La solidarité – une entraide naturelle

La solidarité est nécessaire au bien de tous, de ceux qui reçoivent mais aussi de ceux qui donnent. Et elle ne concerne pas que les biens matériels.

« Une société authentiquement solidaire se construit grâce au fait que, pour aider les pauvres, ceux qui ont des biens ne puisent pas que dans leur superflu. En outre, il ne suffit pas d’offrir des biens matériels ; il faut un esprit de partage, qui fait considérer comme un titre de gloire la possibilité de consacrer ses soins et son attention aux besoins de ses frères en difficulté. On constate aujourd’hui que les chrétiens, aussi bien que les croyants d’autres religions et beaucoup d’hommes et de femmes de bonne volonté, réclament un style de vie simple comme condition pour que le partage équitable des fruits de la création de Dieu puisse devenir une réalité. Ceux qui vivent dans la misère ne peuvent plus attendre : ils ont besoin, et ils ont donc le droit, de recevoir tout de suite le nécessaire. » (Message pour la Journée Mondiale de la Paix 1998)

« La solidarité, comme attitude fondamentale, dans les décisions économiques, signifie ressentir la pauvreté d’autrui comme étant la sienne, faire sienne la misère des marginalisés et, face à cela, agir avec une rigoureuse cohérence. Il ne s’agit pas seulement de l’expression de bonnes intentions mais bien de la volonté décidée de trouver des solutions efficaces sur le plan technique de l’écono­mie, avec la clairvoyance que donne l’amour, et la créativité qui naît de la solidarité. » (Discours, 03.04.1987)

« Si le marché est un élément de base dans une société humaine et libre, la solidarité en est un autre. Il y a en outre des biens humains qui ne peuvent et ne doivent être l’objet d’aucune transaction économique, parce qu’ils touchent à la dignité même de la personne humaine : il s’agit des biens spirituels dont la privation dépouille l’homme de la liberté d’être lui-même. La société humaine ne peut être réduite au seul domaine de la production et des échanges de biens économiques. La véritable portée de la vie sociale n’est pas d’ordre économique mais d’ordre éthique. » (Discours, 23.11.1991)

« Le chrétien, “obéissant à la Parole du Seigneur”, récite chaque jour la prière que Lui-même a enseignée, et élève à Dieu l’invocation du pain en utilisant la forme plurielle :  “Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien”. Il sait donc bien qu’il ne peut s’enfermer dans une conception égoïste de son seul bien-être. Le Maître divin lui a enseigné à se charger également des nécessités des autres. Sa prière sera donc authentique si elle se traduit en un engagement sincère de solidarité concrète. » (Message pour la Journée Mondiale de l’Alimentation 2000)

« Une chose est certaine : plus votre amour est pur et généreux, et plus resplendit la beauté du christianisme et aussi le caractère séduisant de l’Evangile. Et le monde d’aujourd’hui a besoin de ceci : de voir, donc, le miracle des miracles, c’est-à-dire ce geste de prendre soin des nécessiteux de la manière la plus désintéressée, afin de triompher de l’individualisme égoïste ; de la manière la plus totale pour surmonter les mesquines partialités du calcul et de l’opportunisme ; de la manière la plus concrète pour ne pas se limiter à la stérilité des bonnes intentions et des bonnes paroles ; et également de la manière la plus secrète pour ne pas avilir la sincérité du don de soi-même avec l’ostentation où d’autres peuvent faire montre de maîtrise, mais certainement pas les disciples Jésus. » (Discours, 24.09.1979)


Références :
https://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr.html pour citations de discours, homélies, audiences générales, messages, lettres, encycliques

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