Le péché – une insulte au Dieu d’Amour

Est-ce que le péché existe vraiment ? Pourquoi est-il mauvais ? Quel est le rapport entre le péché et le mal dans le monde ? Saint Jean-Paul II répond.

« Pour la Bible, la création est le siège de l’humanité et le péché est un attentat à l’ordre et à la perfection du monde. » (Audience générale, 06.03.2002)

« Le péché n’est donc pas une simple question psychologique ou sociale, mais c’est un événement qui entame la relation avec Dieu, en violant sa loi, en refusant son projet dans l’histoire, en détruisant l’échelle des valeurs, “en faisant des ténèbres la lumière et de la lumière les ténèbres”, c’est-à-dire “en appelant le mal bien et le bien mal” (cf. Is 5, 20). Avant d’être une quelconque injure faite à l’homme, le péché est tout d’abord une trahison à l’égard de Dieu. (…) le péché, s’il blesse l’homme, est aussi un acte qui altère profondément sa relation à Dieu ; il conduit à violer la loi divine, à refuser le projet du Seigneur dans l’histoire, à bouleverser l’ordre voulu par Dieu (…). » (Audience générale, 08.05.2002)

« En regardant à présent le monde contemporain, nous devons constater que la conscience du péché s’y est considérablement affaiblie. En raison d’une indifférence religieuse diffuse, ou du refus de ce que la droite raison et la Révélation nous disent de Dieu, le sens de l’alliance de Dieu et de ses commandements vient à manquer chez de nombreux hommes et femmes. Ensuite, la responsabilité humaine est très souvent obscurcie par la prétention d’une liberté absolue, qui se considère menacée et conditionnée par Dieu, législateur suprême. Le drame de la situation contemporaine, qui semble abandonner certaines valeurs morales fondamentales, dépend en grande partie du sens du péché. (…) Il faut restituer à la conscience le sens de Dieu, de sa miséricorde, de la gratuité de ses dons, afin qu’elle puisse reconnaître la gravité du péché, qui dresse l’homme contre son Créateur. La valeur de la liberté personnelle doit être reconnue et défendue comme un don précieux de Dieu, s’opposant ainsi à la tendance à la faire disparaître dans la chaîne des conditionnements sociaux ou à la détacher de son incontournable référence au Créateur. » (Audience générale, 25.08.1999)

« “Veillez, demeurez fermes dans la foi, soyez forts. Que tout se passe chez vous dans la charité” (1 Co 16, 13-14). Mais que signifie être forts ? Cela signifie vaincre le mal sous ses formes multiples. Le pire des maux est le péché, qui provoque d’innombrables souffrances et qui peut également s’installer en nous, exerçant une influence négative sur notre comportement. C’est pourquoi, s’il est juste de s’engager dans la lutte contre le mal dans ses manifestations publiques et sociales, il est également nécessaire pour les chrétiens de chercher à vaincre avant tout le péché, racine de toute forme de mal qui peut habiter le cœur humain, en résistant avec l’aide de Dieu à ses tentations. » (Message pontifical, 23.01.1998)


Références :
https://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr.html pour citations de discours, homélies, audiences générales, messages, lettres, encycliques

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