orphelin

Orphelin de mère

La vie du petit Karol s’assombrit petit à petit. L’état de santé de sa maman se dégrade. Il découvre l’inquiétude et la peur de la perdre.

Depuis de nombreuses années, Emilia, sa maman, est gravement malade. Elle a du mal à emmener ses enfants se promener, mais fait tout ce qu’elle peut à la maison pour eux. Elle fait des malaises de plus en plus souvent et est hospitalisée plusieurs fois par an à Cracovie. Karol, qui a grandi, commence à se rendre compte de ce qu’il se passe. Il se fait du souci et a peur de perdre sa maman.

En 1929, l’état de santé d’Emilia se dégrade fortement, elle n’arrive plus à sortir de la maison, elle s’affaiblit de plus en plus. Elle a de la peine à respirer, des douleurs cardiaques, des douleurs rénales, les jambes très enflées. Elle n’arrive plus à se lever de son lit. Toute la famille prie pour le rétablissement d’Emilia, ainsi que ses voisins, une famille juive qui a une grande foi.

Karol est préoccupé, mais il continue toutes ses activités et garde son côté jovial. Il va à l’école, le cœur lourd mais courageusement. Il épate son entourage par sa bravoure.

Le 13 avril, alors qu’il est à l’école, sa maman décède. Il n’a pas encore 9 ans. Une voisine lui annonce la terrible nouvelle. Il ne dit rien, court rejoindre le lit de sa maman, auprès de qui son papa est déjà. C’est le premier grand drame de sa vie, drame qui le marquera pour toujours.

Le lendemain de l’enterrement, son papa l’emmène avec son frère Edmund prier à Kalwaria, en quelque sorte se réfugier sous le manteau protecteur de Marie. La dévotion à la Sainte Vierge, très présente dans la piété polonaise, s’intensifie chez le petit Karol. Certains pensent même que d’une certaine manière Marie est devenue sa maman d’adoption. Cette proximité de Notre Dame lui permet de garder un certain équilibre, de ne pas sombrer.

Ses camarades racontent que le décès de sa maman l’a marqué et changé, sa jovialité est moins grande et il s’isole pour réfléchir et prier. Il aime particulièrement aller prier à l’autel de Notre Dame du Perpétuel Secours, dans une chapelle qui lui est dédiée dans son église paroissiale. Il aime aussi se rendre au monastère carmélitain sur la colline de Wadowice. C’est là qu’il reçoit le scapulaire du Mont Carmel, qu’il portera toute sa vie. Il cherche souvent la solitude, joue moins avec ses amis, mais continue à rendre service volontiers.

Quelques mois après le décès de sa maman, il fait sa première communion. La photographie de ce jour-là dévoile bien sa souffrance, malgré la joie de ce grand jour qu’il attendait depuis très longtemps et auquel il se préparait avec ferveur depuis plusieurs années.


Références :
L’enfance de Jean-Paul II, Alain Vircondelet, Editions Artège, 2015
www.santiebeati.it

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