Le maintien de la paix – la préservation des dons de Dieu

D’où vient la paix ? Quelles attitudes permettent de maintenir la paix ? Quel rôle l’Eglise joue-t-elle dans le maintien de la paix ? Saint Jean-Paul II répond.

« Fondamentalement, la paix, celle qui dure, est une paix bâtie sur des valeurs transcendantes, sur les valeurs du bien moral, celles qui promeuvent le bien-être de l’humanité et donc celles qui supposent l’orientation vers l’absolu de Dieu, source et garantie de la paix. Et cette paix-là se manifestera, dans le respect de la dignité humaine, en bonheur, harmonie, concorde, bien-être, sécurité et fraternité entre les peuples et les nations (…). Nous savons cependant que si la paix s’inspire fondamentalement des valeurs transcendantes, ces valeurs ne peuvent devenir vie que si des hommes y consacrent leur travail et collaborent entre eux pour le faire. C’est pourquoi la paix est en fait un don de Dieu qui nous est confié à tous, un don que nous devons faire nôtre par les buts que nous nous fixons et en réalisant les projets personnels et collectifs que nous établissons à cette fin. C’est là, en d’autres termes, reconnaître que les valeurs transcendantes ont besoin de médiation dans le monde, et nous avons à en être les médiateurs. Un tel engagement suppose l’amour de l’homme, la lucidité et beaucoup de courage, parfois même la patience de supporter incompréhension, épreuves et persécution. » (Discours, 10.12.1982)

« “Jamais plus la guerre !” Non, jamais plus la guerre, qui détruit la vie des innocents, qui apprend à tuer et qui bouleverse également la vie de ceux qui tuent, qui laisse derrière elle une traînée de rancœurs et de haines, rendant plus difficile la juste solution des problèmes mêmes qui l’ont provoquée » (Encyclique Centesimus Annus, 01.05.1991)

« Je sais parfaitement à quel point le pardon peut sembler contraire à la logique humaine, qui obéit souvent aux cycles de la contestation et de la revanche. Le pardon, au contraire, s’inspire de la logique de l’amour, cet amour que Dieu réserve à chaque homme et à chaque femme, à chaque peuple et à chaque nation, à toute la famille humaine. Mais si l’Église ose proclamer ce qui, humainement parlant, pourrait sembler une folie, c’est précisément à cause de sa confiance inébranlable en l’amour infini de Dieu. Comme l’atteste l’Écriture, Dieu est riche en miséricorde et il ne cesse de pardonner quand on revient à lui (cf. Ez 18,23; Ps 3231,5; 103102, 3.8-14; Ep 2,4-5; 2 Co 1,3). Le pardon de Dieu devient dans nos cœurs une source inépuisable de pardon dans nos rapports entre nous, nous aidant à vivre ces rapports sous le signe d’une vraie fraternité. (…) Nous avons tous besoin du pardon de nos frères, nous devons donc tous être prêts à pardonner. Demander pardon et pardonner est une voie profondément digne de l’homme ; c’est même parfois la voie unique pour sortir de situations marquées par des haines anciennes et violentes. » (Message pour la Journée Mondiale de la Paix, 1997)


Références :
https://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr.html pour citations de discours, homélies, audiences générales, messages, lettres, encycliques

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