Le partage – un socle du bien commun

Tout ce qui est bon nous a été donné par Dieu, pour que nous en fassions bon usage. Le partage de ces biens est voulu par Dieu depuis la Création du monde.

« Le partage est un devoir auquel tout homme de bonne volonté, et surtout les disciples du Christ, ne peuvent se dérober. Les formes du partage peuvent être multiples, depuis le volontariat où l’on propose ses services avec une spontanéité digne de l’Évangile, depuis les offrandes généreuses et même répétées, tirées de notre superflu et parfois de notre nécessaire, jusqu’au travail proposé au chômeur ou à celui qui est en train de perdre tout espoir. » (Message pour le Carême 1983)

« Il est important d’éviter de construire l’économie (…) sur la base de besoins forcés, alimentés par une mentalité consumériste selon laquelle les individus sont dominés par le désir de posséder des biens matériels et une vie confortable, une tendance qui a pour effet de les rendre aveugles aux besoins des autres (…). Le véritable développement humain dépend moins de la quantité de biens disponibles que du niveau supérieur d’éducation et de formation, de la capacité accrue de pouvoir prendre librement les décisions qui déterminent l’existence d’une personne, et d’une augmentation des possibilités à partager directement dans la vie générale de la communauté et de la nation à laquelle on appartient. » (Discours, 25.03.1995)

« (…) le développement, qui assure les conditions nécessaires à l’exercice des droits fondamentaux, fait partie des droits universels de l’homme. Il est la conséquence directe de la destination universelle des biens de la création. (…) Le développement ne se réduit pas à la simple croissance économique. Pour être authentique, il doit être intégral, c’est-à-dire promouvoir tout homme et tout l’homme (…). Cela ne veut pas dire que l’Église considère comme quelque chose de négatif un plus grand accès aux biens matériels et l’expansion des industries qui les produisent. Cela veut dire (…) que “le développement ne peut consister seulement dans l’usage, dans la domination, dans la possession sans restriction des choses créées et des produits de l’industrie humaine, mais plutôt dans le fait de subordonner la possession, la domination et l’usage à la ressemblance divine de l’homme et à sa vocation à l’immortalité” (Sollicitudo rei socialis, n. 29). La nature spirituelle de l’homme et sa vocation transcendante impliquent une solidarité fondamentale entre les hommes qui nous rend tous responsables les uns des autres. Le respect de l’environnement naturel et l’utilisation correcte et modérée des ressources de la création font partie des obligations morales de chaque individu envers les autres. Cette vérité s’applique également aux relations entre peuples et entre nations. (…) Pour les croyants, cette attitude provient directement de leur relation à Dieu, Créateur de tout ce qui existe. » (Discours, 22.10.1993)  


Références :
https://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr.html pour citations de discours, homélies, audiences générales, messages, lettres, encycliques

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