La vie en société – une organisation choisie par Dieu

Comment vivre en société à la manière voulue par Dieu ? Qui nous donne des conseils sur la façon de faire ? Saint Jean-Paul II répond.

« Ainsi que d’innombrables événements tragiques l’ont montré au cours du XXe siècle, lorsqu’une société rejette ou méprise le dessein providentiel inscrit dans l’ordre de la création, le respect pour la vie et la dignité humaines est inévitablement compromis. (…) En remplissant sa mission spirituelle dans le domaine public, l’Église ne peut donc pas manquer d’inviter tous les hommes et les femmes de bonne volonté à considérer l’inévitable dimension morale des politiques et stratégies sociales et économiques, qui ne sont jamais exclusivement techniques et neutres, mais moralement acceptables ou inadmissibles selon qu’elles défendent et promeuvent la dignité humaine ou qu’elles vont à leur encontre. » (Discours, 25.03.1995)

« C’est par sa réponse à l’appel de Dieu contenu dans l’être des choses que l’homme prend conscience de sa dignité transcendante. Tout homme doit donner cette réponse, car en elle il atteint le sommet de son humanité (…). La négation de Dieu prive la personne de ses racines et, en conséquence, incite à réorganiser l’ordre social sans tenir compte de la dignité et de la responsabilité de la personne. » (Encyclique Centesimus Annus, 01.05.1991)

« (…) de la conception chrétienne de la personne résulte nécessairement une vision juste de la société. Selon (…) toute la doctrine sociale de l’Eglise, le caractère social de l’homme ne s’épuise pas dans l’Etat, mais il se réalise dans divers groupes intermédiaires, de la famille aux groupes économiques, sociaux, politiques et culturels qui, découlant de la même nature humaine, ont – toujours à l’intérieur du bien commun – leur autonomie propre. » (Encyclique Centesimus Annus, 01.05.1991)

« La société a besoin d’une vision cohérente qui inclut la dignité et les droits inaliénables de chaque individu, en particulier des plus faibles et des plus vulnérables, et une claire conscience des valeurs et des relations fondamentales qui constituent en dernière analyse le bien commun. (…) Il s’agit d’un humanisme qui découle de la vérité sur la personne humaine créée à l’image de Dieu et possédant donc une dignité inviolable et des droits inaliénables, comprenant le droit fondamental à la liberté religieuse. De cette vision de la personne humaine jaillit ce véritable et noble concept de la société humaine qui reconnaît que nous sommes responsables les uns des autres, et qui exige donc une éthique de la solidarité. C’est pourquoi il devient particulièrement urgent d’édifier une éthique de la solidarité et de la culture du dialogue toujours plus profondément enracinée, car seules celles-ci constituent le chemin vers un avenir pacifique. » (Discours, 26.05.2000)


Références :
https://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr.html pour citations de discours, homélies, audiences générales, messages, lettres, encycliques

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