prédicateur à ski

Monseigneur Wojtyla – prédicateur à la curie romaine

Monseigneur Wojtyla est totalement dédié au service de son diocèse. Pourtant, il n’oublie pas qu’il fait partie de l’Eglise universelle et est à sa disposition.

En 1976, Paul VI demande à Monseigneur Wojtyla de prêcher les exercices de Carême à la curie romaine.

« Il y avait eu un problème au cours de la préparation. Au début du mois de février 1976, Monseigneur Wladyslaw Rubin me téléphona que le Pape Paul VI me priait de prêcher les Exercices spirituels en mars. Il ne me restait donc qu’à peine vingt jours pour préparer les textes et pour les traduire. (…) Je me rappelle les jours consacrés à la préparation. Il y avait vingt thèmes à préparer ; je devais les déterminer et les élaborer tout seul. Pour avoir la tranquillité nécessaire, j’allai à Zakopane chez les ursulines grises de Jaszczurowka. Jusqu’à midi, j’écrivais les méditations, dans l’après-midi j’allais skier, et plus tard, dans la soirée, j’écrivais encore. Cette rencontre avec Paul VI, dans le cadre des Exercices spirituels, fut particulièrement importante pour moi, car elle me rendit conscient de la promptitude qui est nécessaire à l’évêque pour parler de sa foi partout où le Seigneur lui demande de le faire. » (LIV LV)

Le contenu des méditations exposées, publiées sous le titre « Le signe de contradiction » (LIV LS), traite de l’Alliance de Dieu avec l’Homme, depuis la Création, en passant par la Rédemption et jusqu’au monde d’aujourd’hui. Alliances avec Dieu puis avec Jésus qui sont la cible de nombreuses formes de contradictions de la part de l’Homme, qui les rejette et s’y oppose, diamétralement ou moins clairement.

« (…) faisant le rapprochement avec l’actualité, le cardinal nota que le pape, l’Eglise, les évêques, mais aussi les prêtres et les religieux, et les croyants eux-mêmes, étaient destinés – à l’instar du Christ – à être des “signes de contradiction” dans un monde où, à travers la force ou le silence, on tentait de nier la vérité de Dieu, la vérité sur Dieu. » (LIV UV)

En effet, il sait bien de quoi il parle, quand les chrétiens ne peuvent pas porter une croix autour du cou à l’école, sous peine d’expulsion, quand des postes de travail sont refusés en raison de leur foi ou qu’elles sont licenciées en raison de leurs activités avec l’Eglise. Le régime communiste essaie de faire croire à une liberté religieuse en apparence mais persécute sans cesse les croyants, en particulier les chrétiens, tout en évitant autant que possible de créer de nouveaux martyrs.

Cette retraite aura permis aux membres de la curie de connaître le jeune cardinal polonais, qu’ils avaient déjà côtoyé pendant le Concile Vatican II.


Références :
Jean Paul II – Témoin d’espérance, George Weigel, Editions Jean-Claude Lattès, 2005
LIV LV : Levez-vous ! Allons ! Editions Plon/Mame, 2004
LIV LS : Le signe de contradiction, Karol Wojtyla, Editions Parole et Silence, 2014
LIV UV : Une vie avec Karol, Entretiens avec Gian Franco Svidercoschi, Stanislas Dziwisz, Editions Desclée de Brouwer / Le seuil, 2007

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