Marie

La dévotion à Marie – un soutien pour la vie

Dès son enfance, Karol connaît un très fort attachement à la Vierge Marie. Petit à petit, il craint que cette dévotion amoindrisse celle due à Jésus.

Karol aime énormément la Vierge Marie depuis son enfance. Ce lien d’amour s’est intensifié lors de la mort de sa maman. Maintenant qu’il est adulte, il craint que d’être très proche de Marie et de beaucoup la prier ne l’éloigne de la dévotion la plus importante, celle à Jésus.

Heureusement, Jan Tyranowski lui fait connaître le « Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge » de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Ce livre lui est d’un grand réconfort.

« Me trouvant à Cracovie dans le quartier Debniki, j’entrai dans le groupe du “Rosaire vivant” à la paroisse salésienne. On y vénérait particulièrement Marie Auxiliatrice. A Debniki (…) grâce à l’influence (…) de Jan Tyranowski, ma manière de comprendre le culte de la Mère de Dieu évolua. J’étais déjà convaincu que Marie nous conduit au Christ, mais alors je commençai à comprendre aussi que le Christ nous conduit à sa Mère. Il y eut une période où je remis en cause dans une certaine mesure mon culte pour Marie, considérant que, développé excessivement, il finirait par compromettre la suprématie du culte dû au Christ. C’est alors que le livre de Saint Louis-Marie Grignon de Montfort intitulé “Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge” fut pour moi une aide précieuse. J’y trouvai la réponse à mes doutes. Oui, Marie nous rapproche du Christ, nous conduit à Lui, à condition que l’on vive son mystère dans le Christ. (…) Ainsi, grâce à Saint Louis-Marie, je commençais à découvrir tous les trésors de la dévotion mariale (…). » (LIV MV)

Karol apporte même son livre à son travail, à l’usine. « La lecture de ce livre a marqué dans ma vie un tournant décisif. Je dis tournant, bien qu’il s’agisse d’un long cheminement intérieur qui a coïncidé avec ma préparation clandestine au sacerdoce. C’est alors qu’est tombé entre mes mains ce traité singulier, un de ces livres qu’il ne suffit pas d’”avoir lu”. Je me rappelle l’avoir porté longtemps sur moi, même à l’usine de soude, si bien que sa belle couverture était tachée de chaux. (…) Il s’est ensuivi que la dévotion de mon enfance et même de mon adolescence envers la mère du Christ a fait place à une nouvelle attitude, une dévotion venue du plus profond de ma foi, comme du cœur même de la réalité trinitaire et christologique. » (LIV NA)

« J’ai appris la confiance dans la Sainte Vierge (…) surtout au cours des terribles années de la guerre et de la clandestinité. » (Discours, 01.03.2003) « Tous les jours, j’aurais pu être arrêté chez moi, dans la carrière de pierre ou à l’usine pour être emmené dans un camp de concentration. Je me demandais parfois : il y a tant de mes camarades qui meurent, pourquoi pas moi ? » (LIV MV) « Il m’a été donné de faire l’expérience personnelle des “idéologies du mal”. C’est quelque chose qui ne peut s’effacer de ma mémoire. » (LIV ME)

« Dans sa forme traditionnelle, la vénération de la Mère de Dieu me venait de ma famille et de la paroisse de Wadowice. Dans l’église paroissiale, je me souviens d’une chapelle latérale, dédiée à Notre-Dame du Perpétuel Secours, où venaient les élèves du lycée le matin avant le début des cours. A la fin des classes, dans l’après-midi, beaucoup d’élèves y venaient aussi pour prier la Vierge. En outre, à Wadowice, il y avait un couvent de Carmes sur la colline, dont la fondation remontait à l’époque de Saint Raphaël Kalinowski. Les habitants de Wadowice étaient nombreux à le fréquenter, et cela avait rendu populaire la dévotion au scapulaire de Notre-Dame-du-Mont-Carmel. Je le reçus aussi, à l’âge de dix ans me semble-t-il, et je le porte toujours. On allait aussi chez les Carmes pour se confesser. C’est ainsi que se forma en moi, dans l’église paroissiale comme dans celle du Carmel, la dévotion mariale pendant mes années d’enfance et d’adolescence jusqu’aux examens de fin d’études secondaires. » (LIV MV)


Références :
L’enfance de Jean-Paul II, Alain Vircondelet, Editions Artège, 2015
Pope John Paul II, The biography, Tad Szulc, Scribner, 1995
LIV MV : Ma vocation – don et mystère, Editions Parole et Silence, 2013 (original en italien en 1996)
LIV NA : « N’ayez pas peur ! » André Frossard dialogue avec Jean-Paul II, Editions Robert Laffont, 2005 (original en 1983, en italien)
LIV ME : Mémoire et identité, Jean-Paul II, Editions Flammarion, Paris, 2005
https://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr.html

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