Les personnes souffrant dans leur santé – une épreuve de la nature

La douleur, la maladie, la souffrance diminuent-elles la valeur de l’être humain ? A quoi peuvent-elles servir ? Ont-elles un sens ? Saint Jean-Paul II répond.

« Il est juste de lutter contre la maladie, car la santé est un don de Dieu. Il est important dans le même temps de savoir lire le dessein de Dieu lorsque la souffrance frappe à la porte de notre vie. La clé de lecture de ce mystère pour nous, croyants, est la Croix du Christ. Le Verbe incarné a répondu à notre faiblesse en l’assumant pleinement sur lui, au Golgotha. Depuis lors, la souffrance a acquis un sens qui la rend particulièrement précieuse. Depuis lors, la douleur, dans chacune de ses manifestations, revêt une signification nouvelle et particulière, car elle devient partie intégrante de l’œuvre salvifique du Rédempteur (cf. Catéchisme de l’Eglise catholique, n. 1521). Ce n’est que si elles sont unies aux siennes que nos peines acquièrent toute leur signification et leur valeur. Illuminées par la foi, elles deviennent une source d’espérance et de salut. » (Message pour la Journée Mondiale du Malade, 2002)

« L’homme créé par Dieu et élevé par Lui à la suprême dignité de fils, porte en soi un désir irrésistible de bonheur et éprouve une aversion naturelle pour n’importe quelle souffrance. Jésus, par contre, dans son œuvre évangélisatrice, s’est penché sur les malades, sur ceux qui souffrent, pour les guérir, pour les consoler ; mais il n’a pas supprimé la souffrance elle-même et il a voulu se soumettre à toute la douleur humaine possible, douleur morale et douleur physique, dans sa passion jusqu’à l’agonie mortelle du Gethsémani (Mc 14, 23), jusqu’à l’abandon du Père sur le Calvaire (Mt 5, 4), à la longue agonie, à la mort sur la croix. C’est pourquoi il a déclaré bienheureux les affligés (Mt 5, 4) et ceux qui ont faim et soif de justice. La Rédemption s’opère concrètement par la Croix ! Cette attitude de Jésus révèle un profond mystère de justice et de miséricorde dans lequel nous sommes tous englobés et par lequel tout homme est appelé à participer à la Rédemption. (…) non seulement notre douleur n’est pas inutile mais elle se révèle, à la ressemblance de celle du divin Maître, une source précieuse et vive de fécondité spirituelle. Nos sacrifices ne sont pas inutiles, notre existence n’est pas gâchée du moment que, comme chrétiens “ce n’est plus nous qui vivons, mais c’est le Christ qui vit en nous” (cf Ga 2, 20), les souffrances du Christ sont nos souffrances (cf. 2 Co 1, 5) ; notre douleur nous fait ressembler au Christ (cf. Ph 3, 10) (…). » (Discours, 21.10.1979)

« Même s’il est frappé par la maladie, celui-ci [le corps] porte l’empreinte de la puissance créatrice de Dieu, son image n’est pas voilée ; par la grâce sanctifiante qui l’avive, il est toujours le temple mystérieux de Dieu ; et même, suivant la promesse de Jésus, il est l’habitation de la Très Sainte Trinité (Jn 14, 23). Siège de forces spirituelles : l’intelligence, la volonté le libre arbitre, le corps de l’homme, même immobilisé, accompagne l’âme dans son ascension d’amour et peut se comparer à un autel préparé pour le sacrifice. Conscients de tant de richesses spirituelles et de tous les dons de Dieu, élevez vers Lui, chers malades, vos cœurs et vos pensées. » (Discours, 21.10.1979)


Références :
https://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr.html pour citations de discours, homélies, audiences générales, messages, lettres, encycliques

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