La conscience et l’Eglise – deux guides

Dieu nous a donné les moyens de connaître comment vivre en harmonie avec Lui, les autres et le monde, comme Il l’avait prévu lors de la Création.

« À l’homme créé à l’image de Dieu, l’Esprit Saint accorde le don de la conscience, afin qu’en elle l’image puisse refléter fidèlement son modèle, qui est en même temps la Sagesse et la Loi éternelles, source de l’ordre moral dans l’homme et dans le monde. » (Encyclique Dominum et Vivificantem, 18.05.1986)

« La conscience n’est pas un juge infaillible : elle peut se tromper. Néanmoins, l’erreur de la conscience peut être le fruit d’une ignorance invincible, c’est-à-dire d’une ignorance dont le sujet n’est pas conscient et dont il ne peut sortir par lui-même. Dans le cas où cette ignorance invincible n’est pas coupable, nous rappelle le Concile, la conscience ne perd pas sa dignité (…). » (Encyclique Veritatis Splendor, 06.08.1993)

« (…) la Révélation enseigne que le pouvoir de décider du bien et du mal n’appartient pas à l’homme, mais à Dieu seul. Assurément, l’homme est libre du fait qu’il peut comprendre et recevoir les commandements de Dieu. Et il jouit d’une liberté très considérable, puisqu’il peut manger “de tous les arbres du jardin”. Mais cette liberté n’est pas illimitée : elle doit s’arrêter devant “l’arbre de la connaissance du bien et du mal”, car elle est appelée à accepter la loi morale que Dieu donne à l’homme. En réalité, c’est dans cette acceptation que la liberté humaine trouve sa réalisation plénière et véritable. Dieu qui seul est bon connaît parfaitement ce qui est bon pour l’homme en vertu de son amour même, il le lui propose dans les commandements. La Loi de Dieu n’atténue donc pas la liberté de l’homme et encore moins ne l’élimine ; au contraire, elle la protège et la promeut. » (Encyclique Veritatis Splendor, 06.08.1993)

« Le Dieu Créateur est en effet la source unique et définitive de l’ordre moral dans le monde qu’il a créé. L’homme ne peut par lui-même décider ce qui est bon et ce qui est mauvais, il ne peut “connaître le bien et le mal”, comme Dieu. » (Encyclique Dominum et Vivificantem, 18.05.1986)

« L’autorité de l’Eglise, qui se prononce sur les questions morales, ne lèse donc en rien la liberté de conscience des chrétiens : d’une part, la liberté de conscience n’est jamais une liberté affranchie “de” la vérité, mais elle est toujours et seulement “dans” la vérité ; et, d’autre part, le Magistère ne fournit pas à la conscience chrétienne des vérités qui lui seraient étrangères, mais il montre au contraire les vérités qu’elle devrait déjà posséder en les déployant à partir de l’acte premier de la foi. L’Eglise se met toujours et uniquement au service de la conscience, en l’aidant à ne pas être ballottée à tout vent de doctrine au gré de l’imposture des hommes (cf. Ep 4, 14), à ne pas dévier de la vérité sur le bien de l’homme, mais, surtout dans les questions les plus difficiles, à atteindre sûrement la vérité et à demeurer en elle. » (Encyclique Veritatis Splendor, 06.08.1993)

« Quand elle annonce à l’homme le salut de Dieu, quand elle lui offre la vie divine et la lui communique par les sacrements, quand elle oriente sa vie par les commandements de l’amour de Dieu et du prochain, l’Église contribue à l’enrichissement de la dignité de l’homme. » (Encyclique Centesimus Annus, 01.05.1991)


Références :
https://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr.html pour citations de discours, homélies, audiences générales, messages, lettres, encycliques

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