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	<title>Comment il vivait sa relation avec Dieu &#8211; Saint Jean-Paul II</title>
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	<description>SJPII - Sanctus Ioannes Paulus II</description>
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	<title>Comment il vivait sa relation avec Dieu &#8211; Saint Jean-Paul II</title>
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		<title>Sa maman la Sainte Vierge Marie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[SJPII]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Oct 2020 10:05:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vivre comme Jean-Paul II]]></category>
		<category><![CDATA[Comment il vivait sa relation avec Dieu]]></category>
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					<description><![CDATA[Quelle était la relation que Jean-Paul II avait avec la Sainte Vierge Marie ? Quels aspects pouvons-nous imiter ?]]></description>
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									<p>Jean-Paul II est très dévot de Marie depuis son enfance et a continué à avoir ce lien très fort avec <a href="https://sanctus-jpii.net/sainte-vierge-marie-etoile/">la Sainte Vierge</a> tout au long de sa vie. Ses proches racontent : « Nous avons tous connu le grand amour qu’il avait pour la Mère de Dieu. Se donner tout entier à Marie signifie être, avec elle, entièrement pour le Seigneur. Ainsi, comme Marie qui ne vécut pas pour elle-même mais pour Lui, de la même façon il a appris par elle et en étant avec elle, à se dédier complètement au Christ. » (AD)<br /><br />Ceci s’est vu tout de suite après son élection comme Pape. Jean-Paul II devait choisir ses armoiries. Les spécialistes de l’héraldique ecclésiastique avaient préparé sept esquisses, mais Jean-Paul II les a toutes refusées. Il voulait garder les armoiries qu’il avait quand il était archevêque à Cracovie : une lettre M en majuscule représentant Marie, sous une croix, la Croix du Christ, avec <a href="https://sanctus-jpii.net/devise-episcopale-originale/">la devise Totus Tuus</a>. Les spécialistes se sont vexés et lui ont expliqué que de mettre une lettre ainsi sur des armoiries n’était pas conforme à la pratique habituelle et ressemblait même à une publicité. Mais Jean-Paul II n’a pas cédé. C’était une marque d’indépendance et surtout d’amour pour la Sainte Vierge, qui figurerait sur tous les documents officiels du pontificat. Arrivé à sa vingt-cinquième année de pontificat, il écrit qu’il remercie le Seigneur, comme « sa très sainte Mère, sous la protection de laquelle j’ai placé mon ministère pétrinien : Totus Tuus ! » (Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae, 16.10.2002)<br /><br />Totus Tuus : totalement Tien : cette devise vient du <a href="https://sanctus-jpii.net/devotion-marie-soutien-vie/">« Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge »</a> de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, où il propose la consécration à Jésus par Marie. Jean-Paul II l’avait lu dans sa jeunesse et cette lecture l’avait rassuré quant à sa grande dévotion à Marie : il avait peur de trop se rapprocher de Marie et ainsi de s’éloigner de Jésus mais, par ce traité, il avait appris et compris que toute vraie dévotion à Marie mène forcément à Jésus, et donc de se rapprocher de Marie rapproche forcément de Jésus.<br /><br />Sa dévotion à Marie se voit également dans ses voyages. « Chaque fois que nous effectuions un voyage, il voulait toujours visiter un sanctuaire marial. Ce n’est pas par hasard qu’il a fait son dernier voyage justement au sanctuaire de Lourdes. Les sanctuaires mariaux étaient une des destinations qu’il préférait. » (GP)<br /><br />Dans son quotidien, son attachement à la Mère de Dieu est évident. « Il était heureux quand à la fin de la messe on pouvait entonner un chant marial ou exprimer une dévotion mariale populaire, comme un couronnement de la Madone ou simplement encenser une statue que l’on mettait sur un côté. » (GP) Il avait « l’habitude de toujours garder autour de son bras la couronne du rosaire le jour pour la poser sur sa table de chevet la nuit, ou le scapulaire de la Vierge du Carmel suspendu à son cou (scapulaire taché de son sang lors de l’attentat de 1981 et dont il ne veut jamais se séparer, même dans la salle d’opération). » (VJ)  « Au cours de ses déplacements ou à la maison, passant d’une pièce à l’autre dans le couloir, ou pendant ses voyages, en avion, en voiture, en bateau, en hélicoptère, il ne lâchait jamais son chapelet. Pendant tous les moments de silence ou de pause, on le voyait murmurer quelque chose. » (DI) Il donne d’ailleurs lui-même un chapelet ou le fait remettre à chaque personne qui lui rend visite, pour stimuler chacun à faire cette prière. Il affirme : « (…) moi-même, je n’ai négligé aucune occasion pour exhorter à la récitation fréquente du Rosaire. » (Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae, 16.10.2002) D&rsquo;ailleurs, il prie aussi le chapelet chaque premier samedi du mois, en direct sur Radio-Vatican.<br /><br />Il nous confie : « Depuis mes plus jeunes années, cette prière a eu une place importante dans ma vie spirituelle. (…) <a href="https://sanctus-jpii.net/rosaire/">Le Rosaire</a> m&rsquo;a accompagné dans les temps de joie et dans les temps d&rsquo;épreuve. Je lui ai confié de nombreuses préoccupations. En lui, j&rsquo;ai toujours trouvé le réconfort. » (Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae, 16.10.2002) « Le Rosaire est ma prière préférée. C’est une prière merveilleuse. Merveilleuse de simplicité et de profondeur. Dans cette prière, nous répétons de multiples fois les paroles de l’Archange et d’Élisabeth à la Vierge Marie. Toute l’Église s’associe à ces paroles. (…) sur l’arrière-fond des Ave Maria défilent les principaux épisodes de la vie de Jésus-Christ. Réunis en mystères joyeux, douloureux et glorieux ils nous mettent en communion vivante avec Jésus à travers le cœur de sa Mère, pourrions- nous dire. En même temps, nous pouvons rassembler dans ces dizaines du Rosaire tous les événements de notre vie individuelle ou familiale, de la vie de notre pays, de l’Église, de l’humanité : c’est-à-dire nos événements personnels ou ceux de notre prochain, et en particulier de ceux qui nous sont les plus proches, qui nous tiennent le plus à cœur. C’est ainsi que la simple prière du Rosaire s’écoule au rythme de la vie humaine. » (Angelus, 29.10.1978)<br /><br />A propos de cette prière, Jean-Paul II écrit la lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae (le Rosaire de la Vierge Marie) en 2002. Il la signe en la date anniversaire de son élection comme Pape, le 16 octobre. Il explique l’intérêt et la nécessité de prier le chapelet, le Rosaire : « La spiritualité chrétienne a pour caractéristique fondamentale l&rsquo;engagement du disciple à « se conformer » toujours plus pleinement à son Maître (cf. Rm 8, 29; Ph 3, 10.21). (…) Dans le parcours spirituel du Rosaire, fondé sur la contemplation incessante – en compagnie de Marie – du visage du Christ, on est appelé à poursuivre un tel idéal exigeant de se conformer à Lui grâce à une fréquentation que nous pourrions dire « <a href="https://sanctus-jpii.net/jesus-notre-meilleur-ami/">amicale</a>« . Elle nous fait entrer de manière naturelle dans la vie du Christ et pour ainsi dire « respirer » ses sentiments. »  (Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae, 16.10.2002) « Il ne s&rsquo;agit pas seulement d&rsquo;apprendre ce qu&rsquo;il nous a enseigné, mais « d&rsquo;apprendre à le connaître Lui ». Et quel maître, en ce domaine, serait plus expert que Marie ? S&rsquo;il est vrai que, du point de vue divin, l&rsquo;Esprit est le Maître intérieur qui nous conduit à la vérité tout entière sur le Christ (cf Jn 14, 26; 15, 26; 16, 13), parmi les êtres humains, personne mieux qu&rsquo;elle ne connaît le Christ; nul autre que sa Mère ne peut nous faire entrer dans une profonde connaissance de son mystère. » (Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae, 16.10.2002) « La contemplation du Christ trouve en Marie son modèle indépassable. (…) Personne ne s&rsquo;est adonné à la contemplation du visage du Christ avec autant d&rsquo;assiduité que Marie. (…) C&rsquo;est précisément à partir de l&rsquo;expérience de Marie que le Rosaire est une prière nettement contemplative. Privé de cette dimension, il en serait dénaturé (…). » (Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae, 16.10.2002)<br /><br />« (…) tout en ayant une caractéristique mariale, le Rosaire est une prière dont le centre est christologique. Dans la sobriété de ses éléments, il concentre en lui la profondeur de tout le message évangélique, dont il est presque un résumé. (…) Avec lui, le peuple chrétien se met à l&rsquo;école de Marie, pour se laisser introduire dans la contemplation de la beauté du visage du Christ et dans l&rsquo;expérience de la profondeur de son amour. » (Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae, 16.10.2002) « Après l&rsquo;énonciation du mystère et la proclamation de la Parole, il est opportun de s&rsquo;arrêter pendant un temps significatif pour fixer le regard sur le mystère médité, avant de commencer la prière vocale. La redécouverte de la valeur du <a href="https://sanctus-jpii.net/silence-fil-qui-conduit-a-dieu/">silence</a> est un des secrets de la pratique de la contemplation et de la méditation. Dans une société hautement marquée par la technologie et les médias, il reste aussi que le silence devient toujours plus difficile. De même que dans la liturgie sont recommandés des moments de silence, de même, après l&rsquo;écoute de la Parole de Dieu, une brève pause est opportune dans la récitation du Rosaire, tandis que l&rsquo;esprit se fixe sur le contenu d&rsquo;un mystère déterminé. » (Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae, 16.10.2002) « Le Rosaire se situe dans la meilleure et dans la plus pure tradition de la contemplation chrétienne. Développé en Occident, il est une prière typiquement méditative et il correspond, en un sens, à la « prière du cœur » ou à la « prière de Jésus », qui a germé sur l&rsquo;humus de l&rsquo;Orient chrétien. » (Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae, 16.10.2002)<br /><br />Jean-Paul II propose aussi d’étendre les méditations traditionnelles du Rosaire : « Parmi tous les mystères de la vie du Christ, le Rosaire, tel qu&rsquo;il s&rsquo;est forgé dans la pratique la plus courante approuvée par l&rsquo;autorité ecclésiale, n&rsquo;en retient que quelques-uns. Ce choix s&rsquo;est imposé à cause de la trame originaire de cette prière, qui s&rsquo;organisa à partir du nombre 150, correspondant à celui des Psaumes. Afin de donner une consistance nettement plus christologique au Rosaire, il me semble toutefois qu&rsquo;un ajout serait opportun ; (…) cela pourrait permettre de prendre en compte également les mystères de la vie publique du Christ (…). Car c&rsquo;est dans l&rsquo;espace de ces mystères que nous contemplons des aspects importants de la personne du Christ en tant que révélateur définitif de Dieu. (…)  C&rsquo;est tout au long des années de sa vie publique que le mystère du Christ se révèle à un titre spécial comme mystère de lumière : « Tant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde » (Jn 9,5). Pour que l&rsquo;on puisse dire de manière complète que le Rosaire est un « résumé de l&rsquo;Évangile », il convient donc que, après avoir rappelé l&rsquo;incarnation et la vie cachée du Christ (mystères joyeux), et avant de s&rsquo;arrêter sur les souffrances de la passion (mystères douloureux), puis sur le triomphe de la résurrection (mystères glorieux), la méditation se tourne aussi vers quelques moments particulièrement significatifs de la vie publique (mystères lumineux). Cet ajout de nouveaux mystères, sans léser aucun aspect essentiel de l&rsquo;assise traditionnelle de cette prière, a pour but de la placer dans la spiritualité chrétienne, avec une attention renouvelée, comme une authentique introduction aux profondeurs du Cœur du Christ, abîme de joie et de lumière, de douleur et de gloire. (…) Ces cycles de méditation proposés par le Saint Rosaire ne sont certes pas exhaustifs, mais ils rappellent l&rsquo;essentiel, donnant à l&rsquo;esprit le goût d&rsquo;une connaissance du Christ qui puise continuellement à la source pure du texte évangélique. » (Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae, 16.10.2002)<br /><br />Jean-Paul II nous explique que la contemplation de Jésus par la méditation des mystères de sa vie va de pair avec une « implication anthropologique du Rosaire (…). Celui qui se met à contempler le Christ en faisant mémoire des étapes de sa vie ne peut pas ne pas découvrir aussi en Lui la vérité sur l&rsquo;homme. (…) En suivant le chemin du Christ, (…) le croyant se place face à l&rsquo;image de l&rsquo;homme véritable. En contemplant sa naissance, il découvre le caractère sacré de la vie ; en regardant la maison de Nazareth, il apprend la vérité fondatrice de la famille selon le dessein de Dieu ; en écoutant le Maître dans les mystères de sa vie publique, il atteint la lumière qui permet d&rsquo;entrer dans le Royaume de Dieu et, en le suivant sur le chemin du Calvaire, il apprend le sens de la souffrance salvifique. Enfin, en contemplant le Christ et sa Mère dans la gloire, il voit le but auquel chacun de nous est appelé, à condition de se laisser guérir et transfigurer par l&rsquo;Esprit Saint. On peut dire ainsi que chaque mystère du Rosaire, bien médité, éclaire le mystère de l&rsquo;homme. En même temps, il devient naturel d&rsquo;apporter à cette rencontre avec la sainte humanité du Rédempteur les nombreux problèmes, préoccupations, labeurs et projets qui marquent notre vie. (…) Méditer le Rosaire consiste à confier nos fardeaux aux cœurs <a href="https://sanctus-jpii.net/misericorde-divine-proximite-de-dieu/">miséricordieux</a> du Christ et de sa Mère. » (Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae, 16.10.2002)<br /><br />Jean-Paul II nous encourage : « Je me tourne vers vous, frères et sœurs de toute condition, vers vous, familles chrétiennes, vers vous, malades et personnes âgées, vers vous les jeunes : reprenez avec confiance le chapelet entre vos mains, le redécouvrant à la lumière de <a href="https://sanctus-jpii.net/lecture-meditation-bible/">l&rsquo;Écriture</a>, en harmonie avec la liturgie, dans le cadre de votre vie quotidienne. » (Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae, 16.10.2002)<br /><br />Afin de faire retrouver la joie et la ferveur à prier le Rosaire, Jean-Paul II a proposé au début des années 2000 : « (…) j&rsquo;ai senti la nécessité de développer une réflexion sur le Rosaire, presque comme un couronnement marial de cette lettre apostolique, pour exhorter à la contemplation du visage du Christ en compagnie de sa très sainte Mère et à son école. (…) je désire que, tout au long de l&rsquo;année, cette prière soit proposée et mise en valeur de manière particulière dans les différentes communautés chrétiennes. Je proclame donc l&rsquo;année qui va d&rsquo;octobre de cette année à octobre 2003 Année du Rosaire. » (Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae, 16.10.2002)<br /><br />Dans cette lettre apostolique sur le Rosaire, Jean-Paul II précise que c’est Marie qui demande que l’on prie le chapelet : « Au cours du dix-neuvième et du vingtième siècles, les diverses circonstances au cours desquelles la Mère du Christ a fait en quelque sorte sentir sa présence et entendre sa voix pour exhorter le Peuple de Dieu à cette forme d&rsquo;oraison contemplative (le Rosaire) sont connues. En raison de la nette influence qu&rsquo;elles conservent dans la vie des chrétiens et à cause de leur reconnaissance importante de la part de l&rsquo;Église, je désire rappeler en particulier les apparitions de Lourdes et de Fatima (…). » (Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae, 16.10.2002) A Fatima, la Sainte Vierge a demandé : « Récitez le chapelet tous les jours ! », et s’est présentée : « Je suis Notre Dame du Rosaire. » (MD)<br /><br />C’est d’ailleurs à la Vierge de Fatima que Jean-Paul II attribue d’avoir survécu à l’attentat à sa vie par trois coups de pistolet, sur la Place Saint Pierre, le 13 mai 1981, date anniversaire de la première apparition de la Madone à Fatima. Pendant le transfert en ambulance vers l’hôpital, dans une grande souffrance, il priait : « Marie, ma Mère ! Marie, ma Mère ! » (NA) Il dit à sa première audience générale après sa sortie de l’hôpital : « Pourrais-je oublier que l’événement à la Place Saint Pierre a eu lieu le jour et l’heure auxquels, depuis plus de soixante ans, on rappelle, à Fatima au Portugal, la première apparition de la Mère du Christ aux pauvres petits paysans ? Ainsi, dans tout ce qui m’est arrivé justement ce jour-là, j’ai ressenti cette extraordinaire protection maternelle et cette sollicitude, qui s’est montrée plus forte que le projectile mortel. » (Audience générale, 07.10.1981) Il explique aussi « (…) comment il a été sauvé : ″C&rsquo;est une main maternelle qui guida la trajectoire de la balle et le Pape agonisant s&rsquo;est arrêté au seuil de la mort″ (13 mai 1994). » (MF) « (…) si son entourage, à la clinique, hésitait à parler ouvertement de miracle, il l’ose, lui, tranquillement : « Une main a tiré, (…) une autre a guidé la balle. » » (NA) Le 13 mai 1982, une année après l’attentat, Jean-Paul II va à Fatima pour remercier Marie. Il donnera aussi la balle qui a failli le tuer à l’évêque de Leiria-Fatima, pour la faire sertir dans la couronne de la statue de la Sainte Vierge.<br /><br />Depuis l’attentat, le 13 mai est une date spéciale pour lui.  « Le Saint-Père priait toujours le 13 mai à dix-sept heures. Chaque année, nous célébrions dans sa chapelle une messe d’action de grâce pour la sauvegarde de sa vie lors de l’attentat du 13 mai 1981. Et nous n’invitions personne à cette messe. (…) Il en était de même pour la nuit de Saint Sylvestre. Une messe était célébrée pour les plus proches à minuit, en action de grâce à la Sainte Vierge pour l’année passée et afin de lui confier l’année nouvelle. Nous étions peu nombreux &#8211; le Saint-Père, ses secrétaires et les sœurs. » (LM)<br /><br />Vu qu’il n’y avait pas de statue de la Sainte Vierge à la place Saint Pierre, alors que les apôtres et de nombreux saints y sont représentés, Jean-Paul II fait réaliser une mosaïque, qui sera appelée Maria Mater Ecclesiae (Marie Mère de l’Eglise). Cette icône est placée sur le mur du Palais apostolique qui donne sur la place Saint-Pierre, pour que toutes les personnes qui passent par cette place la voient bien. L’image est bénie lors de la fête de l’Immaculée Conception en 1981.<br /><br />Jean-Paul II choisit des dates précises pour de tels événements et aussi pour signer ses documents officiels. Nombreux sont les documents du Magistère de l’Eglise qu’il a signés en des dates de fêtes mariales. Un travail énorme de mise à jour du Catéchisme de l’Eglise catholique romaine suite au Concile Vatican II a lieu dans les années ’90. Jean-Paul II en signe l’approbation de la version latine le 15 août 1997, fête de l’Assomption, une manière de le confier à la Madone.<br /><br />Son attachement à la Sainte Vierge et sa volonté de communiquer combien la dévotion à Marie est importante sont très clairs aussi par l’indiction de l’Année mariale (du 7 juin 1987 au 15 août 1988), une année dédiée à Marie. L’annonce de cette année jubilaire est faite dans l’Encyclique Redemptoris Mater du 25 mars 1987, signée en la fête de l’Annonciation et de l’Incarnation de Jésus, fête mariale.<br /><br />L’encyclique Redemptoris Mater (la Mère du Rédempteur), d’ailleurs, est aussi dédiée à la Sainte Vierge et traite de son importance dans la Rédemption, ainsi que du rôle de Marie dans l’Eglise et dans nos vies. C’est un des principaux documents écrits par Jean-Paul II sur Marie. Il y explique : « Après les événements de la Résurrection et de l&rsquo;Ascension, Marie, entrant au Cénacle avec les Apôtres dans l&rsquo;attente de la Pentecôte, était présente en tant que Mère du Seigneur glorifié. Elle était (…) laissée par son Fils comme mère au sein de l&rsquo;Eglise naissante : « Voici ta mère » (Jn 19,27). Ainsi commença à se former un lien spécial entre cette Mère et l&rsquo;Eglise. L&rsquo;Eglise naissante était en effet le fruit de la Croix et de la Résurrection de son Fils. Marie, qui depuis le début s&rsquo;était donnée sans réserve à la personne et à l&rsquo;œuvre de son Fils, ne pouvait pas ne pas reporter sur l&rsquo;Eglise, dès le commencement, ce don maternel qu&rsquo;elle avait fait de soi. Après le départ de son Fils, sa maternité demeure dans l&rsquo;Eglise, comme médiation maternelle : en intercédant pour tous ses fils, la Mère coopère à l&rsquo;action salvifique de son Fils Rédempteur du monde. » (Encyclique Redemptoris Mater, 25.03.1987) « Marie est présente dans l&rsquo;Eglise comme Mère du Christ et en même temps comme la Mère que le Christ, dans le mystère de la Rédemption, a donnée à l&rsquo;homme en la personne de l&rsquo;Apôtre Jean. C&rsquo;est pourquoi Marie, (…) Mère de l&rsquo;Eglise, en est également le modèle. » (Encyclique Redemptoris Mater, 25.03.1987)<br /><br />Tout au long de son pontificat, Jean-Paul II écrit aussi de très nombreux discours, homélies et documents de toute sorte qui font référence à la Sainte Vierge ou lui sont dédiés. Aussi, quand il écrit ses livres et ses encycliques, entre autres, il écrit en haut à droite de la page « Totus Tuus », une manière de confier son travail à Marie.<br /><br />Pendant l’année jubilaire mariale, il rebaptise la chapelle qui est juste à côté de son appartement et dont l’usage est réservé au Pape, la nommant Redemptoris Mater. En 1996, quand les cardinaux lui demandent quel cadeau lui ferait plaisir pour son cinquantième anniversaire de sacerdoce, il choisit la rénovation de cette chapelle, en signe d’amour pour Marie. Le cadeau lui est ainsi fait à elle aussi, la chapelle lui étant dédiée, et à Jésus, présent dans le tabernacle de la chapelle.<br /><br />A la fin de sa vie, alors qu’il ne peut plus parler, juste après sa trachéotomie pour l’aider à respirer, il écrit sur une ardoise qui lui est donnée pour pouvoir s’exprimer : « Totus Tuus ».<br /><br /><span style="color: #808080;"><strong><span style="color: #808080;">Et pour moi, qui est Marie ? Est-ce que j’ai compris que de se rapprocher d’elle rapproche de Jésus ? Est-ce que je sais pourquoi elle demande de prier le chapelet ? Comment la dévotion de Jean-Paul II pour la Madone peut-elle m’inspirer pour améliorer ma relation avec elle ?<br /><br /></span></strong></span><em>Références :</em><br /><em>Jean Paul II &#8211; Témoin d’espérance, George Weigel, Editions Jean-Claude Lattès, 2005</em><br /><em>Jean-Paul II &#8211; La biographie, Andrea Riccardi, Parole et Silence, 2014</em><br /><em>Pope John Paul II, The biography, Tad Szulc, Scribner, 1995<br />Le Rosaire &#8211; histoire d&rsquo;une prière, Hubert Lelièvre, Editeur Pierre Tequi, 1996<br /></em><em>AD : Auprès de Jean-Paul II &#8211; Ses amis et ses collaborateurs racontent, Wlodzimierz Redzioch, Editions du Parvis, 2014</em><br /><em>GP : Giovanni Paolo II &#8211; Ricordi di un Papa Santo, Piero Marini in dialogo con Luigi Maria Epicoco, Editrice Tau, 2014</em><br /><em>DI : Dans l’intimité de Jean-Paul II, Renato Boccardo, Editions des Béatitudes, 2014</em><br /><em>MF : Le Message de Fatima, Congrégation pour la Doctrine de la Foi (www.vatican.va)</em><br /><em>NA : « N’ayez pas peur ! » André Frossard dialogue avec Jean-Paul II, Editions Robert Laffont, 2005 (original en 1983, en italien)</em><br /><em>LM : Le mardi était son jour préféré, Monseigneur Mieczyslaw Mokrzycki et Brygida Grysiak, Editions des Béatitudes, 2010</em><br /><em>VJ : Le Vrai Jean-Paul II, Slawomir Oder avec Saverio Gaeta, Editions Presses de la Renaissance, 2011</em><br /><em>MD : Mémoires de Sœur Lucie, Secrétariat des Petits Bergers, Fatima, 2010</em><br /><em><a href="https://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr.html" rel="nofollow noopener" target="_blank">https://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr.html</a> pour citations de discours, homélies, audiences générales, messages, lettres, encycliques</em></p>								</div>
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		<title>La Divine Miséricorde depuis Cracovie</title>
		<link>https://sanctus-jpii.net/la-divine-misericorde-depuis-cracovie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SJPII]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2020 12:54:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vivre comme Jean-Paul II]]></category>
		<category><![CDATA[Comment il vivait sa relation avec Dieu]]></category>
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					<description><![CDATA[Quelle était la place de la Divine Miséricorde dans la vie de Jean-Paul II ? Et quelle est sa place dans la nôtre?]]></description>
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<p>L’Amour de Dieu pour nous, Sa Divine Miséricorde, ont toujours touché Jean-Paul II, bien avant qu’il ne soit élu Pape. Une religieuse polonaise ayant vécu à Cracovie, <a href="https://sanctus-jpii.net/heureusement-divine-misericorde/">Sœur Faustine Kowalska</a>, avait reçu des révélations de Jésus sur la dévotion à la Divine Miséricorde, entre la première et la deuxième guerre mondiale. Elle était décédée en 1938 et le futur Jean-Paul II, qui vivait à Cracovie, ne l&rsquo;avait jamais rencontrée. Par contre, il était allé souvent se recueillir sur sa tombe, en particulier pendant la guerre et pratiquait la dévotion à la Divine Miséricorde promulguée par Sœur Faustine. Devenu archevêque de Cracovie, <a href="https://sanctus-jpii.net/divine-misericorde-en-danger/">il s’était impliqué personnellement</a> pour faire avancer son procès de béatification. Un proche raconte : « Je me souviens qu’il m’a dit : « Sainte Faustine a été la plus grande mystique du vingtième siècle ». Le pape Wojtyla avait une grande vénération pour cette femme. » (GP)<br /><br />Alors qu’il est déjà Pape, le procès de béatification se poursuit. Jean-Paul II le suit avec grand intérêt et c’est lui qui élève Sœur Faustine à la gloire des autels, en 1993. Dans son homélie lors de la Messe, il déclare : « La manière avec laquelle sa dévotion à Jésus Miséricordieux a fait son chemin dans le monde contemporain et conquiert tant de cœurs humains est vraiment merveilleuse ! Ceci est sans doute un signe des temps (…). Où, donc, sinon dans la Divine Miséricorde, le Monde peut-il trouver une issue et une lueur d’espoir ? Les croyants le pressentent très bien ! » (Homélie, 18 avril 1993) Et Jean-Paul II, champion pour lire les signes des temps, le pressent très fortement.<br /><br />Quelques années plus tard, lors de l’homélie de la Messe de canonisation de Sœur Faustine, le premier dimanche après Pâques de l’an 2000, Jean-Paul II affirme : « Aujourd&rsquo;hui, ma joie est véritablement grande de proposer à toute l&rsquo;Eglise, qui est presque un don de Dieu pour notre temps, la vie et le témoignage de Sœur Faustine Kowalska. La divine Providence a voulu que la vie de cette humble fille de la Pologne soit totalement liée à l&rsquo;histoire du vingtième siècle, le siècle que nous venons de quitter. C&rsquo;est, en effet, entre la Première et la Seconde Guerre mondiale que le Christ lui a confié son message de miséricorde. (…) Jésus dit à Sœur Faustine :  « L&rsquo;humanité n&rsquo;aura de paix que lorsqu&rsquo;elle s&rsquo;adressera avec confiance à la Divine Miséricorde » (Journal, Librairie Editrice Vaticane, p. 132). (…) Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un message nouveau, mais on peut le considérer comme un don d&rsquo;illumination particulière, qui nous aide à revivre plus intensément l&rsquo;Evangile de Pâques, pour l&rsquo;offrir comme un rayon de lumière aux hommes et aux femmes de notre temps. Que nous apporteront les années qui s&rsquo;ouvrent à nous ? Quel sera l&rsquo;avenir de l&rsquo;homme sur la terre ? Nous ne pouvons pas le savoir. Il est toutefois certain qu&rsquo;à côté de nouveaux progrès ne manqueront pas, malheureusement, les expériences douloureuses. Mais la lumière de <a href="https://sanctus-jpii.net/misericorde-divine-proximite-de-dieu/">la Divine Miséricorde</a>, que le Seigneur a presque voulu remettre au monde à travers le charisme de Sœur Faustine, illuminera le chemin des hommes du troisième millénaire. Comme les Apôtres autrefois, il est toutefois nécessaire que l&rsquo;humanité d&rsquo;aujourd&rsquo;hui accueille elle aussi dans le cénacle de l&rsquo;histoire le Christ ressuscité, qui (…) guérit les blessures du cœur, abat les barrières qui nous éloignent de Dieu et qui nous divisent entre nous, restitue <a href="https://sanctus-jpii.net/joie-sourire-vertu/">la joie</a> de l&rsquo;amour du Père et celle de l&rsquo;unité <a href="https://sanctus-jpii.net/fraternite-exigence-de-dieu/">fraternelle</a>. » (Homélie, 30.04.2000)<br /><br />Un de ses proches explique que « Jean-Paul II a poursuivi la dévotion propagée par cette Sainte (…). » (GP) En effet, une des demandes de Jésus à Sœur Faustine était que le dimanche après Pâques soit dédié à la Divine Miséricorde. Jean-Paul II accède à cette demande et l’annonce dans la même homélie de la Messe de canonisation : « Il est alors important que nous recevions entièrement le message qui provient de la Parole de Dieu en ce deuxième Dimanche de Pâques, qui dorénavant, dans toute l&rsquo;Eglise, prendra le nom de « Dimanche de la Divine Miséricorde ». » (Homélie, 30.04.2000)<br /><br />Le message de la Divine Miséricorde, présent tout au long de la Bible et rappelé par Jésus à Sœur Faustine, est très cher à Jean-Paul II. Il est touché par ses deux aspects : Dieu est miséricordieux envers nous et veut que nous soyons miséricordieux entre nous. Il explique : « (…) la miséricorde (…), tandis qu&rsquo;elle reconstruit le rapport de chacun avec Dieu, suscite également parmi les hommes de nouveaux rapports de <a href="https://sanctus-jpii.net/solidarite-entraide-naturelle/">solidarité</a> fraternelle. Le Christ nous a enseigné que « l&rsquo;homme non seulement reçoit et expérimente la miséricorde de Dieu, mais aussi qu&rsquo;il est appelé à « faire miséricorde » aux autres :  « Bienheureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » (Mt 5, 7) » (Dives in misericordia, n. 14). Il nous a ensuite indiqué les multiples voies de la miséricorde, qui ne pardonne pas seulement les péchés, mais répond également à toutes les nécessités de l&rsquo;homme. Jésus s&rsquo;incline sur toute forme de pauvreté humaine, matérielle et spirituelle. » (Homélie, 30.04.2000)<br /><br />Dieu est miséricordieux envers nous quand <a href="https://sanctus-jpii.net/dieu-le-pere-meilleur-papa/">Il nous soutient dans les épreuves</a> et quand Il nous pardonne. Jean-Paul II nous le rappelle : « A travers le cœur du Christ crucifié, la Divine Miséricorde atteint les hommes :  « Ma Fille, dis que je suis l&rsquo;Amour et la Miséricorde en personne », demandera Jésus à Sœur Faustine (Journal, 374). (…) la miséricorde n&rsquo;est-elle pas le « second nom » de l&rsquo;amour (…), saisi dans son aspect le plus profond et le plus tendre, dans son aptitude à se charger de chaque besoin, en particulier dans son immense capacité de pardon ? » (Homélie, 30.04.2000) Jean-Paul II fait l’expérience de cette Divine Miséricorde, au milieu de ses différentes épreuves, le motivant à faire connaître ce message.<br /><br /><a href="https://sanctus-jpii.net/confession-soulagement-ame/">Le sacrement de la réconciliation</a> est un moyen privilégié de bénéficier de la Miséricorde de Dieu. Jean-Paul II l’a bien compris et l’exploite avec foi et persévérance : « Tous les samedis, il se confessait, et pour les solennités particulières il le faisait le jour précédent. » (JA) D’ailleurs, au sujet de ce sacrement, il écrit l’exhortation apostolique Reconciliatio et Paenitentia (Réconciliation et Pénitence). « (…) le fruit le plus précieux du pardon obtenu dans le sacrement de Pénitence consiste dans la réconciliation avec Dieu : celle-ci se produit dans le secret du cœur du fils prodigue et retrouvé qu&rsquo;est chaque pénitent. Il faut évidemment ajouter que cette réconciliation avec Dieu a pour ainsi dire comme conséquences d&rsquo;autres réconciliations, qui portent remède à autant de ruptures causées par le péché : le pénitent pardonné se réconcilie avec lui-même dans les profondeurs de son être, où il retrouve sa vérité intérieure ; il se réconcilie avec ses frères, agressés et lésés par lui en quelque sorte ; il se réconcilie avec l&rsquo;Eglise ; il se réconcilie avec toute la création. La prise de conscience de tout cela fait naître chez le pénitent, au terme de la célébration, un sentiment de gratitude envers Dieu pour le don de la miséricorde qu&rsquo;il a reçue. (…) Tout confessionnal est un lieu privilégié et béni d&rsquo;où, une fois les divisions effacées, naît un homme réconcilié, nouveau et sans tache, un monde réconcilié ! » (Exhortation apostolique Reconciliatio et Paenitentia, 02.12.1984) Dans ce document sont approfondis de nombreux aspects de la confession, avec aussi ses modalités pratiques et pourquoi la médiation d’un prêtre a été voulue par Dieu.<br /><br />Profiter de la Divine Miséricorde est essentiel, pour ensuite la transmettre, comme Sœur Faustine le dit dans sa prière à Dieu pour devenir miséricordieuse : « (…) que le plus grand des attributs divins, Ton insondable miséricorde, passe par mon âme et mon cœur sur le prochain. » (PJ) En effet, Dieu nous demande d’<a href="https://sanctus-jpii.net/misericorde-imiter-le-coeur-de-dieu/">être miséricordieux entre nous</a>, ce que Jean-Paul II a mis en pratique de son mieux, en actions, paroles et prières, comme Jésus l’a enseigné à Sœur Faustine : « Tu dois témoigner aux autres la miséricorde, toujours et partout, tu ne peux pas t’en écarter, ni t’excuser, ni te justifier. Je te donne trois moyens pour exercer la miséricorde envers le prochain : le premier &#8211; l’action, le deuxième &#8211; la parole, le troisième &#8211; la prière ; ces trois degrés renferment la plénitude de la miséricorde et c’est la preuve irréfutable de l’amour envers Moi. De cette manière, l’âme glorifie et honore Ma miséricorde. » (PJ)<br /><br />Jean-Paul II est miséricordieux en action, comme lorsqu’il demande à Mère Teresa de s’occuper des sans-abris de Rome, ou lorsqu’il visite les malades, les handicapés et les personnes en détresse sociale, à Rome et lors de ses voyages dans le monde entier. Il l’est aussi quand il visite son agresseur, Ali Agca, qui a tenté de le tuer le 13 mai 1981, par trois coups de pistolet, à la Place Saint Pierre. Il lui avait d&rsquo;ailleurs tout de suite accordé son <a href="https://sanctus-jpii.net/pardon-demonstration-courage/">pardon</a>. Il n’est indifférent à aucune détresse et demande pour chaque situation difficile ce que le Pape peut faire, directement ou indirectement. Par des gestes et des sourires, il console beaucoup de monde aussi.<br /><br />Il est miséricordieux en paroles, comme quand il reçoit en audience et dit des mots de réconfort, donne des conseils, transmet des enseignements. Il l’est aussi à travers ses nombreux discours, homélies et écrits dans lesquels il rappelle ce qu’est la Divine Miséricorde et, par exemple, son lien avec la dignité humaine : « Le message de la Divine Miséricorde est ainsi, de façon implicite, également un message sur la valeur de chaque homme. Chaque personne est précieuse aux yeux de Dieu, le Christ a donné sa vie pour chacun (…). » (Homélie, 30.04.2000) Jean-Paul II ne cesse de rappeler la dignité de tout être humain, de sa conception à sa mort, quelle que soit sa vie. Il combat les idéologies opprimant l’être humain, écrit et dit ouvertement ce que l’Eglise proclame au sujet de la dignité humaine et des <a href="https://sanctus-jpii.net/les-droits-de-homme-une-volonte-divine/">droits de l’homme</a>, aussi à l’Organisation des Nations Unies.<br /><br />Il écrit même une encyclique spécifiquement sur la Miséricorde de Dieu : Dives in Misericordia (Riche en Miséricorde). Il y explique que « (…) le Christ, en révélant l&rsquo;amour-miséricorde de Dieu, exigeait en même temps des hommes qu&rsquo;ils se laissent aussi guider dans leur vie par l&rsquo;amour et la miséricorde. Cette exigence fait partie de l&rsquo;essence même du message messianique, et constitue l&rsquo;essence de la morale &#8211; de l&rsquo;ethos &#8211; évangélique. Le Maître l&rsquo;exprime aussi bien au moyen du commandement défini par lui comme « le plus grand » (Mt 22, 38) que sous forme de bénédiction, lorsqu&rsquo;il proclame dans le Sermon sur la montagne : « Bienheureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » (Mt 5, 7). De la sorte, le message messianique sur la miséricorde a une dimension divine et humaine particulière. En devenant l&rsquo;incarnation de l&rsquo;amour qui se manifeste avec une force particulière à l&rsquo;égard de ceux qui souffrent, des malheureux et des pécheurs, le Christ &#8211; accomplissement des prophéties messianiques &#8211; rend présent et révèle aussi plus pleinement le Père, qui est le Dieu « riche en miséricorde ». En même temps, devenant pour les hommes le modèle de <a href="https://sanctus-jpii.net/amour-et-charite-raisons-de-vivre/">l&rsquo;amour</a> miséricordieux envers les autres, le Christ proclame, par ses actes plus encore que par ses paroles, l&rsquo;appel à la miséricorde qui est une des composantes essentielles de la morale de l&rsquo;Evangile. » (Encyclique Dives in Misericordia, 30.11.1980)<br /><br />Jean-Paul II est miséricordieux par la prière, en implorant Dieu pour tous les problèmes des personnes qu’il rencontre, qui lui sont transmis ou qu’il identifie par les nouvelles (à travers la presse, la télévision, etc). Il raconte : « (…) je pense au grand nombre de demandes, d’intentions de prière, qui nous sont constamment présentées par différentes personnes. Moi, <a href="https://sanctus-jpii.net/la-priere-a-sa-maniere/">je prends note des intentions qui me sont indiquées</a> par des personnes du monde entier et je les conserve dans ma chapelle sur le prie-Dieu, pour qu’elles soient à tout moment présentes à ma conscience, aussi quand elles ne peuvent pas être répétées littéralement chaque jour. Elles restent là et on peut dire que le Seigneur Jésus les connaît, parce qu’elles se trouvent parmi les notes sur le prie-Dieu et aussi dans mon cœur. » (Discours, 27.10.1995)<br /><br />Jean-Paul II dit aussi : « Dans <a href="https://sanctus-jpii.net/priere-relation-d-amour/">la prière</a>, Dieu se révèle avant tout comme Miséricorde, c’est-à-dire comme Amour qui vient à la rencontre de l’homme souffrant. Cet Amour soutient, relève, invite à la confiance. (…) L’homme qui prie (…) en quelque sorte rend présent au milieu du monde le Dieu qui est Amour miséricordieux. » (ED) Parmi les prières que Jésus a enseignées à Sœur Faustine, comme le chapelet à la Divine Miséricorde, il y a une courte phrase qu’Il a demandé de dire souvent. Jean-Paul II nous raconte : « Combien d&rsquo;âmes a déjà réconforté l&rsquo;invocation :  « Jésus, j&rsquo;ai confiance en Toi », que la Providence a suggérée à Sœur Faustine ! Cet acte simple d&rsquo;abandon à Jésus dissipe les nuages les plus épais et fait pénétrer un rayon de lumière dans la vie de chacun. » (Homélie, 30.04.2000) Jean-Paul II la dit souvent, comme il l’affirme lui-même : « « Jésus, j’ai confiance en toi ! » (…) Combien de fois (…) ai-je répété cette simple invocation, en constatant son efficacité et sa force. » (Audience générale, 21.08.2002) Il fait <a href="https://sanctus-jpii.net/confiance-en-dieu/">confiance à Dieu</a> en toute circonstance, comme le raconte un de ses proches : « Jean-Paul II regardait avec les yeux de la foi et acceptait chaque chose comme un signe de la divine Providence. » (JA) Ainsi, il fait ce que Jésus a demandé à Sœur Faustine : « Je désire avoir la confiance de Mes créatures. Exhorte les âmes à une grande confiance en l’abîme de Ma Miséricorde. (…) Que l’incrédulité en Ma Bonté Me blesse douloureusement ! Ce sont les péchés de méfiance qui Me blessent le plus douloureusement. » (PJ)<br /><br />Dans la périphérie de Cracovie, à Lagiewniki, à côté du couvent où vivait Sainte Faustine et où son corps repose maintenant, un sanctuaire à la Divine Miséricorde est érigé. « Le pape lui-même a suivi la construction de ce sanctuaire, et il a voulu aller en personne pour la dédicace. » (GP) Lors de la cérémonie de dédicace, il affirme « qu&rsquo;il n&rsquo;existe pas pour l&rsquo;homme d&rsquo;autre source d&rsquo;espérance en dehors de la miséricorde de Dieu. Nous désirons répéter avec foi : Jésus, j&rsquo;ai confiance en Toi ! Nous avons particulièrement besoin de cette annonce, qui exprime la confiance dans l&rsquo;amour tout-puissant de Dieu, à notre époque, où l&rsquo;homme éprouve des sentiments d&rsquo;égarement face aux multiples manifestations du mal. Il faut que l&rsquo;invocation de la miséricorde de Dieu jaillisse du plus profond des cœurs emplis de souffrance, d&rsquo;appréhension et d&rsquo;incertitude, mais dans le même temps à la recherche d&rsquo;une source infaillible d&rsquo;espérance. C&rsquo;est pourquoi nous venons aujourd&rsquo;hui ici, au sanctuaire de Lagiewniki, pour redécouvrir dans le Christ le visage du Père :  de Celui qui est « Père des miséricordes et Dieu de toute consolation » (2 Co 1, 3). Avec les yeux de l&rsquo;âme, nous désirons contempler le regard de Jésus miséricordieux, pour trouver dans la profondeur de ce regard le reflet de sa vie, ainsi que la lumière de la grâce que, tant de fois déjà, nous avons reçue et que Dieu nous réserve pour tous les jours et pour le dernier jour. (…) Je prie afin que cette église soit toujours un lieu d&rsquo;annonce du message de l&rsquo;amour miséricordieux de Dieu ; un lieu de conversion et de pénitence ; un lieu de célébration de <a href="https://sanctus-jpii.net/sainte-messe-cadeau-de-dieu/">l&rsquo;Eucharistie</a>, source de la miséricorde ; un lieu de prière et d&rsquo;imploration assidue de la miséricorde pour nous et pour le monde. » (Homélie, 17.08.2002) <br /><br />« L&rsquo;heure est venue où le message de la Divine Miséricorde doit répandre l&rsquo;espérance dans les cœurs et devenir l&rsquo;étincelle d&rsquo;une nouvelle civilisation :  la civilisation de l&rsquo;amour. » (Homélie18.08.2002)<br /><br />Providentiellement, Jean-Paul II meurt le samedi soir du 2 avril 2005, à 21h37, lorsque la liturgie célèbre déjà la fête du dimanche par la Messe anticipée, à cette date-là fête de la Divine Miséricorde. Cette coïncidence confirme à quel point Jean-Paul II est un Pape et un apôtre de la Divine Miséricorde.<br /><br />Son successeur cite quelques mois plus tard un passage du texte que Jean-Paul II avait préparé pour le dimanche 3 avril 2005, fête de la Divine Miséricorde : « Le Pape avait écrit :  « Le Seigneur ressuscité offre en don à l&rsquo;humanité, qui semble parfois égarée et dominée par le pouvoir du mal, par l&rsquo;égoïsme et par la peur, son amour qui pardonne, qui réconcilie et ouvre à nouveau l&rsquo;âme à l&rsquo;espérance. C&rsquo;est l&rsquo;amour qui convertit les cœurs et qui donne la paix ». Dans ce dernier texte, qui est comme un testament, le Pape ajoutait :  « Combien le monde a besoin de compréhension et d&rsquo;accueillir la Divine Miséricorde ! » » (Homélie de Benoît XVI, 26.03.2006)<br /><br /><br /><strong><span style="color: #808080;">Et moi, est-ce que j’invoque la Miséricorde de Dieu, pour moi et pour le monde ? Est-ce que je fais confiance à Dieu ? Est-ce que je fais connaître le message de la Divine Miséricorde autour de moi ? Est-ce que je pratique la miséricorde à travers mes actions, mes paroles et mes prières ? Est-ce que j’ai recours à la confession pour me rapprocher de Dieu et m’améliorer ?</span></strong><br /><br /><br /><em>Références :</em><br /><em>Jean Paul II &#8211; Témoin d’espérance, George Weigel, Editions Jean-Claude Lattès, 2005</em><br /><em>Jean-Paul II &#8211; La biographie, Andrea Riccardi, Parole et Silence, 2014</em><br /><em>Pope John Paul II, The biography, Tad Szulc, Scribner, 1995</em><br /><em>GP : Giovanni Paolo II &#8211; Ricordi di un Papa Santo, Piero Marini in dialogo con Luigi Maria Epicoco, Editrice Tau, 2014</em><br /><em>JA : J’ai vécu avec un saint, Stanislaw Dziwisz, entretiens avec Gian Franco Svidercoschi, Editions du Cerf, 2014</em><br /><em>PJ : Petit Journal de Sœur Faustine &#8211; La Miséricorde de Dieu dans mon âme, Sœur Faustine, Editions Hovine, 2010</em><br /><em>ED : Entrez dans l’Espérance, avec Vittorio Messori, Editions Plon/Mame, 1994</em><br /><em><a href="https://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr.html" rel="nofollow noopener" target="_blank">https://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr.html</a> pour citations de discours, homélies, audiences générales, messages, lettres, encycliques</em></p>
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		<title>Jésus Hostie dans sa vie</title>
		<link>https://sanctus-jpii.net/jesus-hostie-dans-sa-vie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SJPII]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Aug 2020 11:40:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vivre comme Jean-Paul II]]></category>
		<category><![CDATA[Comment il vivait sa relation avec Dieu]]></category>
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					<description><![CDATA[Quel était le rapport de Jean-Paul II avec Jésus réellement présent dans l’Hostie consacrée ? Est-ce que nous pouvons nous en inspirer ? ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="2099" class="elementor elementor-2099" data-elementor-post-type="post">
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									<p></p>
<p>On pourrait résumer le lien de Jean-Paul II avec Jésus présent dans l’Hostie consacrée ainsi : « (…) sa dévotion pour l’Eucharistie était (…) pleine d’affection et de profond respect. » (GP) La célébration de la Messe, la communion et l’adoration sont les moments « forts » de chacune de ses journées. Il nous l’explique lui-même : « L’Eucharistie est un trésor inestimable : la célébrer, mais aussi rester en adoration devant elle en dehors de la Messe permet de puiser à la source même de la grâce. (…) cet aspect du culte eucharistique, dans lequel se prolongent et se multiplient les fruits de la communion au corps et au sang du Seigneur. » (Encyclique Ecclesia de Eucharistia, 17.04.2003) Pour bien mettre en relief l&rsquo;importance de ce sacrement, où Jésus est matériellement présent, le Pape proclame une « Année de l&rsquo;Eucharistie », d&rsquo;octobre 2004 à octobre 2005. <br /><br />La journée de Jean-Paul II commence en général par la célébration de <a href="https://sanctus-jpii.net/sainte-messe-cadeau-de-dieu/">la Messe</a>. Il affirme d’ailleurs : « La Sainte Messe est absolument le centre de ma vie et de chacune de mes journées. » (Discours, 27.10.1995) « Si ma vie passée et présente peut être qualifiée d’ »active », n’oublions pas que l’ »acte » par excellence de chaque jour est la sainte messe qui constitue la synthèse la plus parfaite de la prière, le cœur de la rencontre avec Dieu dans le Christ. L’expérience de plus de trente ans de vie sacerdotale m’a appris que pour atteindre ce sommet, pour parvenir à cette synthèse et à cette plénitude, il faut y entrer par la prière et en sortir vers la prière de la journée tout entière, sachant parfaitement que cette journée sera remplie à déborder d’activités et d’engagements de toutes sortes. » (NA)<br /><br />Jean-Paul II applique avec soin cette recommandation d’entrer et sortir de la Messe par <a href="https://sanctus-jpii.net/priere-relation-d-amour/">la prière</a>, et donc de ne pas arriver à la dernière minute à la célébration ni de partir en courant quand elle est finie. Ses proches racontent : « Avant chaque célébration liturgique, que ce soit à Rome ou en déplacement dans le monde, après avoir salué les personnes présentes, s’être informé sur le programme et avoir commencé à endosser les vêtements liturgiques, il ne parlait plus et commençait à prier à mi-voix. (…) on l’entendait murmurer continuellement. Et ainsi pendant toute la messe. Quand il revenait à la sacristie, il se mettait à genoux par terre et, mettant la tête entre ses mains, il commençait sa prière d’action de grâce, prenant tout son temps. » (DI)<br /><br />Pendant la Messe, il s’immerge dans la méditation, la prière et l’adoration : « Sa messe était un temps de vraie rencontre avec le Christ immolé et ressuscité sur l’autel. Il célébrait toujours avec grande dévotion et attention. Après la liturgie de la Parole, il se plongeait dans une longue méditation durant laquelle régnait un silence absolu. Le Saint-Père ne regardait personne, il était profondément concentré, et c’était la même chose après la communion à la fin de la célébration eucharistique. » (VJ) On voyait « (…) sa sollicitude dans chaque geste, chaque parole. (…) Lorsque le Saint-Père élevait l’Hostie, il la regardait avec l’adoration la plus sincère. » (LM)<br /><br /><a href="https://sanctus-jpii.net/communion-eucharistique/">La communion</a> est vitale pour lui et un moment privilégié, qu’il ne traite pas avec négligence ou superficialité. Il est bien conscient que Jésus se donne à lui et de la grandiosité de cet Amour, du privilège qu’il a de pouvoir Le recevoir : « (…) durant la Messe elle-même et au moment de la communion, il passait différents moments en prière. Il était guidé par la prière de la liturgie (…) avec la spiritualité eucharistique. » (GP) « (…) parfois, certains des collaborateurs se plaignaient et venaient me dire : « Mais, après la communion, que fait le pape ? Tu devrais accélérer plus la poursuite de la célébration sans rester trop de temps en silence » ; et je leur répondais : « Ecoutez, je vois le pape qui prie et je ne me sens pas d’aller lui dire de faire vite, parce qu’il me semble d’entrer dans l’intimité d’une personne qui rencontre Dieu. » Et ainsi il est arrivé, au moins deux ou trois fois, qu’un maître de cérémonie, dans la chapelle paoline, après la communion, oubliant que le pape était habitué à faire un moment de silence, ait fait venir deux clercs devant lui, et le pape, quand il les a vus là devant a dit : « Prions encore un peu. » Alors les clercs sont retournés à leur place. (…) le pape avait besoin de ces moments d’équilibre, équilibre entre sa dévotion personnelle envers l’Eucharistie et le moment liturgique de la communion. Parce que l’autel est le lieu de communion avec le Seigneur. Et cela se produisait non seulement à Rome, mais dans tous les lieux où nous allions célébrer. » (GP)<br /><br />La dévotion et la révérence de Jean-Paul II vis-à-vis de l’Hostie consacrée se voit aussi dans son sens de responsabilité envers elle : « (…) une fois, nous étions dans une célébration et pendant qu’il élevait l’hostie pour donner la communion, un coup de vent emporta une particule. Moi aussi j’ai suivi le vol de cette hostie. Il y avait tout près un petit olivier que nous avions mis là pour décorer l’autel. Le Pape s’est arrêté, a arrêté de distribuer la communion et attendait que l’hostie soit retrouvée. Sont alors venus les gens de la sécurité ; je leur ai dit de faire attention. Tous se sont mis à chercher l’hostie, essayant de voir où elle pouvait se trouver. On ne la trouvait pas, et ces agents de la sécurité, à un certain point, ont abandonné les recherches, mais le pape ne renonçait pas à attendre, jusqu’à ce qu’après beaucoup de temps, il se décide à continuer parce que tous faisaient la file. Vers la fin de la communion, j’ai vu cette hostie, qui s’était accrochée probablement entre deux feuilles, lorsqu’elle tombait de l’arbre. Alors je suis allé la prendre et je l’ai consommée moi-même. Le Pape, après avoir vu ceci, s’est tranquillisé. » (GP)<br /><br />Il se préoccupe aussi de comment les personnes qui reçoivent Jésus à la communion vont traiter la Sainte Hostie et de la nécessité que les prêtres se sentent responsables du devenir des Hosties consacrées : « En certain pays est entrée en usage la communion dans la main. Cette pratique a été demandée par des Conférences épiscopales particulières, et elle a obtenu l&rsquo;approbation du Siège Apostolique. Il m&rsquo;arrive cependant d&rsquo;entendre parler de cas de regrettables manques de respect à l&rsquo;égard des espèces eucharistiques, manquements qui pèsent non seulement sur les personnes coupables d&rsquo;un tel comportement, mais aussi sur les pasteurs de l&rsquo;Eglise, qui auraient été moins vigilants sur l&rsquo;attitude des fidèles envers l&rsquo;Eucharistie. Il advient même parfois que l&rsquo;on ne tienne pas compte du libre choix et de la libre volonté de ceux qui, là où a été autorisée aussi la distribution de la communion dans la main, préfèrent s&rsquo;en tenir à l&rsquo;usage de la recevoir dans la bouche. (…) En rédigeant ces lignes, je ne veux en aucune façon me référer aux personnes qui, recevant le Seigneur Jésus dans la main, le font dans un esprit de dévotion et de respect profonds, dans les pays où cet usage a été autorisé. Mais il ne faut pas oublier pour autant la fonction première des prêtres qui, par leur ordination, ont été consacrés de manière à représenter le Christ prêtre : leurs mains, comme leur parole et leur volonté, sont donc devenues un instrument direct du Christ. Pour cette raison, comme ministres de la Sainte Eucharistie, ils ont sur les saintes espèces une responsabilité primordiale parce que totale : ils offrent le pain et le vin, ils les consacrent, et ensuite ils distribuent les saintes espèces à ceux qui participent à l&rsquo;assemblée et qui désirent les recevoir. » (Lettre Dominicae Cenae, 24.02.1980)<br /><br />Conscient que Dieu est présent dans le Saint Sacrement, qu’il soit dans le tabernacle ou sur l’autel, Jean-Paul II est très respectueux :  « Jamais il ne passait avec indifférence devant le saint sacrement. Quand il pouvait le faire, il s’agenouillait ou même s’étendait sur le sol et priait. On aurait dit qu’il se croyait seul, et on entendait qu’il s’entretenait à mi-voix avec le Seigneur Jésus. (…) Et il chantait. Il aimait chanter, spécialement pendant <a href="https://sanctus-jpii.net/adoration-eucharistique-echange-amour/">l’adoration</a> quotidienne. » (JA) Il lui arrive même de chanter des chants populaires polonais. Il est familier avec Jésus, mais sans manque de respect ou désinvolture. Quand il prie, il se concentre avec ardeur sur la présence de Jésus dans l’Hostie et met tout son cœur dans leur échange. Ses proches racontent : « J’ai vu tant de fois son visage après la contemplation et l’adoration, visiblement changé et heureux. Durant la prière, il semblait en continuelle conversation avec Dieu, (…) ne s’apercevait pas de ce qui se passait autour de lui. Il semblait avoir perdu la notion du temps à tel point que le secrétaire devait à un moment donné le secouer pour le tirer de cette extraordinaire concentration, car d’autres tâches l’attendaient. » (VJ) « L’adoration du Très Saint-Sacrement représente pour lui un moment de détachement total des contingences matérielles pour s’abandonner dans les mains du Seigneur. (…) Au Vatican, chaque fois qu’il passe devant la chapelle de ses appartements privés, il ne manque pas d’y entrer et de s’arrêter devant l’eucharistie. » (VJ) « Alors qu’il est préfet de la Maison pontificale, monseigneur Dino Montuzzi, qui le connaît bien, recommande toujours aux organisateurs des visites de ne pas le faire passer devant le lieu où est conservée l’eucharistie, car il y entrera certainement, perturbant ainsi le programme de la journée. » (VJ)<br /><br />Même en étant très affaibli et âgé, quelques mois avant de mourir, son amour et sa révérence pour Jésus réellement présent dans le Saint Sacrement ne vacillent pas : « (…) la dernière célébration du Corpus Domini présidée par le Saint-Père en 2004 fut particulièrement émouvante. Le pape ne marche plus et sa chaise est fixée à la plateforme de l’automobile préparée pour la procession. L’ostensoir avec le Saint-Sacrement est exposé devant lui sur le prie-Dieu. Peu de temps avant le départ, Jean-Paul II s’adresse au cérémoniaire en lui demandant s’il peut s’agenouiller. Celui-ci lui explique gentiment que ce serait trop risqué, parce que le parcours accidenté rend la voiture peu stable. Quelques minutes après, le pape répète : « Je veux m’agenouiller. » On lui suggère d’attendre un endroit du trajet où la route est en meilleur état. Peu après, Karol Wojtyla s’exclame d’un ton déterminé, presque en criant : « Il y a Jésus ici. S’il vous plaît. » Impossible de le contredire. Les deux cérémoniaires l’appuient lourdement contre le prie-Dieu. Sans parvenir à tenir sur ses jambes, le pape essaie de se soutenir en s’agrippant au prie-Dieu mais doit être rapidement assis sur sa chaise. Il s’agit d’une grande démonstration de foi : même si son corps ne répond plus, sa volonté est inébranlable. » (VJ) D&rsquo;ailleurs, c&rsquo;est lui qui a restauré la procession avec le Saint-Sacrement dans les rues de Rome, le jour de la célébration du Corpus Domini, la Fête-Dieu. <br /><br />Jean-Paul II nous encourage à <a href="https://sanctus-jpii.net/jesus-notre-meilleur-ami/">fréquenter Jésus</a> dans le Saint Sacrement : « Il est bon de s’entretenir avec Lui et, penchés sur sa poitrine comme le disciple bien-aimé (cf. Jn 13, 25), d’être touchés par l’amour infini de son cœur. Si, à notre époque, le christianisme doit se distinguer surtout par « l’art de la prière », comment ne pas ressentir le besoin renouvelé de demeurer longuement, en conversation spirituelle, en adoration silencieuse, en attitude d’amour, devant le Christ présent dans le Saint-Sacrement ? Bien des fois, chers Frères et Sœurs, j’ai fait cette expérience et j’en ai reçu force, consolation et soutien ! » (Encyclique Ecclesia de Eucharistia, 17.04.2003)<br /><br /><br /><span style="color: #808080;"><strong><span class="has-inline-color has-cyan-bluish-gray-color"><span style="color: #808080;">Et moi, est-ce que je crois que Jésus est réellement présent dans l’Hostie consacrée ? Est-ce que je Le respecte et Le vénère comme il se doit ? Est-ce que je prends du temps pour Lui rendre visite à l’église ? Est-ce que je vais à la Messe le dimanche par obligation ou par amour pour Jésus, qui a donné Sa vie pour moi ? Qu’est-ce que la dévotion de Jean-Paul II pour Jésus présent dans le Saint Sacrement me donne comme idée à mettre en pratique ?</span><br /><br /><br /></span></strong></span><em>Références :<br />GP : Giovanni Paolo II &#8211; Ricordi di un Papa Santo, Piero Marini in dialogo con Luigi Maria Epicoco, Editrice Tau, 2014<br />NA : « N’ayez pas peur ! » André Frossard dialogue avec Jean-Paul II, Editions Robert Laffont, 2005 (original en 1983, en italien)<br />DI : Dans l’intimité de Jean-Paul II, Renato Boccardo, Editions des Béatitudes, 2014<br />VJ : Le Vrai Jean-Paul II, Slawomir Oder avec Saverio Gaeta, Editions Presses de la Renaissance, 2011<br />LM : Le mardi était son jour préféré, Monseigneur Mieczyslaw Mokrzycki et Brygida Grysiak, Editions des Béatitudes, 2010<br />JA : J’ai vécu avec un saint, Stanislaw Dziwisz, entretiens avec Gian Franco Svidercoschi, Editions du Cerf, 2014<br /><a href="https://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr.html" rel="nofollow noopener" target="_blank">https://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr.html</a> pour citations de discours, homélies, audiences générales, messages, lettres, encycliques</em></p>
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		<title>La prière à sa manière</title>
		<link>https://sanctus-jpii.net/la-priere-a-sa-maniere/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SJPII]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2020 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vivre comme Jean-Paul II]]></category>
		<category><![CDATA[Comment il vivait sa relation avec Dieu]]></category>
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					<description><![CDATA[Comment Jean-Paul II priait-il ? Comment rendait-il sa prière vivante et concrète ? Est-ce que sa manière de prier est adaptable à notre quotidien ? ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="427" class="elementor elementor-427" data-elementor-post-type="post">
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									<p>Quelques jours après son élection, Jean-Paul II a dit que « le premier devoir du pape envers l’Eglise et le monde est celui de <a href="https://sanctus-jpii.net/priere-relation-d-amour/">prier</a>. » (JA) Mais comment s’y prenait-il ?  <br /><br />Comme tout prêtre, sa journée est rythmée par la liturgie des Heures, contenue dans le bréviaire. Le matin, il prie les Laudes et célèbre la Messe. Au cours de la journée, les prières du milieu du jour de cette liturgie sont intégrées, selon son emploi du temps (Tierce vers 9h00, Sexte vers 12h00, None vers 15h00). L’Office des Lectures vient au moment le plus opportun de sa journée. Le soir sont priées les Vêpres, en général avant le repas, et les Complies, avant de se coucher. Il aime énormément ces prières, dans lesquelles les psaumes et d’autres textes de la Bible ont une place très importante. Il peut prendre trois fois plus de temps que « prévu » pour les prier et les méditer, tant il les aime. Leur caractère ecclésial est très important pour lui, la liturgie des Heures étant destinée à être priée par tous les baptisés, consacrés ou laïcs. <br /><br />« Il récitait tous les offices liturgiques du bréviaire avec une grande piété. Il ne le faisait pas par habitude, il n’y avait aucune routine dans cette prière. C’était une méditation profonde &#8211; la méditation des psaumes. (…) le Saint-Père priait, la tête appuyée sur le bras. Avec un grand <a href="https://sanctus-jpii.net/recueillement-priere-permanente/">recueillement</a>. » (LM) « Il ne le faisait pas mécaniquement, mais il était évident qu’il cherchait dans ses prières le modèle et la force pour accomplir ses propres tâches. » (VJ) Lors de ses voyages, « après de longues journées de célébrations et de rencontres, de retour à la nonciature, il demande à son secrétaire son bréviaire &#8211; s’il n’a pas réussi à le réciter lors d’un déplacement &#8211; et se rend aussitôt à la chapelle. » (VJ)<br /><br />Jean-Paul II nous explique : « Nul n’ignore que la journée du prêtre est « liturgique », non seulement grâce à la messe, aussi par la liturgie des heures, qui lui confèrent son rythme spécial. Dans l’ensemble, le travail prend le plus de temps, mais toutes les activités doivent être enracinées dans la prière comme dans une glèbe spirituelle. L’épaisseur de cette glèbe ne doit pas être trop mince ni trop superficielle : l’expérience intérieure nous apprend à discerner les moyens de la former, jour après jour, afin qu’elle suffise. (…) Sans vivre selon une règle contemplative, je vois bien que cette glèbe de prière dans laquelle s’enracine chaque journée comprend beaucoup d’éléments et de moments proprement contemplatifs (…). » (NA)<br /><br />Jean-Paul II lit aussi beaucoup <a href="https://sanctus-jpii.net/lecture-meditation-bible/">la Bible</a> pour la méditer, en plus de la pratique de l’Office divin. « Chaque jour, il lisait la Sainte Ecriture dans laquelle il puisait son inspiration pour la méditation. » (JA)<br /><br />Et à la fin de la journée, « (…) chaque jour avant de se coucher, il regardait la place Saint-Pierre de la fenêtre et traçait en l’air un signe de croix. C’était son Urbi et Orbi privé et vespéral. » (LM)<br /><br />Le jeudi, le vendredi et le samedi ont des activités supplémentaires : « Chaque jeudi, il pratiquait l’ »heure sainte ». (…) Durant ses voyages, il était attentif à ce qu’aucun engagement n’empêche l’observance de ses activités spirituelles, y compris le chemin de croix. Il le célébrait habituellement sur sa terrasse au Vatican mais, quand il était en voyage à travers le monde, il lui arrivait de le célébrer dans le couloir d’une nonciature. Tous les samedis, il se confessait (…). » (JA) Au Vatican, il a fait installer les différentes stations du chemin de Croix sur sa terrasse, où il y a un espace de verdure. « Le Saint-Père attachait une importance particulière au chemin de croix. (…) C’était pour lui la commémoration de la Passion du Christ Sauveur qui avait offert sa vie pour nous, qui nous avait rachetés. C’était comme une offrande du Saint-Père pour le don de <a href="https://sanctus-jpii.net/la-redemption-retrouvailles-amour/">la Rédemption</a>. » (LM) Il faisait en sorte de ne pas être empêché de faire son chemin de Croix lorsqu’il était en voyage le vendredi et il lui est ainsi arrivé de le faire dans un hélicoptère, assis en lisant les différentes stations dans un petit livre puis en les méditant et en priant.<br /><br />Il prie avant et après ses rendez-vous, pour les personnes qui viennent en audience. Il tient en général son chapelet dans les mains et « (…) entre le départ d’un invité et l’arrivée du suivant, dans les quelques minutes qu’il avait, le Pape égrenait son chapelet et priait deux ou trois Ave Maria. » (DI) S’il a plus de temps, il se rend un moment dans sa chapelle. « Il priait pour ceux qu’il avait reçus en audience. Pour les prêtres qu’il avait ordonnés. Pour ses collaborateurs. Pour les personnes qui lui écrivaient. En somme, il vivait en présence de Dieu, il travaillait avec Dieu. Il ne séparait pas prière et action : toute sa vie était prière. » (JA)<br /><br />Il passe beaucoup de temps dans sa chapelle, quand il est au Vatican. Sous le coussin de son prie-Dieu, ses secrétaires déposent les demandes de prières qui lui sont adressées. Il les lit, une par une, et prie en les tenant dans ses mains, pour les présenter à Jésus. Il n’est indifférent à aucune requête et prie Jésus de tout son cœur pour obtenir les grâces demandées.<br /><br />Jean-Paul II nous raconte : « Il y a vraiment beaucoup de problèmes et j’essaie de les suivre comme je peux, surtout dans la prière. Je dois vous avouer que ne manquent pas les personnes, les communautés qui me demandent de prier pour elles ; je fais toujours une liste pour m’en souvenir et pour les porter sur l’autel de la prière et aussi dans l’Eucharistie. » (Discours, 20.03.1988) « (…) je pense au grand nombre de demandes, d’intentions de prière, qui nous sont constamment présentées par différentes personnes. Moi, je prends note des intentions qui me sont indiquées par des personnes du monde entier et je les conserve dans ma chapelle sur le prie-Dieu, pour qu’elles soient à tout moment présentes à ma conscience, aussi quand elles ne peuvent pas être répétées littéralement chaque jour. Elles restent là et on peut dire que le Seigneur Jésus les connaît, parce qu’elles se trouvent parmi les notes sur le prie-Dieu et aussi dans mon cœur. » (Discours, 27.10.1995)<br /><br />Quand on lui parle d’une situation dramatique, il ne se contente pas de s&rsquo;informer. Par exemple, lors de la déclaration de l’état de siège en Pologne dans la nuit du 12 au 13 décembre 1981, il demande aux évêques polonais à Rome de chercher à savoir ce qu&rsquo;il se passe sur place, mais ils n’arrivent pas à obtenir d&rsquo;informations. Lui leur affirme alors : « Nous devons beaucoup prier et attendre un signe de Dieu. » (VJ) <br /><br />Et pour les situations où il doit participer ou prendre une décision, il cherche « à résoudre chaque question dans un esprit de foi et à l’aide de la prière. (…) il résolvait tout à genoux. » (JA)<br /><br />Jean-Paul II a aussi une autre manière très concrète de prier, qu’il a appelée la « géographie de la prière » (ED). Il prie pour les besoins des personnes des endroits où il est allé, où il va se rendre ou dont on lui a parlé. Il passe ainsi d’un pays à un autre, d’un continent à l’autre. Sa prière est ancrée dans la vie du monde. Il prie pour toute l’humanité, pour toutes ses nécessités, matérielles mais aussi spirituelles. Il vit dans le concret. « (…) il portait le monde entier dans ses pensées et dans sa prière. Des pays concrets, des provinces concrètes, des personnes concrètes. Il gardait tout cela dans sa mémoire. » (LM)<br /><br />Il le dit lui-même : « (…) la prière du Pape a une dimension toute particulière. Le souci de toutes les Eglises, qu’il porte dans sa pensée et dans son cœur, conduit le Pontife à accomplir chaque jour, par la prière, un pèlerinage à travers le monde entier. Se révèle ainsi une sorte de géographie de la prière du Pape : celle des communautés, des Eglises, des sociétés et aussi des problèmes qui assaillent le monde contemporain. En ce sens, le Pape est donc appelé à une prière universelle (…) exposer devant Dieu toutes les joies et tous les espoirs et en même temps les souffrances et les angoisses que l’Eglise partage avec l’humanité contemporaine. » (ED)<br /><br />Pour Jean-Paul II, la prière et la vie active sont intimement liées : « (…) comme vous me demandez comment le Pape prie, je vous réponds : comme tout chrétien : il parle et il écoute. Parfois, il prie sans paroles, et alors il écoute d’autant plus. Le plus important est précisément ce qu’il « entend ». Et il cherche aussi à unir la prière à ses obligations, à ses activités, à son travail, et à unir son travail à la prière. Et de cette manière, jour après jour, il cherche à accomplir son « service », son « ministère ». » (Discours, 01.06.1980)<br /><br />Ses prières sont variées et il utilise des mots nouveaux tous les jours. Il compose des prières qu’il intègre en fin d’homélies ou de discours, ou utilise celles de Saints, pour apporter de la vie et de la variété à sa prière. « Il était très créatif, il inventa lui-même un grand nombre de prières. Et il chantait. » (JA) Il aime chanter pour prier, et il le fait souvent, aussi dans sa chapelle.<br /><br />Il aime aussi prier <a href="https://sanctus-jpii.net/saints-eclaireurs/">les Saints</a> et <a href="https://sanctus-jpii.net/anges-allies-pour-vie/">les Anges</a>, en particulier <a href="https://sanctus-jpii.net/sainte-vierge-marie-etoile/">la Sainte Vierge Marie</a> : il prie quotidiennement <a href="https://sanctus-jpii.net/rosaire/">le chapelet</a> et récite avec dévotion les litanies qui invoquent la Sainte Mère de Dieu.  Toutes les litanies lui plaisent énormément. Il choisit l’une ou l’autre selon les circonstances (lieux, temps de <a href="https://sanctus-jpii.net/cycle-annee-liturgique/">l’année liturgique</a>, fêtes, entre autres). « Chaque jour, Jean-Paul II récitait l’une ou l’autre litanie. (…) il les aimait beaucoup. Toutes les litanies des saints, la litanie de Lorette, la litanie au Sacré-Cœur de Jésus. C’étaient des prières traditionnelles (…). » (LM) Il tient aussi beaucoup à la dévotion envers les reliques. <br /><br />Il apprécie particulièrement prier en plein air, surtout dans la nature, et encore plus à la montagne. Il « (…) s’en allait marcher seul, pour quelques heures avec le Seigneur. » (JA) La nature est pour lui un moyen de s’approcher de Dieu. Il peut passer des heures seul à <a href="https://sanctus-jpii.net/trouver-dieu-dans-la-creation/">contempler Dieu dans la Création</a> et à Le prier, ou à marcher en égrenant son chapelet, seul ou à plusieurs. Il « médite, en contemplant la nature et la grandeur de Dieu. » (VJ) Il a une « (…) façon de prier simple et pure comme la prière d’un enfant. » (LM)<br /><br />« Même lorsqu’il se trouvait au milieu d’un million de personnes qui chantaient, hurlaient, applaudissaient, le Pape se mettait à genoux et priait comme s’il était seul. Autour de lui, le monde disparaissait, on le voyait en dialogue avec Dieu. » (DI)<br /><br />Jean-Paul II nous explique l’importance de la prière : « (…) combien la prière est nécessaire au monde et à l’Eglise, parce qu’en définitive elle constitue la manière la plus simple de rendre Dieu et son Amour salvateur présents au monde. (…) Dans la prière, Dieu se révèle avant tout comme Miséricorde, c’est-à-dire comme Amour qui vient à la rencontre de l’homme souffrant. Cet Amour soutient, relève, invite à la confiance. (…) L’homme qui prie (…) en quelque sorte rend présent au milieu du monde le Dieu qui est Amour miséricordieux. » (ED)<br /><br />On comprend pourquoi on a surnommé Jean-Paul II « bloc de prière » et on a dit de lui qu’« il prie (…) comme il respire. » (NA)<br /><br /><br /><span style="color: #808080;"><strong>Et moi, est-ce que je prie tous les jours? Est-ce que la prière a une place importante dans ma journée? Et dans ma vie? Est-ce que j&rsquo;ai compris la nécessité de la prière? Qu&rsquo;est-ce qui m&rsquo;interpelle dans la manière de prier de Jean-Paul II? Est-ce que je peux m&rsquo;en inspirer pour ma propre prière?</strong></span> <br /><br /><br /><em>Références :</em><br /><em>JA : J’ai vécu avec un saint, Stanislaw Dziwisz, entretiens avec Gian Franco Svidercoschi, Editions du Cerf, 2014</em><br /><em>LM : Le mardi était son jour préféré, Monseigneur Mieczyslaw Mokrzycki et Brygida Grysiak, Editions des Béatitudes, 2010</em><br /><em>DI : Dans l’intimité de Jean-Paul II, Renato Boccardo, Editions des Béatitudes, 2014 </em><br /><em>NA : « N’ayez pas peur ! » André Frossard dialogue avec Jean-Paul II, Editions Robert Laffont, 2005 (original en 1983, en italien)</em><br /><em>VJ : Le Vrai Jean-Paul II, Slawomir Oder avec Saverio Gaeta, Editions Presses de la Renaissance, 2011</em><br /><em>ED : Entrez dans l’Espérance, avec Vittorio Messori, Editions Plon/Mame, 1994</em><br /><em><a href="https://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr.html" rel="nofollow noopener" target="_blank">https://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr.html</a> pour citations de discours, homélies, audiences générales, messages, lettres, encycliques</em></p>
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