La tolérance – un état d’esprit humble et réaliste

Dieu ne veut pas que nous jugions, car Lui seul sait ce qu’il y a dans le cœur de chacun de nous. Il n’y a que Lui qui a une image complète de la réalité.

« Créés par Dieu pour être vivants et bons, nous nous découvrons fragiles et pécheurs ! Mais nous n’avons à juger personne. Souvenez-vous de Jésus sur la Croix : il demande à son Père de pardonner à ceux qui le faisaient souffrir, en disant même : “Ils ne savent pas ce qu’ils font” (Lc 23, 34). » (Discours, 07.09.1990)

« (…) l’autre a toujours droit, comme personne, à notre respect et nous n’avons d’ailleurs pas à juger sa responsabilité morale ou son intention connues de Dieu seul. Chacun, croyant ou incroyant, doit être accepté à part entière comme personne dans la société. » (Discours, 19.05.1985)

« L’erreur et le mal doivent toujours être condamnés et combattus ; mais l’homme qui tombe ou se trompe doit être compris et aimé. Les récriminations, les critiques amères, les polémiques, les lamentations servent à bien peu ; nous devons aimer notre temps et les hommes de notre temps ! » (Discours, 30.12.1978) 

« En réalité, la vraie compréhension et la compassion naturelle doivent signifier l’amour de la personne, de son bien véritable et de sa liberté authentique. Et l’on ne peut certes pas vivre un tel amour en dissimulant ou en affaiblissant la vérité morale, mais en la proposant avec son sens profond de rayonnement de la Sagesse éternelle de Dieu, venue à nous dans le Christ, et avec sa portée de service de l’homme, de la croissance de sa liberté et de la recherche de son bonheur. En même temps, la présentation claire et vigoureuse de la vérité morale ne peut jamais faire abstraction du respect profond et sincère, inspiré par un amour patient et confiant, dont l’homme a toujours besoin au long de son cheminement moral rendu souvent pénible par des difficultés, des faiblesses et des situations douloureuses. (…) Paul VI a écrit : “Ne diminuer en rien la salutaire doctrine du Christ est une forme éminente de charité envers les âmes. Mais cela doit toujours être accompagné de la patience et de la bonté dont le Seigneur lui-même a donné l’exemple en traitant avec les hommes. Venu non pour juger, mais pour sauver (cf. Jn 3, 17), il fut certes intransigeant avec le mal, mais miséricordieux envers les personnes” (Humanae vitae, n. 29). » (Encyclique Veritatis Splendor, 06.08.1993)


Références :
https://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr.html pour citations de discours, homélies, audiences générales, messages, lettres, encycliques

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