. C’est un organisme malade. A cette différence près qu’un organisme atteint de troubles graves se trahit plus vite car il se dégrade avant de succomber. Tandis que la société peut dissimuler son mal très longtemps ou, plutôt, se cacher elle-même pour ne pas voir son mal. Eh oui, nous nous réfugions dans nos petits îlots de bien-être, dans nos relations mondaines qui nous donnent un sentiment de sécurité. Mais c’est un leurre, une illusion. Nous nous bandons les yeux, nous bouchons les oreilles et notre sécurité est une fausse sécurité. Une bulle de savon qui crèvera un jour. (…)<br />Chacun de nous poursuit son propre chemin. Chacun fait son nid. Et pendant ce temps, d’autres hommes cherchent où poser le pied sur nos routes encombrées. Pas un lopin de terre qu’ils pourraient appeler le leur. Pas un morceau de pain qui serait le fruit de leur travail. Pas un enfant qu’ils pourraient mettre au monde sans crainte qu’il ne fasse une bouche inutile de plus. En nous, on évolue dans tout cela. Forts de notre confiance en quelque ordre universel qui nous dicte de nous taire face aux injustices et de réprimer l’explosion de la colère. Non, non et non ! Quelque chose nous fait défaut à nous tous. Je ne sais pas encore quoi et je peine en essayant de le savoir. Mais je sais que quelque chose nous fait défaut et que tout cela nous mène à une catastrophe. » (OEU PT)<br /><br />En s’adressant aux pauvres du foyer, qui dans le passé mendiaient et avec lesquels il avait alors fondé un ordre religieux mendiant, prenant lui le nom de Frère Albert, il dit :<br /><br />« En chacun de vous, je découvrais la misère et le découvrais, Lui. Vous êtes longtemps demeurés éloignés les uns des autres. De toutes mes forces, j’ai essayé de vous rapprocher. Car d’abord, il y avait votre misère à chacun de vous et il y avait du vide autour de cette misère. Depuis que vous vous êtes rapprochés de Lui, votre déchéance est devenue Croix, et votre servitude, liberté. (…)<br />Le Fils de Dieu est Liberté. Sans la moindre trace de servitude. » (OEU PT)<br /><br />Avec cette œuvre, Don Karol rend hommage à son compatriote, dont la vie lui a été d’une grande aide au moment de renoncer à l’art dramatique pour devenir prêtre.<br /><br /><br /><em>Références :</em><br /><em>L’enfance de Jean-Paul II, Alain Vircondelet, Editions Artège, 2015</em><br /><em>Pope John Paul II, The biography, Tad Szulc, Scribner, 1995</em><br /><em>Jean Paul II &#8211; Témoin d’espérance, George Weigel, Editions Jean-Claude Lattès, 2005</em><br /><em>OEU PT : Poèmes, théâtre, écrits sur le théâtre, Karol Wojtyla, Editions Cana/Cerf, 1998</em></p>								</div>
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		<title>Don Karol l’aumônier des étudiants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[SJPII]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 May 2019 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Karol Wojtyla]]></category>
		<category><![CDATA[De séminariste à prêtre]]></category>
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					<description><![CDATA[Don Karol est un jeune prêtre enthousiaste et très créatif. Spontané et amical, il développe de nouvelles manières d’exercer le ministère sacerdotal.]]></description>
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									<p>A son retour en Pologne, Don Karol est nommé vicaire à 25 kilomètres de Cracovie, à Niegowicz, paroisse à laquelle appartiennent plusieurs villages. Il avait appris du Saint Curé d’Ars à embrasser le sol où il arrivait, ce qu’il fait sur ce territoire nouveau pour lui. Ensuite, il va visiter le Saint Sacrement, puis se rend à la paroisse. Il est logé dans une maison sans électricité et sans eau courante.<br /><br />Son rôle est surtout d’enseigner la religion dans les écoles. Il s’y rend dans une charrette tirée par un cheval. Comme il est très pauvre, les habitants des villages où il se rend, eux-mêmes pauvres, se sentent très bien avec lui.<br /><br />Il célèbre la Messe pour la paroisse et passe beaucoup de temps au confessionnal, sur les pas du Saint Curé d’Ars.<br /><br />Il ne reste que huit mois dans cette paroisse et arrive à fonder un théâtre paroissial, qui monte une pièce, L’Invité. Don Karol y joue le rôle principal, un mendiant qui se révèlera être Jésus. Il emmène aussi les jeunes voir des représentations à Cracovie, surtout celles du Théâtre Rhapsodique, et monte un groupe du Rosaire vivant, comme l’avait fait un de ses modèles, Jan Tyranowski. Les communistes surveillent ces activités et essaient d’intimider les participants, mais ils n’y arrivent pas.<br /><br />Monseigneur Sapieha décide de transférer Don Karol comme vicaire à la paroisse de Saint Florian, une des plus dynamiques de Cracovie, fréquentée par des gens prospères et des intellectuels, dont des étudiants. Sa principale tâche est de s’occuper de la partie de l’aumônerie destinée principalement aux étudiants de l’Ecole Polytechnique et de l’Académie des Beaux-arts. Cette aumônerie avait été fondée pour l’université Jagellon par Monseigneur Sapieha, qui avait lutté contre le régime communiste pour en avoir le droit. C’était l’époque où il avait dû négocier avec le régime pour maintenir la liberté de l’Eglise et son rattachement à Rome, refusant de la soumettre au régime.<br /><br />Don Karol enseigne la religion aux étudiants à sa manière : il organise des conférences hebdomadaires sur l’humanisme chrétien, par opposition au marxisme, démontrant par la philosophie et la théologie catholique l’existence de Dieu et le caractère spirituel de la personne humaine, qui répondent bien mieux aux attentes de l’être humain et à ses questions existentielles sur la vie et la mort que le marxisme. Il démontrait ainsi que l’Evangile est bien plus séduisant que les idéologies athées ambiantes. Ses sermons lors de la Messe plaisent aussi énormément.<br /><br />Etant à Cracovie, il a plus d’occasions de voir les représentations des rhapsodes. Il célèbre la Messe pour les acteurs lors de l’anniversaire de la troupe, célèbre le mariage d’anciens collègues. Lors du déménagement du théâtre, en 1950, il fera une prière de bénédiction discrète, les cérémonies officielles étant interdites par le régime communiste.<br /><br />En 1951, Il monte une chorale, qui apprend des chants grégoriens et les chante à la Messe, et fait monter des représentations de scènes de la Bible aux jeunes, qui les jouent à la paroisse.<br /><br />Il fait en sorte que les familles puissent passer du temps ensemble, par exemple lors des réunions des enfants de chœur, et organise un programme de cours de préparation au mariage, ce qui n’avait encore jamais eu lieu dans l’archidiocèse. C’est une façon de lutter contre l’idéologie du régime communiste, qui essaie de détruire la famille, en établissant des horaires incompatibles pour les couples, en centralisant les écoles loin des familles, en faisant une loi définissant l’avortement comme une manière utile de contrôle des naissances. En effet, pour le régime, les familles soudées et l’amour qui y règne créent une sécurité qui affaiblissent son autorité.<br /><br />Don Karol a une manière d’exercer son ministère originale et innovante.<br /><br /><br /><em>Références :<br /></em><em>L’enfance de Jean-Paul II, Alain Vircondelet, Editions Artège, 2015<br /></em><em>Pope John Paul II, The biography, Tad Szulc, Scribner, 1995<br /></em><em>Jean Paul II &#8211; Témoin d’espérance, George Weigel, Editions Jean-Claude Lattès, 2005</em></p>								</div>
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