Le pardon – une démonstration de courage

Nous commettons tous des erreurs, plus ou moins grandes. Nous apprenons ainsi que le pardon est une démonstration de bon sens et de courage.

« Le pardon pourrait sembler une faiblesse ; en réalité, aussi bien pour l’accorder que pour le recevoir, il faut une grande force spirituelle et un courage moral à toute épreuve. Loin de diminuer la personne, le pardon l’amène à une humanité plus profonde et plus riche, il la rend capable de refléter en elle un rayon de la splendeur du Créateur. » (Message pour la Journée Mondiale de la Paix 2002)

« (…) l’homme qui pardonne ou qui demande pardon comprend qu’il y a une Vérité plus grande que lui, et qu’en l’accueillant il peut se dépasser lui-même. » (Message pour la Journée Mondiale de la Paix 2002)

« (…) le pardon s’oppose à la rancune et à la vengeance, et non à la justice. (…) le pardon est avant tout un choix personnel, une option du cœur qui va contre l’instinct spontané de rendre le mal pour le mal. Cette option trouve son élément de comparaison dans l’amour de Dieu, qui nous accueille malgré nos péchés, et son modèle suprême est le pardon du Christ qui a prié ainsi sur la Croix : “Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font” (Lc 23, 34). Le pardon a donc une racine et une mesure divines. Mais cela n’exclut pas que l’on puisse aussi en saisir la valeur à la lumière de considérations fondées sur le bon sens humain. La première de ces considérations concerne l’expérience vécue intérieurement par tout être humain quand il commet le mal. Il se rend compte alors de sa fragilité et il désire que les autres soient indulgents avec lui. Pourquoi donc ne pas agir envers les autres comme chacun voudrait que l’on agisse envers lui-même ? » (Message pour la Journée Mondiale de la Paix 2002)

« (…) le mal dont on a fait une expérience directe ne s’oublie pas facilement. On peut seulement le pardonner. Et que signifie pardonner, sinon en appeler au bien, qui est plus grand que n’importe quel mal ? En définitive, ce bien n’a son fondement qu’en Dieu. Seul Dieu est ce Bien. » (LIV ME)

« Aujourd’hui, il y a lieu de dire : “Il n’y a pas de solidarité sans amour”. Et même, il n’y a pas de bonheur, il n’y a pas d’avenir pour l’homme et la nation sans amour, sans cet amour qui pardonne, mais qui n’oublie pas, qui est sensible aux malheurs des autres, qui ne cherche pas son propre avantage, mais désire le bien des autres. Un amour qui se met au service des autres, qui oublie son individualisme et qui est disposé à donner avec générosité. Nous sommes donc appelés à construire un avenir fondé sur l’amour pour Dieu et le prochain, afin d’édifier la “civilisation de l’amour”. » (Homélie, 05.06.1999)


Références :
https://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr.html pour citations de discours, homélies, audiences générales, messages, lettres, encycliques
LIV ME : Mémoire et identité, Jean-Paul II, Editions Flammarion, Paris, 2005

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