Les croyants d’autres religions et les non croyants – une entente voulue

Est-ce que les catholiques méprisent les autres religions ? Pourquoi parler de religion avec les autres croyants ? Saint Jean-Paul II répond.

« Les rapports de l’Eglise avec les autres religions sont inspirés par un double respect : “Respect pour l’homme dans sa quête de réponses aux questions les plus profondes de sa vie, et respect pour l’action de l’Esprit dans l’homme” (Discours, 05.02.1986). » (Encyclique Redemptoris Missio, 07.12.1990)

« L’Eglise catholique, tout en affirmant clairement son identité, sa doctrine et sa mission salvifique auprès de tous les hommes, “ne rejette rien de ce qui est vrai et saint” dans les autres religions ; “elle considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu’elles diffèrent en beaucoup de points de ce qu’elle tient et propose, cependant apportent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes” (Déclaration Nostra aetate, n. 2). » (Message pour la Journée Mondiale de la Paix, 1992)

« Pour nous, le vrai chemin demeure celui du dialogue, qui présente de nombreux aspects. Il veut dire, avant tout, apprendre à connaître la foi les uns des autres, surmonter les préjugés et les malentendus. Il veut dire être tolérant à l’égard des différences. Le dialogue veut dire parvenir, malgré les obstacles, à une confiance mutuelle telle que nous puissions nous rencontrer pour parler et pour préparer des projets en commun, en respectant les responsabilités et les droits de chacun. Il veut dire nous engager dans des actions concrètes (…), pour travailler ensemble à construire une société où la dignité de chaque personne soit reconnue et respectée. (…) nous sommes toujours les créatures aimées de Dieu (…) » (Discours, 12.08.1985)

« La vie sociale et culturelle offre un large champ à la collaboration œcuménique. Les chrétiens se retrouvent toujours plus souvent pour défendre la dignité humaine, pour promouvoir le bien de la paix, l’application de l’Évangile dans le domaine social, pour rendre présent l’esprit chrétien dans les sciences et dans les arts. Ils se retrouvent toujours plus quand il s’agit de venir en aide aux malheureux et de porter remède aux misères de notre temps, la faim, les catastrophes naturelles, l’injustice sociale. Cette coopération, qui s’inspire de l’Évangile lui-même, n’est jamais, pour les chrétiens, une simple action humanitaire. Elle tire sa raison d’être de la parole du Seigneur : “J’avais faim et vous m’avez donné à manger” (Mt 25, 35). (…) la coopération de tous les chrétiens manifeste clairement le degré de communion qui existe déjà entre eux. » (Encyclique Ut unum sint, 25.05.1995)


Références :
https://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr.html pour citations de discours, homélies, audiences générales, messages, lettres, encycliques

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